Il fut un temps où tous les films à succès de l’été avaient un jeu vidéo du même nom ou de la même franchise qui paraissait en même temps. Tranquillement, nous avons vu cette tendance diminuer car souvent, ces jeux étaient de qualité plutôt douteuse. Étant donné que la mode n’est justement plus à concevoir des titres provenant de films, est-ce que Cars 3 : Driven to Win a été développé dans le même moule que ces prédécesseurs?

Fiche technique

  • Date de sortie : 13 juin 2017 
  • Style : Course 
  • Classement ESRB/PEGI ESRB E 10+/PEGI 7
  • Développeur : Avalanche Software
  • Éditeur : Warner Bros Interactive
  • Langue d’exploitation : Anglais seulement
  • Disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch, PlayStation 3, Xbox 360 et Wii U
  • Test effectué sur PlayStation 4
  • Prix lors du test : 69,99 $ CA
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

À quoi s’attendre de Cars 3 : Driven to Win

Tout d’abord, comme je mentionnais plus tôt, le développement de jeux vidéos adaptés de la trame narrative de films se fait de plus en plus rare. Dans le cas ici, je dirais que Cars 3 : Driven to Win est tout simplement un produit dérivé du nouveau long métrage de Pixar. En effet, nous sommes en présence d’un jeu de course uniquement, sans un aucun lien direct au scénario du film paru au début de cet été.

Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’histoire en tant que tel que Cars 3 : Driven to Win est dépourvu de qualités. Nous retrouvons la plupart des personnages connus et adorés de la franchise de Disney dans un environnement de course très coloré et très accessible. Que ce soit Flash McQueen, Mater, Chick Hicks ou Sally, pour les amateurs de cet univers, retrouver ses personnages préférés et pouvoir les utiliser en course, est très apprécié.

Originalité et jeu de course, est-ce possible?

Des jeux de courses, il y en a une panoplie. Et de tous les genres. Toutefois, certains titres ressortent du lot et en inspirent d’autres. C’est justement ce qui se passe dans le cas de Cars 3 : Driven to Win. En effet, ce dernier a été influencé grandement par la série Mario Kart. Que ce soit au niveau des circuits ou des modes de jeux, pour ceux qui connaissent la franchise de Nintendo, vous ne serez pas dépaysés. Toutefois, pour ma part, l’inspiration de cette dernière est un peu trop présente dans le titre testé d’autant plus que nous ne sommes pas du tout au même degré de qualité que ce que Mario Kart peut nous apporter.

Comme mentionné, on retrouve des modes similaires aux jeux de courses conventionnels dans ce nouveau titre de Avalanche Software. Des courses en circuit à la pièce, en championnat ou des modes batailles sont parmi les façons de jouer dans Cars 3 : Driven to Win. En fait, à ces modes, plusieurs modificateurs et des modes cascades amènent quand même un haut nouveau de rejouabilité. Ce qui m’a particulièrement impressionné. De plus, justement en terme de quantité de contenu, un énorme nombre d’éléments à déverrouiller sont présents tout au long du titre. Honnêtement, on peut passer des heures uniquement à débloquer du contenu supplémentaire, y compris plusieurs nouveaux personnages.

Pour faire plaisir à tout le monde?

Étant donné que Cars 3 : Driven to Win ne possède pas de mode histoire, tout repose sur les courses. Avalanche Software a essayé ici de faire plaisir au plus grand nombre de joueurs possible. Toutefois, à mon avis, quand on essaie de trop se diversifier, on dilue le produit.

Au niveau du design des courses, plusieurs environnements nous sont présentés et les trajets sont plutôt amusants. Un agréable mélange de vitesse, de technique et de raccourcis rend les tracés de Cars 3 peu ennuyants. Toutefois, des choix au niveau de la construction du jeu laisse un peu à désirer et mine l’expérience des courses. Tout d’abord, l’utilisation obligatoire de boost nous force continuellement à utiliser des techniques et habiletés pour remplir notre jauge de turbo. Que ce soit rouler sur deux roues, à l’envers ou en dérapage contrôlé dans des sections prédéterminées des parcours, cette obligation est agaçante surtout parce que parfois les boosts sont tout simplement trop puissants.

L’intelligence artificielle est justement contrôlé par ce principe. Tous nos adversaires font tout pas accumuler le turbo et l’utiliser sans arrêt. Donc, on ne pousse pas le joueur à parfaire sa technique de course mais plutôt de bien gérer ses boosts. Surtout, lorsque notre jauge est pleine, un super boost est disponible et lorsqu’utilisé dans les derniers instants d’une course, la victoire est facilement à portée.

Au niveau de la difficulté générale du titre, encore une fois, elle est régie par l’intelligence artificielle de nos opposants. Lorsque le mode facile est choisi, les courses sont aisément gagnées et c’est même très accessible pour les enfants. À partir du niveau de difficulté moyen, l’intelligence artificielle devient portée uniquement sur les boosts et si nous n’utilisons pas la même technique, les courses sont presque perdues d’avance. De plus, on dirait que peu importe comment on se débrouille dans une course, nos adversaires sont toujours près de nous et à la moindre erreur, on se fait dépasser; surtout en fin de course. Par moment, ces situations sont très frustrantes.

D’un point de vue technique

Au niveau technique, on dirait que Avalanche Software a décidé de développer Cars 3 : Driven to Win sous le même concept de plaire à un bassin de joueurs important car on voit rapidement pourquoi le jeu est disponible sur la génération précédente de console. Je ne peux pas dire que j’ai été impressionner par l’aspect visuel de ce titre. On dirait franchement un jeu de PlayStation 3 avec un rafraîchissement d’image plus rapide le rendant un peu plus fluide. Personnellement, je trouve ça un peu décevant quand l’environnement de base provient originalement de Pixar. Disons que nous sommes loin des détails présents dans les plus récents films du studio de Disney.

Au niveau de la trame sonore, rien vraiment à redire. C’est joyeux, avec une panoplie de voix et de sons provenant de l’univers des Bagnoles. Parfois, dans certains jeux de course, les effets sonores peuvent détourner de l’essentiel et être plutôt dérangeants. Ce n’est pas le cas ici. Finalement, au niveau des contrôles, rien d’extravagant encore une fois mais c’est bien fait. Un peu comme au niveau du graphisme, on pourrait avoir l’impression de jouer un titre d’il y a quelques années mais, dans ce cas-ci, l’expérience n’en est pas diminuée pour autant.

Conclusion

Les jeux vidéos issus de films n’ont pas toujours été à la hauteur de leur penchant cinématographique à travers les années. Le cas ici est un peu différent. Tout d’abord parce que l’inspiration du film Cars 3 n’est présent qu’uniquement par la présence des personnages et certains environnements où se déroulent les courses. Ensuite, parce qu’il s’agit d’un jeu de course uniquement et qu’aucune notion d’histoire ne se trouve dans Cars 3 : Driven to Win.

Ceci dit, mon expérience globale avec le nouveau titre d’Avalanche Software a été plutôt amusante; que ce soit avec les enfants ou même pour jouer à un jeu de course simple ne nécessitant pas trop de gestion. Toutefois, plusieurs irritants m’ont interpellés tout au long de mon test. Tel que mentionné plus tôt, le manque d’originalité, l’intelligence artificielle et l’impression de jouer à un jeu d’ancienne génération ont fait en sorte que Cars 3 : Driven to Win ne m’a pas paru très rafraîchissant. À conseiller pour les amateurs de la franchise et pour un auditoire plus jeune.

NOTES
note d'enthousiasme
6
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Gamer depuis le moment où il a lancé ses premiers œufs sur Birdo dans Mario bros 2, François partage ses moments libres entre sa PS4, sa guitare et un terrain de soccer.Ses journées normales tournent autour des technologies de l'information où sa profession de géomaticien lui permet d'être geek même dans son milieu de travail.