L’année dernière, Microsoft avait fait fort avec la parution de Halo Masterchief Collection qui contenait les remakes des deux premiers jeux Halo, des portages des deux derniers ainsi qu’un paquet de contenu bonus. Sony s’apprête à faire la même chose avec Uncharted : Nathan Drake Collection qui comprendra les trois opus PlayStation 3. En attendant sort Gears of War Ultimate Edition, un remake du premier Gears of War sorti en 2006 sur Xbox 360. En tant que consommateur on se sent un peu lésé par l’absence des épisodes 2 et 3 dans ce remake. La réédition du premier épisode suffit-elle pour faire de Gears of War Ultimate Edition un must-buy de la Xbox One ?

Fiche technique

  • Date de sortie de l’épisode : 28 août 2015 (SCEE) / 25 août 2015 (SCEA)
  • Style : TPS
  • Classement ESRB / PEGI : M / PEGI 18
  • Développeur : The Coalition
  • Éditeur : Microsoft Studios
  • Langue d’exploitation : Voix et Textes en Multilangues
  • Disponible sur Xbox One et PC Windows 10
  • Évalué sur Xbox One
  • Prix lors du test : 39,99€ / 49,99$
  • Version dématérialisée envoyée par l’éditeur

De quoi attendre Gears of War 4 ?

Cela ne fait aucun doute, Gears of War Ultimate Edition a été développé pour faire patienter les joueurs jusqu’à la sortie du prochain opus de la série Gears of War 4. En effet, The Coalition a eu 18 mois pour réaliser ce remake donc on ne peut pas trop leur en vouloir d’avoir retraité uniquement le premier épisode qui est surement un des meilleurs.

Cependant, beaucoup de joueurs ont râlé et Microsoft a cédé en offrant l’ensemble des jeux Gears of War jouables en rétrocompatibilité (dès novembre) pour l’achat de ce remake. Bien entendu ils ne bénéficieront pas du traitement 1080p 60fps de l’Ultimate Edition mais c’est un bon compromis et un bon rapport quantité/prix.

Gears of War Ultimate Edition - Collection

Un lifting graphique étonnamment impressionnant

Le remake du premier Halo sur Xbox 360 avait mis une claque et avait surpris de nombreux joueurs par sa qualité graphique. On passait d’un épisode SD sur Xbox à un jeu en HD sur Xbox 360. Et bien nous avons ressenti la même chose avec Gears of War Ultimate Edition et la sensation fut d’autant plus surprenante qu’il s’agit d’un remake d’un jeu Xbox 360 (donc déjà en HD) sur Xbox One.

Non seulement le 1080p 60fps améliore grandement la qualité visuelle de l’épisode mais ils le rendent plus fluide, plus équilibré et plus net. On a également apprécié le changement de ton de couleur, très terne et monotone dans l’épisode 360 on est passé à une palette plus diversifiée sur cet opus Xbox One.

Une formule qui marche toujours

On a retrouvé le charme de la première fois que l’on joue à un Gears. La rencontre de Marcus Fenix et de l’équipe Delta. En effet, en ne cachant pas leurs visages, The Coalition nous ont permis de nous attacher à ces personnages, ces soldats. On se souvient tous de la première fois que l’on découpe un Locust avec cette mitraillette-tronconneuse et la sensation est retrouvée ici.

Nous ne reviendrons pas en détail sur l’histoire de ce Gears of War puisqu’elle n’a pas été modifiée par rapport à l’opus de base. En gros, vous suivez l’équipe Delta dans sa bataille contre une espèce alien qui vit sous-terre. Vous devez aider les humains à déployer une arme diaboliquement efficace.

Bien entendu, le mode coop à deux en ligne ou en écran splité est présent dans ce remake. Un ajout extrêmement novateur à l’époque qui parait normal et évident de nos jours. Dans de futurs épisodes, on pourra incarner davantage de personnages et on pourra se réanimer les uns les autres. Cependant, le premier Gears of War a chamboulé le jeu vidéo par ce mode coopératif qui paraissait beaucoup plus frais que les nombreux modes multijoueurs compétitifs qui devenaient des standards dans les jeux de l’époque.

Quelques aspects qui paraissent vieillots

Bien entendu, qui dit jeu de 2006 dit aussi mécaniques de gameplay et d’autres aspects qui datent aussi de 2006. Autant le jeu est fun et bourré d’action, autant on sent que le gameplay du cover shooter de base commence à se faire vieux et un peu archaïque. En revanche on comprend que The Coalition n’a pas voulu y touché au risque de décevoir des millions de fans.

D’autres choses nous ont énervés comme par exemple l’absence d’indication de déplacement ou bien certains freezes lors de temps de chargement.

Un bon ajout de contenu

Bien entendu, le jeu comprend l’ensemble des niveaux et des modes de jeu du jeu de départ mais Gears of War accueille un lot de contenu supplémentaire quand même intéressant. Par exemple, vous pourrez jouer aux niveaux qui étaient uniquement destinés aux joueurs PC lors de la sortie du jeu en 2006. Situés à la fin du jeu, ils sont malheureusement pas entièrement adaptés à la maniabilité console et on aurait préféré qu’il y ait une option de jouer à la campagne de base ou à la campagne comprenant les niveaux PC.

De plus, vous découvrirez plein de contenu bonus : des cinématiques, des artworks et la possibilité de débloquer des comics DC de Gears of War. Bien entendu, la grosse carotte du jeu est la garantie de jouer à la bêta de Gears of War 4 lorsqu’elle sera live en 2016.

gears of war ultimate edition monstre

Enfin, en ce qui concerne le multijoueur auquel je n’ai joué que peu, on a relevé deux nouveaux modes (Match à mort par équipe, Roi de la Colline) et on sait que les matchs se déroulent en 1080p et 60fps. Enfin, vous pouvez réanimer vos camarades en combat. Du peu que j’ai pu testé, tout s’était bien passé et je n’ai eu aucun souci avec les serveurs ni leur stabilité.

Conclusion

Je pourrais faire le difficile en pointant le fait qu’il manque vraiment les deux autres épisodes de la trilogie dans cette compilation et en soulignant que le jeu a un peu vieilli que ce soit dans son gameplay ou certains aspects de son level design.

Mais à côté de ces défauts/caprices, il y a un très beau jeu qui procure toujours autant de fun, une campagne intéressante qui introduit un mode coopératif qui est devenu un standard dans l’industrie. Ce n’est pas un remake parfait mais il remplit largement sa mission : nous donner envie de connaitre l’avenir de la série et de jouer à Gears of War 4. 

NOTES
Note
8
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Ingénieur Etudes & Développement sur Paris, la science a bercé ma jeunesse tout comme le sport, les jeux vidéo puis le cinéma, la technologie et tout dernièrement les séries TV. Enfant unique, je me laisse facilement emporter dans les mondes de SF, heroic-fantasy que peuvent fournir ces médias.