Il y a de ces jeux que l’on regrette de ne pas avoir faits dans notre vie au moment de leur sortie. Évidemment, impossible de jouer à tout en raison de la quantité astronomique de jeux qui voient le jour. Pour ma part, deux titres font partie du lot : Bravely Default ainsi que Xenoblade Chronicles. Alors, lorsque Nintendo a annoncé la sortie de Xenoblade Chronicles sur la Switch, il n’était pas question de laisser passer celui-ci ! J’aurais alors l’occasion de comprendre ce sentiment indescriptible dont on m’a tant parlé. Cependant, quelques questions seront en suspens tant et aussi longtemps que je n’aurais pas mis la main sur le titre. N’ayant pas eu la chance d’explorer le premier opus, allais-je m’y retrouver ? Les personnages seront-ils aussi intrigants et charismatiques que mentionnés ? Finalement, celui-ci sera-t-il à la hauteur de son prédécesseur ? Ces questions trouveront réponse dans notre test de Xenoblade Chronicles 2.

Vous trouverez notre test de Xenoblade Chronicles sur Nintendo 3DS ici

Fiche technique

  • Date de sortie : 1 décembre 2017 
  • Style : Jeu de rôle
  • Classement ESRB / PEGI ESRB T / PEGI 12
  • Développeur : Monolith Soft
  • Éditeur : Nintendo
  • Langue d’exploitation : Anglais avec sous-titres français
  • Exclusivité Nintendo Switch
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 79,99 $ CA / 44,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Allons à Elysium!

On ne le cachera pas, ce qui fait la force de tout bon jeu de rôle est l’histoire qui nous est présentée. Le reste aura beau être peaufiné au maximum, si on n’a rien d’intéressant à nous raconter, aussi bien faire abstraction du jeu en question. Mais si on tient un bijou narratif, alors là il faut s’assurer que les autres aspects sont maitrisés à la perfection.

Comme ce fut le cas lors du premier jeu, Xenoblade Chronicles 2 nous amène dans un univers complètement immersif. Avant de plonger dans le vif du sujet, il est préférable de mentionner qu’il n’est pas nécessaire d’avoir joué au premier Xenoblade Chronicles avant de plonger dans celui-ci. Les personnages sont différents, seulement la thématique ainsi que les environnements sont familiers à ce qui a été fait auparavant.

On incarne Rex, jeune récupérateur qui vit sur le dos d’un Titan, bête gigantesque. Pourquoi sur cette bête ? En fait, la terre ferme n’existe plus et on se retrouve dans une mer de nuages. C’est pourquoi les gens vivent sur des Titans et malheureusement, ceux-ci se font de plus en plus rares. C’est pourquoi la guerre perdure afin d’avoir sa place sur une de ces énormités. Sauf que la vie de Rex est complètement transformée lorsqu’il fait la connaissance de Pyra et du groupe Torna. Il devient alors un chasseur possédant la Lame la plus puissance que le monde ait connue. Ensemble, ils tenteront d’atteindre Elysium, un paradis mythique qui pourrait représenter le dernier espoir de l’humanité.

Xenoblade Chronicles 2, c’est avant tout de nombreuses rencontres plus intéressantes les unes que les autres. Les personnages ont tous quelque chose à raconter, une histoire qui leur est propre et dont on désire s’approprier. Évidemment, celle de Rex est particulièrement intrigante, mais celle de sa Lame, Pyra, l’est encore plus. Même ceux qui nous servent d’ennemis sont énigmatiques et il devient difficile de les détester tellement ils sont adroitement construits.  De plus, les revirements de situation sont nombreux, ce qui nous laisse sur notre qui-vive en permanence.

Un système de combat immense

Dans Xenoblade Chronicles 2, vous allez vous battre. Souvent. Aussi bien vous expliquer comment cela va se passer. Premièrement, les combats se déroulent automatiquement, c’est-à-dire que votre personnage attaque sans que vous ayez besoin d’appuyer sur quoi que ce soit. Bien que cela puisse paraitre simple, vous aurez tout de même une part de travail à effectuer. Voyez-vous, il est possible de faire différentes attaques qui vont générer des résultats différents sur l’ennemi. Il vous incombe donc de trouver la meilleure façon d’attaquer afin d’en retirer le maximum de dégâts.

Mais ce n’est pas tout ! Pour vous aider à combattre, vous avez avec vous une Lame durant le combat, sorte de créature qui vous accompagne, humaine ou autre. La beauté de la Lame réside dans les différents statuts qu’elle peut procurer. Elle peut avoir des atouts d’attaque, de défense, de soin, etc. De plus, vous aurez l’occasion d’en posséder plusieurs et c’est même primordial que ce soit le cas. Comment ? Je vous laisse le soin de le découvrir puisqu’il s’agit d’un des aspects que j’ai préféré du jeu. Je vous donne un petit indice : vous irez de surprise en surprise !

Gigantesque et sublîme

Évidemment, un jeu de rôle qui ne contient pas énormément d’heures de jeu déçoit habituellement les mordus du genre. Encore une fois, Xenoblade accomplit son mandat avec des heures et des heures de contenu, que ce soit par des missions secondaires ou l’histoire principale. En fait, le jeu est tellement énorme que vous aurez encore le droit à des tutoriels même après plus de 10 heures de jeu. Certains trouveront cela un peu agaçant, mais constituent une preuve de la grandeur du titre.

Si le jeu contient autant d’heures, c’est principalement en raison des nombreux Titans ou vaisseaux visités lors de votre périple. Les cartes sont énormes, tellement qu’il en devient difficile de s’y retrouver avec la minuscule carte dans le coin supérieur droit. Bien que l’on peut agrandir celle-ci afin qu’elle soit en arrière-plan de notre écran, j’ai trouvé qu’il est plutôt difficile de s’y retrouver. Heureusement, il est possible de se déplacer instantanément une fois que l’on a visité le lieu en question.

Graphiquement, le jeu est vraiment magnifique sur votre téléviseur. On remarque immédiatement la touche japonaise avec le style mis de l’avant par les développeurs. Que l’on aime ou pas, on ne peut renier la qualité qui se trouve devant nous. Les décors sont également très variés et on n’a jamais l’impression d’être deux fois au même endroit. Malgré le monde vaste qui se trouve devant nous, le tout est rempli de chose à découvrir. On ne se retrouve donc pas devant quelque chose de gigantesque uniquement pour impressionner. Comment le tout tient la route lorsque l’on met le jeu en mode portable ? Honnêtement, on remarque immédiatement que l’on descend en termes de qualité, mais on reste tout de même satisfait lorsque l’on est conscient du sacrifice pour faire rouler un jeu de la sorte sur une portable.

Finalement, la musique est vraiment extraordinaire. Les différents compositeurs, soit Yasunori Mitsuda, ACE, Kenji Hiramatsu et Manami Kiyota ont compris l’importance de la musique dans un titre du genre. Ils ont également la maitrise du moment où la musique doit prendre plus de place et lorsqu’elle doit laisser le passage aux images. Plus d’une fois, je me suis retrouvé en extase devant une cinématique, non seulement en raison de ce qui se passait devant moi, mais aussi en raison de l’émotion ressentie à cause de la musique. Tout simplement merveilleux !

Techniquement imparfait

Reste qu’il y a tout de même quelques petits points qui font en sorte que le jeu n’est pas parfait. Un des premiers qui a occasionné plusieurs frustrations est la différence de niveau qui existe entre les ennemis sur le champ de bataille. Je m’explique. Alors que je me trouvais au niveau 10 de mes différents personnages, j’affrontais des ennemis de même niveau afin de m’améliorer. Cependant, il se trouve que différents ennemis se trouvent également dans le champ de vision et eux sont beaucoup plus fort que moi. Alors que je m’occupe de mon combat, ceux-ci viennent s’y ajouter et me procurent une mort rapide. Lorsque ce genre de situations surviennent une fois, cela est vite pardonné. Mais lorsque c’est répétitif, on en vient à laisser tomber le combat initial et à contourner le tout. Réellement frustrant. En somme, l’intelligence artificielle mériterait d’être peaufinée.

Conclusion

Xenoblade Chronicles 2 représente le titre que les amateurs de jeu de rôle attendaient impatiemment. Grâce à sa maitrise du scénario et de la musique, un monde vaste et des heures de plaisir, il représente à coup sûr un achat immédiat. Après cela, il devient difficile de contester que l’année 2017 n’appartient pas à Nintendo.

NOTES
Note d'enthousiasme
9
PARTAGER

Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j’aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n’est pas parce qu’un jeu est mauvais qu’il l’est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c’est mauvais.