Ubisoft a surpris beaucoup d’amateurs et de sceptiques en 2014 avec la sortie de South Park : The Stick of Truth. Grandement apprécié par les joueurs, la communauté et nous-mêmes (notre critique), on attendait patiemment la sortie du successeur à cette première entrée d’un jeu de rôle se passant dans l’univers irrévérencieux de South Park. L’arrivée de South Park : The Fractured but Whole suscite les curiosités et l’équipe de Geeks and Com’ a eu le privilège de l’essayer pour vous.

Fiche Technique

  • Date de sortie : 17 octobre 2017
  • Style : Jeu de rôle
  • Classement ESRB/PEGI : M /PEGI 18
  • Développeur : Ubisoft San Francisco
  • Éditeur : Ubisoft
  • Langue d’exploitation : Anglais
  • Disponible sur PS4, Xbox One et PC
  • Test effectué sur PlayStation 4
  • Prix lors du test : 79,99 $ / 54,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Un scénario digne de ses origines

South Park : The Fractured but Whole provient bien évidemment de la série télé South Park, qui est diffusée depuis maintenant vingt ans. Dans bien des cas, surtout lorsque des jeux vidéo proviennent de séries télé ou de films, le résultat et plutôt mitigé voir ordinaire. Comme son prédécesseur nous l’avait montré, il était quand même possible de créer un produit de qualité si on y mettait la peine.

Les fondateurs de la série, Matt Stone et Trey Parker, ont encore une fois participé dans la conception de The Fractured but Whole tant au niveau du scénario qu’au niveau créatif. Et cela paraît grandement. En effet, nous avons franchement l’impression de participer à un épisode, voir un film, de la célèbre franchise. Ne vous détrompez pas, le même genre de sujets et d’intrigues sont retrouvés dans The Fractured but Whole.

Pour ceux qui se demandent s’ils doivent avoir jouer au premier opus, on fait rapidement table rase sur ce qui s’est passé auparavant au niveau du scénario. The Stick of Truth tournait autour d’une mise en scène médiévale de South Park tandis que cette fois, le thème des super héros est celui qui sera la plaque tournante de l’intrigue de l’histoire. En fait, la mise en scène provient des jeux des enfants de la ville qui, maintenant, trouvent ennuyeux les jeux de capes et d’épées optant maintenant pour les pouvoir surnaturels de super héros.

La prémisse de départ des enfants et de leur regroupement de héros, Coon and Friends, est de retrouver un chat perdu pour récupérer une récompense monétaire qui leur est intéressante. Toutefois, en investiguant, les enfants finissent par se retrouver au milieu de situations et d’intrigues beaucoup plus poussées que la simple recherche d’animaux domestiques disparus. En effet, ils se trouvent mêlés aux différents membres criminels de la petite ville du Colorado tout en restant à l’affût du regroupement de héros ennemis, les Freedom Pals, en chicane, depuis certaines décisions d’Éric Cartman…

Un épisode interactif

Ce qui m’a le plus marqué pendant le test de South Park : The Fractured but Whole était mon impression de participer à un épisode, voir un film vue la longueur du scénario. En effet, nous sommes en présence d’une belle succession d’éléments cinématiques et de périodes d’exploration et de réalisation de quête. Ne vous inquiétez pas, nous sommes toujours en présence d’un jeu de rôle, mais la présence de séquences animées, d’une qualité visuelle identique à son penchant télévisuel, nous font entrer dans l’univers comme si nous étions une part importante de l’histoire.

Souvent, surtout dans les jeux de rôle, le charisme ou l’importance du personnage principal amène le joueur à se sentir interpellé par l’histoire. Bien que notre avatar dans The Fractured but Whole soit un enfant sans trop d’histoire, à part celle que Cartman décide qui nous colle à la peau, il est très facile de s’identifier à ce Nouveau comme le jeu l’appelle. En effet, le New Kid, ou Nouveau en français, s’intègre rapidement à ses amis et sa réputation en fera qu’augmenter, surtout grâce aux réseaux sociaux. Le Nouveau peut être conçu selon le visuel que nous voulons et contrairement à The Stick of Truth, peut également être une fille, changeant quelque peu la perception et les dialogues des autres face à nous.

Le Nouveau

Outre la petite présentation sommaire précédente, notre personnage, le Nouveau, est le centre de la progression du jeu de rôle qu’est South Park : The Fractured but Whole. En effet, il regroupe à lui seul tous les éléments qui sont propres à un héros ou personnage de jeu de rôle et ceux-ci sont tous retrouvés dans son téléphone cellulaire. Tout d’abord, il possède une feuille de personnage relatant toutes les missions et progressions terminées avec le temps. On y retrouve également sa classe de personnage choisie au début du jeu parmi les trois types standards (tank, support, attaquant) ainsi que d’autres traits de personnalité qui seront débloqués au fur et à mesure que l’histoire et les quêtes se succèdent.

Ensuite, on retrouve aussi dans le cellulaire du Nouveau, des applications permettant de rehausser la puissance de ce dernier. Tout d’abord, l’équipement permet d’installer des artefacts, items faisant office d’aides à la défense et à l’attaque. Ensuite, l’application Crafting permet la fabrication d’item et d’artefacts et finalement, l’application Coonstagram  est une sorte d’Instagram utilisé par les membres de Coon and Friends pour communiquer mais également prendre des Selfies avec différentes personnes dans la ville. Ces Selfies permettent au Nouveau de gagner de la réputation et de devenir de plus en plus un jeune envié dans son environnement. Plus nous avons d’abonnés à notre compte Coonstagram, plus notre réputation est élevée. Et, qui dit haut niveau de réputation, dit accès à de l’équipement ou à des quêtes spécifiques.

L’exploration de South Park

Tout comme dans la plupart des jeux de rôle, The Fractured but Whole amène les joueurs à explorer leur environnement en quête d’indices, de butins ou même d’expérience. Contrairement à d’autres jeux, celui-ci nous pousse à visite à peu près toutes les maisons et lieux de la ville de façon à récupérer des items allant nous servir dans différentes situations. Ceux-ci sont très détaillés (parfois un peu trop lorsque l’on connait le genre d’humour de la franchise) mais qui sont ensuite recatégorisés de façon à alléger le contenu pour le joueur. Ce qui est, à mon avis, une très bonne chose.

Outre l’exploration libre, nous nous devons de terminer différentes quêtes possédant une hiérarchie d’importance. Jusqu’ici, rien de nouveau par rapport aux jeux de rôle conventionnels. Toutefois, c’est lors de la progression des quêtes principales que nous allons assister au plus gros de l’intrigue dans une succession de missions et de cinématiques.

Un système de combat dynamique… et répugnant

Comme précédemment mentionné, l’interactivité de South Park : The Fractured but Whole est vraiment intéressante et ça se traduit également lors des combats. En effet, plusieurs fois pendant notre aventure, nous nous retrouverons dans des situations ou nous aurons à nous défendre ou tout simplement à attaquer certains ennemis tels que des grands de 6ième année. Ces combats sont la plupart du temps inscrits dans les quêtes et peu de membres de la ville n’y échappent. Parlez-en aux membres louches du clergé de South Park.

Les combats reposent sur un système tour par tour où les héros et les ennemis se partagent les hostilités sur une grille telle un échiquier. Nous contrôlons bien entendu le Nouveau, notre personnage, mais également plusieurs autres membres de Coons and friends que nous recrutons au fur et à mesure de l’histoire. Par exemple, L’homme cerf-volant (Kyle), le Coon (Cartman) et plusieurs autres pourront être contrôlés pendant notre aventure et chacun de ceux-ci possèdent leurs propres caractéristiques les plus douteuses et vulgaires qui soient. Quoi de mieux qu’une flatulence pour prendre l’initiative d’un combat ou même rendre invalide l’ennemi en le faisant vomir? Lorsque l’on se trouve dans l’univers de South Park, ce genre de situations est inévitable.

Conclusion

South Park : The Stick of Truth avait placé la barre très haut pour une possible suite. À mon avis, Ubisoft San Francisco a réussi haut la main à reproduire l’essence même de l’univers de la petite ville du Colorado tout en permettant au joueur une très grande liberté d’exploration. La participation des créateurs de la série télé se fait sentir à des nombreux égards surtout au niveau du scénario que est des plus déjantés.

Doit-on jouer à South Park : The Fractured but Whole? Oui, sans aucun doute mais, il ne s’adresse pas à tout le monde. Si vous n’êtes pas un amateur de la série télé pour toutes sortes de raison, je ne vois pas pourquoi vous apprécieriez ce nouveau titre d’Ubisoft. En effet, il est pour un public très averti tant par son propos que par son niveau de langage. L’humour caractéristique de South Park y est présent partout, que ce soit dans les items que nous ramassons, dans les dialogues entre personnages ou même dans les critiques sociétales que Matt Stone et Trey Parker nous ont habitués. Si vous aimez l’univers de South Park ou êtes ouverts d’esprit tout en sachant que rien n’est politiquement correct dans cette franchise, ce nouveau titre se doit de se trouver dans votre collection.

 

 

NOTES
note d'enthousiasme
9
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Gamer depuis le moment où il a lancé ses premiers œufs sur Birdo dans Mario bros 2, François partage ses moments libres entre sa PS4, sa guitare et un terrain de soccer.Ses journées normales tournent autour des technologies de l'information où sa profession de géomaticien lui permet d'être geek même dans son milieu de travail.