En ce début d’année pauvre en sorties de jeux AAA, Dying Light, développé par les studios Techland connus pour le titre Dead Island, s’est fait connaitre par ses soucis de lancement particulièrement en Europe et en Asie. En effet, la sortie physique du jeu a été repoussée d’un mois au dernier moment, officiellement pour des soucis techniques. Des rumeurs courent selon lesquels l’éditeur a pris cette décision du fait des attentats de Paris début janvier. Quoi qu’il arrive, le jeu a aussi fait parler de lui du fait de son gameplay qui reprendrait beaucoup de concepts déjà introduits dans d’autres grands jeux comme Mirror’s Edge ou Dead Island. Il est temps de vous livrer notre verdict.

Fiche technique 

  • Date de sortie : 28 janvier 2015 (version dématérialisée) / 27 février 2015 (version physique)
  • Style : Action/Aventure/FPS
  • Classement ESRB / PEGI : M/PEGI 18
  • Développeur : Techland
  • Éditeur : Warner Bros.
  • Langue d’exploitation : Anglais et français
  • Évalué sur PS4 en VOSTFR

Dying Light nous place dans la peau de Kyle Crane, un soldat militaire, déployé à Harran, une ville isolée au Moyen-Orient, placée en quarantaine suite à une épidémie d’un virus qui transforme les gens en zombies. Notre objectif est de localiser Suliman, qui aurait volé un dossier comprenant une formule pour développer un antivirus. Comme cela arrive souvent, rien ne se déroule comme prévu et Crane est attaqué par les survivants d’un groupe de traqueurs qui se battent pour récupérer le peu de ressources restantes dans la ville. Par la suite, Crane est aidé par un groupe rival et mené à la tour où il va apprendre les bases de la survie dans ce monde impitoyable.

Bien meilleur que Dead Island

Nous n’irons pas plus loin dans la description du scénario pour éviter tout spoil mais il est caractéristique d’une bonne série Z. Il s’agit probablement d’un des points faibles du jeu même si la narration et le rythme sont assez agréables. On retiendra certains rebondissements lors de cinématiques bien placées au cours de l’aventure. A défaut d’être originale, l’histoire de Dying Light pourra vous intéresser du début à la fin du jeu. On retrouve beaucoup d’aspects introduits lors du jeu Dead Island : son gameplay, son potentiel et son côté instantanément prenant. En revanche, Dying Light semble aller beaucoup plus loin grâce à beaucoup d’idées prises de gros jeux AAA tel que Mirror’s Edge ou Far Cry. Ainsi, on doit maintenant survivre dans un monde ouvert (bien plus grand que celui de Dead Island), de récolter un certain nombre de matériaux afin de confectionner des objets et des armes et faire évoluer notre personnage en apprenant de nouvelles compétences. Ainsi, dans Dying Light, tout est revu, étendu et nuancé. Par exemple, le combat est plus intuitif, plus vif ; le crafting ne requiert plus de table pour réaliser nos objets. De plus, les capacités du personnage sont réparties en trois arbres de compétences très distincts : survie, combat et agilité. Chacun a son propre niveau d’expérience et on peut les faire évoluer séparément en réalisant diverses actions comme des combats, du crochetage, des poursuites de zombies.. Certaines des capacités sont passives comme celle permettant de courir en dépensant moins d’endurance ou les capacités de marchandage. D’autres introduisent de nouvelles mécaniques et d’autres combinaisons de boutons. Par exemple, à travers l’arbre de compétence de l’agilité, vous pourrez apprendre à planer ou utiliser un grappin, outil qui s’avèrera très utile dans les phases de parcours dans la deuxième partie du jeu. De la même manière, le loot d’objets dans l’environnement ou sur les ennemis est essentiel à la survie. On peut trouver des couteaux et autres armes de bases qui se détériorent au fur et à mesure de leur usage mais aussi du café et autres objets de valeurs que l’on va pouvoir revendre, sans oublier des plans permettant de construire de nouvelles armes possédant de nouveaux effets comme le feu ou l’électricité. Certains coffres ou portes seront verrouillés et vous aurez droit à des séquences de crochetage qui n’arrêteront pas le jeu et pourront être interrompues par des zombies autour de vous. Tous ces éléments, issus de l’héritage de Dead Island, ont été améliorés et s’intègrent parfaitement au gameplay du jeu.

Dying Light 1
On dirait Dead Island non ?

Des zombies et du parkour dans Dying Light

Tout comme dans Mirror’s Edge, le parcours, la course libre est un des points les plus remarquants du gameplay, à côté de l’aspect monde ouvert. Le jeu se rapproche de la franchise d’Electronic Arts dans le sens où rien n’est automatique. Après avoir commencé une course en appuyant sur le joystick gauche, vous pourrez grimper puis vous accrocher sur des rambardes en appuyant sur R1 ou bien effectuer une glissade avec le bouton rond. Vous aurez sans doute un peu de mal à vous habituer à cette configuration de boutons car très différente de ce que l’on peut retrouver dans un Assassin’s Creed par exemple mais après un certain temps, vous verrez que c’est assez confortable et vous prendrez un certain plaisir à vous balader dans cette ville construite de manière idéale pour ce type de gameplay.

Dying Light 2
On aime le parcours dans Dying Light

Du contenu, beaucoup de contenu

Comme c’est le cas avec les derniers jeux parus, Dying Light propose énormément de contenu, que ce soit des compétitions en ligne, des tonnes de collectibles (des statues de zombies, des lettres, des drapeaux récompensant des escalades longues et spectaculaires…), des zones de quarantaine (des combats d’arènes avec des récompenses sous forme d’expérience et de loot) mais aussi un tas d’évènements aléatoires qui vont apparaitre sur la carte au cours du jeu comme des survivants à aider, des largages de denrées à aller récupérer. Vous pourrez aussi débloquer des zones de secours mais aussi prendre part à un nombre incalculables de quêtes annexes qui sont toutes scénarisées avec, très souvent, des cinématiques. Bien évidemment celles-ci ne révolutionneront pas le genre et constitueront souvent à des aller-retours entre un point A et un point B tout en éliminant quelques zombies au passage.

Mode coop de Dying Light : tout est mieux à plusieurs

Nous abordons maintenant la partie la plus importante du jeu, le mode coop. Les options du mode en ligne sont assez simples. Vous pouvez choisir d’ouvrir votre partie au public ou bien la limiter à votre liste d’amis ou bien même de la rendre privée. De plus, vous pourrez choisir les paramètres du mode « Be the Zombie », seul aspect compétitif du jeu. Tout comme Evolve ou Dark souls, ce mode permet à un joueur d’envahir une partie en tant que chasseur (un des zombie les plus puissants du jeu). Les mécanismes sont simples : les humains disposent d’un certain nombre de vies collectives et le zombie doit réduire ce compteur à zéro. A l’inverse, les humains (de un à quatre joueurs en ligne) ont pour but de détruire les nids de chasseurs répartis partout dans la map. On retrouve un gameplay asymétrique, assez plaisant qui rajoute une autre couche à ce jeu déjà riche en contenu. Attention, nous avons trouvé que lors de certaines parties, le match était trop déséquilibré. Pour peu que le joueur contrôlant le chasseur connaisse un minimum les stratégies et la maniabilité du monstre, le zombie était quasiment invincible.

En ce qui concerne la coopération standard, le jeu nous permet de jouer l’intégralité de la campagne à plusieurs. Et nous vous conseillons vivement de faire ainsi car cela en devient plus amusant. C’est assez optimisé, stable et vous pouvez débarquer dans une partie très rapidement et quasiment sans temps de chargement. Lorsque l’un des joueurs meurt, ses partenaires ont 30 secondes pour le secourir ou bien il réapparaitra au camp le plus proche. Rien que sur cet aspect là, il est très avantageux de jouer en groupe. De plus, de temps en temps, le jeu nous proposera différents défis qui opposeront les différents joueurs. Que ce soit une course ou bien un défi où l’on doit tuer le maximum de zombies en un minimum de temps, ils sont assez variés et permettent d’animer la partie et d’empêcher toute baisse de rythme. Attention, essayez de jouer avec des gens qui sont à peu près au même stade du jeu que vous. En effet, si vous débarquez dans une partie bien plus avancée que la vôtre, vous ne pourrez pas jouer aux missions que vous aurez raté et vous risquerez de vous gâcher toute une partie du jeu.

Dying Light coop
Du parcours en coop : on aime!

Aspect technique en demi-teinte

Parlons des points positifs d’abord. Le jeu, sur PS4, tourne en 1080p à 30 fps de manière assez stable. On a noté peu de clipping et peu de tearing. Le jeu est très détaillé et les environnements sont divers et riches. Les décors sont bien rendus et très colorés et on a rencontré une dizaine de modèles d’ennemis différents, élément difficile à retrouver sur les consoles ancienne génération. Nous avons apprécié les jeux de lumière, en particulier l’effet de la lampe-torche dans la nuit. En revanche, nous avons rencontré un certain nombre de soucis en ce qui concerne des bugs de collision, des animations plus que douteuses, des soucis techniques qui nous ont fait rire mais qui n’ont pas nuit à l’expérience de jeu dans la plupart des cas. Les personnages secondaires auraient mérité davantage de travail car nombre d’entre eux sont plutôt génériques. Quelques textures nous ont paru bizarres, voire laides. En ce qui concerne la technique sonore, les bruitages et la musique de fond sont bien adaptés au contexte et l’immersion est immédiate. En revanche, autant la VO n’est pas des plus réussies, autant la VF est à éviter absolument. Elle est ridicule et décrédibilise les dialogues et les personnages.

Le coucher de soleil sur Harran

Conclusion

Si Dying Light ne révolutionne pas le genre, il prend certaines bases de divers jeux de la génération précédente et en fait un mélange assez réussi. On retrouve certains bons aspects des jeux nouvelle-génération comme la présence d’un excellent mode coop, un monde ouvert, une richesse de contenu et d’autres aspects moins plaisants mais tout aussi récurrents comme les bugs techniques ou les scénarios peu originaux.

NOTES
Note
8
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Ingénieur Etudes & Développement sur Paris, la science a bercé ma jeunesse tout comme le sport, les jeux vidéo puis le cinéma, la technologie et tout dernièrement les séries TV. Enfant unique, je me laisse facilement emporter dans les mondes de SF, heroic-fantasy que peuvent fournir ces médias.