The Final Station est un des derniers jeux indies à être parus sur Nintendo Switch. Celui-ci nous plonge dans un monde sombre infesté de zombies prêts à nous bondir dessus. Il s’agit d’un jeu de tir à défilement latéral qui met l’accent sur la survie. Le joueur incarne un chef de train qui est un des rares survivants. Il aura l’imposante tâche de transporter des matériaux de survie primordiaux, mais son chemin le forcera à arrêter à plusieurs stations. C’est là qu’il devra combattre bien des ennemis tout en accumulant des ressources et en tentant de rescaper quelques survivants. Serez-vous en mesure d’arriver à bon port ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 23 février 2018
  • Style : Action, Jeu de Tir, Jeu de Survie, Jeu de Plateforme
  • Classement ESRB/PEGI : ESRB T / PEGI 12
  • Développeur : Do My Best
  • Éditeur : tinyBuild
  • Langue d’exploitation : offert en français
  • Disponible sur Nintendo Switch, PC, PS4 et Xbox One
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 24,51 $ CA / 14,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique offerte par l’éditeur

Non, ce n’est pas vraiment un Rogue-Like

Vos premiers pas dans l’aventure vous feront probablement penser à une sorte de rogue-like, mais ce n’est pas vraiment ça. Le plus proche comparatif, même si nous sommes loin de là au niveau graphique serait le premier The Evil Within. En effet, le défi principal dans The Final Station est chaque scène de combat puisque le jeu nous limite énormément au niveau des ressources pour combattre. Dans les salles où il y a le plus d’ennemis, vous aurez toujours la tâche de trouver une façon d’optimiser les outils qui sont à portée de main. Bien sûr, la solution intuitive peut être de tirer le plus de zombies au fusil. Cependant, ce serait une grave erreur surtout que chaque station devient un peu plus difficile à mesure qu’on progresse dans le niveau.

Pour moi, c’était toujours ce qui me motivait à poursuivre mon aventure. C’est comme si chaque salle devenait un nouveau casse-tête à résoudre. Parfois, il fallait utiliser un bloc de béton pour pulvériser un ennemi ou deux d’un coup pour se donner une chance. De plus, c’était toujours important de savoir gérer les différents types de zombies. Par exemple, les plus dangereux sont ceux qui courent super rapidement et sont plus petits que les autres. Ils sont constamment stressants à éliminer et ils arrivent toujours à grande vitesse. Il y a aussi ceux qui ont une armure que vous devez d’abord frapper pour exposer sa tête et lui tirer un coup fatal. Éventuellement, il y en a même qui explosent sur une énorme portée. Bref, la stratégie est vraiment l’élément clé de la jouabilité et c’est ce qu’on aime le plus du jeu.

Une jouabilité divisée en deux

The Final Station divise donc sa jouabilité de deux manières. D’abord, il y a la partie où notre personnage se promène à pied dans les diverses stations où il est obligé d’arrêter. L’objectif est simple, mais il n’est pas dû tout facile à atteindre. Le but est de trouver le code à quatre chiffres qui vous permettra de repartir le train afin d’arriver à la prochaine station. C’est durant cette partie du jeu qu’on doit compléter les casse-têtes que je mentionnais plus haut. De plus, il faut aussi chercher dans tous les recoins pour trouver des ressources supplémentaires pour maximiser notre survie. L’exploration est donc très payante et je m’y plaisais. Enfin, si vous allez plus loin que la simple recherche du code, vous pourriez trouver un survivant de plus à transporter avec vous en train.

Et le train est justement la seconde partie de la jouabilité. En effet, vous vous transportez entre les stations grâce à ce moyen de transport dans lequel votre personnage se spécialise. Une fois à bord, il faut s’assurer de maintenir le train en fonction en faisant un peu de maintenance sur le vif. Qui plus est, vous y retrouvez aussi les survivants que vous avez réussi à sauver jusqu’à maintenant. Vous devrez vous assurer de les garder en vie en les nourrissant en suivant et les soignant leurs jauges respectives. Cette partie du jeu est un peu ennuyante. Cependant, elle nous permet de relaxer après avoir traversé quelques scènes intenses dans l’autre partie de la jouabilité. J’aurais aimé que les petits jeux pour fixer le train soient un peu plus complexes et plus amusants.

Une atmosphère bien exécutée

Les développeurs du studio Do My Best ont vraiment pris la peine d’ajouter plein de petits détails qui nous font adorer le jeu. Effectivement, j’avais parfois l’impression de me replonger dans The Last of Us qui nous a amené dans le même type d’univers. Dans celui-ci, j’avais été charmé par les petits détails qu’on retrouvait dans les maisons abandonnées qu’on visitait dans le jeu. Ceux-ci nous permettaient d’imaginer le type de vie que les gens avaient là. C’est la même chose ici. En prenant le temps d’explorer et lire tous les messages laissés sur le chemin, on s’imagine tout plein de scénarios.

Parallèlement, le style visuel du jeu se prête aussi très bien à l’atmosphère très sombre que le jeu veut dégager. D’abord, la palette de couleurs utilisées tourne toujours plutôt vers le gris et le noir. Pratiquement tous les éléments du décor sont ainsi incluant tous les bâtisses visitées ce qui accentue notre stress. En plus, les ennemis sont toujours dans l’ombre et on ne voit pratiquement aucun détail de leur visage. Enfin, les quelques dialogues dont vous êtes témoins à travers le jeu vous permettent de comprendre encore mieux le contexte de l’univers. C’est particulièrement bien réussi et on s’y perd rapidement.

Verdict

En conclusion, The Final Station s’est avéré une belle surprise à laquelle je ne m’attendais pas. Le jeu n’est pas parfait, mais il y a assurément plus de bons que de négatifs. La plupart des gens vont, comme moi, bien aimer la jouabilité qui rappelle les bons jeux d’horreur et de survie. La prise en main est facile et l’atmosphère du jeu capture bien ce que l’histoire que les développeurs ont voulu nous raconter. On aurait aimé en avoir plus que les 5h offerts, mais le prix est raisonnable pour ce qu’il offre. Bref, une autre belle surprise du côté des jeux indies pour la Nintendo Switch.

NOTES
Note d'enthousiasme
8
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.