Depuis 2015, Cities: Skylines a pris les amateurs de jeux de gestion de court en nous amenant un produit très réussi et très apprécié par la communauté. Après quelques extensions amenant la gestion d’une ville à des niveaux supérieurs, Paradox Interactive a probablement voulu étendre leur bassin de joueurs en nous proposant Cities: Skylines – PlayStation 4 Edition. Historiquement, les jeux de gestion et/ou de simulation ne sont pas souvent bien rendus sur console. Est-ce le cas aussi dans cette nouvelle mouture de Cities: Skylines?

Fiche technique

  • Date de sortie : 15 août 2017 
  • Style : Simulation et stratégie
  • Classement ESRB / PEGI : ESRB E/PEGI 3+
  • Développeur : Tantalus Media
  • Éditeur : Paradox Interactive
  • Langue d’exploitation : Offert en français et en anglais
  • Disponible sur PS4
  • Prix lors du test : 49,96 $ CA / 34,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

À quoi s’attendre comme contenu

Tout d’abord, comme précédemment mentionné, Cities: Skylines est sorti en 2015 et a reçu déjà quelques expansions de contenu. Par exemple, mon collègue Marc-Antoine a testé quelques-unes de ces extensions dans les derniers mois. Notamment, Mass Transit, Natural Disasters et Snowfall. Donc, connaissant déjà la quantité de contenu présente depuis la sortie originale, je croyais que la version PS4 serait un peu comme une version complète de la franchise. Toutefois, ce n’est pas le cas. Nous retrouvons en fait le jeu de base ainsi que l’expansion After Dark. Cette dernière nous propose la gestion mais surtout les mécaniques de la vie nocturne dans notre ville.

Ceci dit, même si on ne retrouve pas toutes les expansions de facto avec Cities: Skylines, il y a tellement d’éléments de conception pour notre ville qu’on parle de plusieurs heures de jeu sans vraiment avoir l’impression que le temps passe. En effet, un grand nombre de technologies apparaissent avec l’augmentation de la population de notre cité et tranquillement, cela nous pousse à repenser à la gestion et au design de notre ville.

D’un point de vue technique

Même si je n’avais pas réussi à essayer Cities: Skylines depuis sa sortie initiale, le titre de Paradox Interactive m’intéressait étant donné que j’ai toujours été un amateur de jeux de simulation et de gestion de villes. Toutefois, lorsque j’avais vu les premières images et bandes-annonces, j’étais un peu sceptique face au visuel y étant illustré. Je doutais que ce dernier provenait directement du jeu. Pourtant, c’était bien le cas. Plusieurs fois pendant mon test, je pouvais prendre plusieurs minutes à uniquement regarder la vie et les dynamiques des quartiers. Et ce, à une échelle très petite.

Visuellement, Cities: Skylines est très joli et l’expansion de nuit amène aussi un cachet spécial à notre ville. Toutes les interactions entre les éléments de notre cité se font avec une grande fluidité. J’ai été impressionné par le niveau et la quantité d’éléments dynamiques fonctionnant tous en même temps et ce, sans vraiment diminuer le réalisme ou la fluidité du jeu.

Quant à la musique, elle est le seul bémol à mon avis d’un point de vue technique. J’ai personnellement trouvé qu’elle était très générique et souvent je ne l’entendais même pas. Certains diront que c’est peut-être mieux comme ça mais en même temps, à la quantité de temps qu’on peut passer dans ce type de jeu, la musique peut grandement améliorer à dynamiser l’expérience.

Les mécaniques de jeu

Cities: Skyline PlayStation 4 Edition est un jeu de gestion de ville traditionnel comme ce à quoi SimCity nous avait habitué par le passé. En fait, je suis l’avis de beaucoup de personne en affirmant que Cities est ce que les derniers SimCity auraient dus être. Toutefois, comment cela se traduit sur console? On s’entend, une souris d’ordinateur est normalement beaucoup plus efficace pour contrôler un jeu de simulation qu’une manette de console de salon.

En fait, contrairement à ce que je pouvais penser, l’expérience de la manette ne m’a pas trop dérangé. Je croyais fermement qu’il serait difficile d’utiliser les fonctions de construction des nombreux outils de Cities: Skylines. En fait, ça m’a rappelé un peu la première version de SimCity sur la Super Nintendo. Jeune, j’ai passé énormément de temps sur cette version console et malgré que l’original était sur PC, des qualités ressortaient de celle de la SNES. C’est un peu la même chose pour Cities. Non, les contrôles ne sont pas parfaits et même peuvent être un peu agaçants (notamment dans la construction de routes) mais en même temps la rapidité à laquelle on peut se déplacer et naviguer, je trouve que ça nous permet une proximité plus rapide avec les quartiers de notre ville.

Outre la construction de routes, un autre endroit où l’utilisation de la manette est plus problématique est pour l’interrogation d’éléments dans la ville. L’outil loupe doit être choisi manuellement avec les flèches de direction et ce bouton est à l’extrémité de l’écran. Souvent, je préférais laisser tomber plutôt que d’utiliser cet outil. Également, il faut quand même apprendre une certaine gymnastique de bouton pour être en mesure d’utiliser la plupart des fonctions de Cities: Skylines.

Finalement, selon moi, et je ne sais pas si c’est uniquement propre à la version PlayStation 4, un tutoriel plus efficace aurait dû être mis en place dans le jeu. Les joueurs sont un peu laisser à eux mêmes lorsqu’on commence le titre de Paradox Interactive. Ayant de l’expérience dans ce genre de jeu, des néophytes risquent de trouver le temps long au début. De plus, on ne semble pas avoir fait de marche à suivre pour les contrôles sur console. Certains menus ou fonctions qui sont intuitifs sur PC sont plutôt difficiles à trouver sur PS4.

Conclusion

Cities: Skylines – PlayStation 4 Edition m’a beaucoup impressionné. Normalement, les jeux de gestion ou de simulation ne sont rarement bien développés ou convertis vers les consoles et l’utilisation d’une manette est souvent problématique. Personnellement, je n’ai pas senti une dégradation de mon expérience parce que je ne jouais pas au jeu sur PC même loin de là. Comme mentionné précédemment, oui Cities possède certains irritants mais il ne sont pas assez majeurs pour miner la qualité globale de ce titre. D’autant plus que certains de ces derniers (autres ceux qui ont rapport aux contrôles) pourraient se régler facilement avec une mise à jour.

NOTES
note d'enthousiasme
8
PARTAGER
Gamer depuis le moment où il a lancé ses premiers œufs sur Birdo dans Mario bros 2, François partage ses moments libres entre sa PS4, sa guitare et un terrain de soccer.Ses journées normales tournent autour des technologies de l'information où sa profession de géomaticien lui permet d'être geek même dans son milieu de travail.