J’ai toujours mieux aimé les « spin-offs » de jeux vidéo de sports que les opus de leur série principale et, je crois, encore qu’un des meilleurs jamais ne parut fut le premier titre de la série NFL Street que j’avais jouée à l’époque sur Xbox. Évidemment, cela m’a amené à découvrir les penchants NBA ainsi que FIFA de cette populaire série qui se jouait dans la rue et j’ai été bien attristé le jour de leur disparation. C’est pour faire honneur à ces jeux de style arcade que le studio Saber Interactive nous propose aujourd’hui NBA Playgrounds, mais est-ce à la hauteur de NBA Jams ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 9 mai 2017
  • Style : Jeu de Sport / Basketball / Arcade
  • Classement ESRB / PEGI ESRB E / PEGI 3
  • Développeur : Saber Interactive
  • Éditeur : Mad Dog Games
  • Langue d’exploitation : disponible en français
  • Disponible sur Xbox One, PS4, PC et Nintendo Switch
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 26,99 CAD / 19,99 €
  • Version envoyée par l’éditeur
  • Site officiel

Sortez vos meilleurs combos

NBA Playgrounds nous lance sur le terrain de basket pour faire des parties classiques à 2 contre 2 où les joueurs doivent tester leur talent à l’état pur. Chaque match dure entre 3 et 5 minutes qui se disputent en pleine rue de différentes villes et l’équipe gagnante est évidemment celle qui a accumulé le plus de points. Cependant, le jeu va plus loin que de s’en tenir à accorder des paniers de 2 ou 3 points, car certaines combinaisons vous permettront de profiter de jusqu’à 5 points d’un seul coup. Alors, préparez vos alley-oops et vos dunks, car vous serez mis à l’épreuve.

L’absence de tutoriel fait mal

Généralement, je suis heureux lorsqu’un jeu ne me tient pas trop par la main et qu’il me laisse moi-même découvrir ses mécaniques et toutes ses subtilités afin que je sois en mesure de le maîtriser. Par contre, dans NBA Playgrounds, j’aurais vraiment aimé que les développeurs nous proposent un petit mode tutoriel afin de s’habituer aux différents mouvements qu’on peut faire. Le simple fait de bien synchroniser mes lancées au panier fut un important défi un peu frustrant au départ. J’ai donc eu besoin d’environ 4 ou 5 parties avant de remporter mon premier match d’exhibition étant donné que le niveau de difficulté était quand même élevé au début.

Différents décors, même jouabilité

Une fois assez à l’aise, les joueurs peuvent se lancer dans le mode tournoi qui nous permet de visiter un total de 6 villes différentes dans lesquelles quatre matchs doivent être remportés pour être grand vainqueur. Bien sûr, plus vous allez progresser, plus votre duo d’adversaires sera bon jusqu’à la finale de chaque tournoi qui représente toujours le plus gros défi. Le problème, c’est que le jeu ne propose pas vraiment de nouveauté lorsqu’on passe d’une ville à l’autre, car seul le décor change.

J’aurais aimé des changements dans la physique du jeu comme un terrain qui fait que les ballons rebondissent plus ou encore un qui accélère le mouvement de nos joueurs. Bref, j’aurais aimé qu’on ajoute n’importe quoi pour enlever un peu du côté très répétitif de NBA Playgrounds.

Tout de même amusant

Malgré tout, rien ne peut enlever le fait que j’ai quand même eu beaucoup de plaisir avec NBA Playground. En l’espace de moins d’une semaine, j’ai joué plus d’une douzaine d’heures sans jamais vraiment me tanner ce qui est signe que la jouabilité était quand même assez efficace. Je pense que le jeu se prête justement bien à la Nintendo Switch puisque c’est facile de lancer rapidement dans une partie entre deux stations de métro.

Préparez vos stratégies

Une fois que j’ai saisi toutes les subtilités de celle-ci, incluant le fait d’avoir à bien gérer ma jauge d’endurance que j’ai pris un certain temps à remarquer puisque j’ai joué principalement en mode tablette, on peut dire que l’expérience était plus appréciable. C’est d’ailleurs cet élément de la jouabilité qui m’a permis de découvrir le côté stratégique du jeu puisqu’il est facile de dépenser rapidement son énergie pour rien alors mieux vaut en optimiser l’utilisation. Grâce à tout ça, je ne me suis jamais lassé de faire des alley-oops, des dunks, quelques déjoues sublimes et de long tir de trois points directement dans le panier.

L’autre élément stratégique que propose NBA Playgrounds est la jauge spéciale de votre équipe qui se remplit en réussissant des paniers ou en enlevant le ballon à l’adversaire. Une fois pleine, une loterie se déclenche ce qui vous permet d’obtenir un pouvoir spécial pour un court moment. Par exemple, l’un d’eux double les points pour chacun de vos dunks pendant une certaine période de temps ce qui peut rapidement faire chavirer l’élan d’une équipe. C’est cet élément qui ajoute beaucoup de tension dans une partie puisque la roue fait sa sélection de manière complètement aléatoire.

Par exemple, j’ai déjà réussi à remonter une avance de 10 points d’une équipe adverse dans la dernière minute de jeu grâce au pouvoir mentionné et je me suis déjà fait faire le coup. Bref, même si cela apporte parfois quelques frustrations, les satisfactions qu’on en tire en valent totalement la peine et c’est une très bonne mécanique même si certains pouvoirs semblent bien meilleurs que d’autres.

Des légendaires modernes et anciennes

NBA Playgrounds propose un éventail d’environ 150 joueurs de l’ère actuelle ainsi que plusieurs anciennes légendes provenant de chaque équipe de la NBA puisque le studio a réussi à sécuriser les droits afin d’exploiter les vrais noms de joueurs et les équipes de la ligue. Chaque joueur a une liste d’attribut et l’idéal est toujours d’avoir un duo qui se complémente à tous les niveaux. En progressant dans le mode tournoi, vous allez pouvoir gagner de l’expérience et monter de niveau en plus de débloquer des paquets de cartes qui vous permettront justement de gagner de nouveaux joueurs.

Chaque tournoi remporté vous donnera aussi accès à un paquet de cartes de meilleure qualité ce qui veut dire que vous avez plus de chance de trouver un bon joueur dans celui-ci. C’est avec un peu de chance que vous allez donc réussir à former le meilleur duo et comme qui a réussi à mettre la main sur les légendes LeBron James et Scottie Pippen. J’ai trouvé génial de voir cette combinaison puisqu’ils viennent de deux époques complètement différentes. De plus, le jeu n’a pas de microtransactions ce qui veut dire que vous ne risquez pas de vous buter à des adversaires ultras puissants parce qu’ils ont dépensé plein d’argent en ligne.

En attendant le mode en ligne…

Malheureusement, le mode en ligne n’était pas encore disponible sur la Nintendo Switch au moment d’écrire ces lignes à cause de quelques problèmes techniques. Nous mettrons à jour notre test lorsque celui-ci sera disponible.

NBA Playgrounds profite aussi d’un style graphique qui se prête très bien à un jeu d’arcade. Certains traits comme le visage des personnages sont un peu plus mis en évidence et on reconnaît facilement chaque personnage. Du côté audio, on a aussi droit à des commentateurs qui rendent chacune de nos superbes combinaisons encore plus excitantes ainsi qu’une petite musique d’ambiance qui s’agence bien avec le jeu. Bref, rien à redire de ce côté.

Conclusion

Pour conclure, je dirais que NBA Playgrounds m’a offert un bon rapport qualité-prix et que c’est un petit jeu indépendant qui en vaut la peine. Je ne me suis jamais ennuyé de voir les joueurs sauter à plus de douze pieds dans les airs en faisant toute sorte de combinaisons qui seraient impossibles dans une série comme NBA 2K. Cependant, j’aurais bien aimé avoir quelques modes supplémentaires ainsi que quelques éléments de jouabilités de plus pour agrémenter l’expérience. Mais bref, si vous êtes un amateur de basket et de jeux de sports d’arcades, vous aimerez sans doute NBA Playgrounds comme moi.

NOTES
Note d'enthousiasme
7.5
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.