En 1977, le générique déroulant de Star Wars évoquait une équipe de rebelles qui aurait volé les plans de l’Étoile de la Mort. Qui aurait cru que, presque 40 ans plus tard, l’épopée de cette équipe nous soit contée ? Rogue One : A Star Wars Story est le premier spin-off cinématographique de la saga et sa promesse était donc de nous faire retourner avec brio dans le passé de celle-ci. Alors, la Force est-elle avec le nouveau film de Gareth Edwards ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 14 décembre 2016 (France)/ 16 décembre 2016 (Amérique du Nord)
  • Genre : Science-Fiction
  • Classement : Tous publics (France)
  • Réalisé par : Gareth Edwards
  • Distributeur : Disney
  • Titre original : Rogue One : A Star Wars Story

Synopsis

Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

rogue-one-star-wars-story-gallery-6Une histoire de ton

Arrivée spatiale brutale, sans générique déroulant. D’une façon aussi simple qu’intelligente, la scène d’ouverture donne le ton du film. Vous êtes dans un univers que vous connaissez mais ce n’est pas ce que vous avez l’habitude de voir ! Gareth Edwards nous avait promis un film Star Wars “ancré dans la réalité” et c’est exactement ce que j’ai ressenti tout le long. Du contexte à la photographie en passant par les effets visuels, on ne s’est jamais sentis aussi absorbés dans un film de la saga et c’est aussi déroutant qu’excitant.

Vous reconnaissez tout, les décors, les costumes, les personnages et pourtant le film est plus dur que n’importe quel autre épisode. Alors certes, il manque un peu de magie à la recette mais je pense que c’est un parti pris qui a été entièrement assumé et cela permet vraiment au film de se détacher du reste de la saga. Il porte une identité, voire des messages, qui lui sont propres et il frappe tellement juste qu’on se met réellement à croire que c’est un docu-fiction. Mais ne vous méprenez pas, du fan service il y en a à la pelle ! Bien entendu la connexion avec l’épisode IV se fait de façon royale mais il y a même des clins d’oeil et connexions avec les série Star Wars Rebels et Star Wars Clone Wars. Les fans en auront pour leur compte.

rogue-one-a-star-wars-story-cassian-andor-jyn-erso-k-2soForce d’écriture

Mais au-delà de l’esprit général du film, il y a une intelligence dans l’écriture de façon globale. La difficulté de s’insérer dans une aussi grande mythologie et surtout d’aborder un pan de celle-ci qui ne traite pas les sujets habituels est diablement surmontée. On trouve de l’intérêt dans une histoire dont on connaît déjà l’issue, on se laisse surprendre et on jubile devant les liens faits avec le film originel. En allant plus loin, on se rend compte que les personnages profitent aussi d’un travail de qualité. Comme beaucoup d’autres dans l’univers Star Wars, ils sont attachants ou détestables très rapidement mais surtout on peut facilement s’imaginer leur passé, leurs convictions et leur façon de participer au conflit.

Il y a donc un réel équilibre entre les volontés des personnages et les enjeux qui façonnent leur quotidien. C’est d’autant plus vrai quand on se penche sur les personnages qui représentent des éléments majeurs de l’univers comme la Force, le Côté Obscur ou le pouvoir de façon générale. Mentions spéciales pour Dark Vador, qui n’avait jamais paru aussi terrifiant, imposant et empli de rage et K-2SO qui vient apporter l’humour à la Star Wars. Il faut le dire, on pourra trouver au film quelques lenteurs au démarrage mais la montée en puissance vers l’acte final explosif vient les excuser. Cela ne m’a d’ailleurs pas gêné outre mesure puisque cela permet de bien poser les personnages et de comprendre les enjeux. Je dirais même que cela fait sens quand on comprend que le sujet du film est traité jusqu’au bout sans aucune demi-mesure. Toute cette alchimie entre une problématique à grande ampleur et des personnages aux identités singulières nous rappelle fortement les films de guerre. La volonté du réalisateur semble donc appliquée et surtout ressentie.

rogue-one-a-star-wars-story-bataille-scarif-walkerConclusion

Est-ce que Rogue One est un bon Star Wars ? La question est aussi complexe que la réponse. Tout dépend de votre perception d’un film Star Wars. Si pour vous cela passe exclusivement par des combats au sabre laser et par l’aspect space fantasy, alors vous ne trouverez pas votre compte. Mais si vous êtes ouverts à l’univers en général, que cela vous parle de découvrir d’autres pans de la saga via un traitement et une identité propres alors vous serez ravis. Et croyez-moi, de nombreuses scènes, personnages et autres clins d’oeil feront palpiter votre coeur de fan. L’âme n’est pas la même et cela perturbe un peu mais le film en fera vibrer plus d’un par ses qualités intrinsèques, que ce soit la qualité visuelle, la justesse du ton ou son rythme. Sans oublier la musique de Michael Giacchino qui a fait un travail remarquable en seulement quatre semaines et demi. Courez le voir et que la Force soit avec vous.

Et si vous souhaitez en apprendre plus sur la conception du film, rendez-vous sur notre retranscription de la rencontre avec Gareth Edwards, le réalisateur de ce très bon Rogue One : A Star Wars Story !

NOTES
Note d'enthousiasme
8.5
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Éternel rêveur bercé par la culture geek depuis des années, je me laisse surtout porter par le cinéma, la littérature, les séries et les jeux-vidéo. Curieux de nature, j’aime découvrir de nouvelles choses et les partager avec les autres. Dans un registre plus large, je suis un grand fan d’Histoire, je pratique la photographie, je suis un Disney fan et je reste toujours en admiration devant l’art au sens large.