Le magazine anglais Contagious vient de publier son édition 2008 du Most Contagious, qui reprend toutes les tendances, les marques, les personnalités, les musiques, les technologies (et bien d’autres choses encore) qui ont marqué cette année. Ainsi de la campagne électorale au lancement de Google Chrome, la nouvelle combinaison Speedo ou du site web Uniqlo notamment….c’est un document de 42 pages très complet qui nous est encore proposé cette année.
Un document vraiment intéressant pour toutes les personnes qui s’intéressent au Marketing et à la Communication !
Après avoir fait son apparition sur les versions outre-atlantique et outre-manche durant le mois d’août, la publicité arrive sur YouTube France. En effet ,depuis mercredi dernier, le portail de vidéo détenu par Google affiche sur certaines vidéos des publicités en transparence dans le bas des vidéos sur 20% de celle-ci environ.
Après le lancement de la vidéo, un bandeau publicitaire à 80% transparent apparait au bout de 15 secondes et disparait après 10 secondes d’affichage si l’utilisateur n’effectue aucune action. En cas de clic sur la publicité, la vidéo principale se met alors en pause et le spot de publicité se lance. À la fin du clip ou après l’arrêt volontaire de celui-ci par l’utilisateur, la vidéo principale reprend.
Toutes les vidéos ne sont pas concernées par ce dispositif. En effet, les créateurs de vidéo sur YouTube doivent donner leur « accord explicite » pour accueillir des publicités (sans contrôle de celles-ci) et avoir été sélectionnés par YouTube (après candidature). En effet, cela s’inscrit dans le Programme Partenaire YouTube lancé en juin dernier pour la France. Ainsi, seuls les candidats répondant aux critères du programme et sélectionnés pourront bénéficier du partage des revenus publicitaires sur un modèle mêlant coût pour mille et coût par clic.
Le choix de cette « insertion » publicitaire plutôt que d’un spot en début de chaque clip est très intéressant. En effet, Shiva Rajaraman, directeur produit chez YouTube, met en avant deux points en faveur de ce choix :
Selon des tests internes à YouTube, 70% des gens zappent une vidéo précédée d’une publicité alors qu’ils ne sont plus que 10% à ne pas regarder la vidéo dans le cadre d’une publicité en filigrane.
Le format publicitaire permet plus de flexibilité aux annonceurs publicitaires qui ne sont plus contraints d’afficher une vidéo publicitaire de 15 ou 30 secondes. En effet les utilisateurs, libres de leurs actions, sont prêts à visionner des spots plus longs en cliquant sur le bandeau.
L’enjeu est important pour Google car la rentabilité de YouTube (acquis pour 1,6 milliards d’euros) passe par ce nouveau format publicitaire. De plus, au moment où de nombreux programmes cherchent à bloquer ou limiter la publicité en ligne, ce système « flash » peut être une réponse pour contourner ce problème.
Alors que Google a annoncé le lancement de son naviagteur web Chrome (en version 0.2), Microsoft travaille sur Internet Explorer 8, le successeur de son navigateur actuel. Disponible depuis le 29 août dernier la Beta 2 intègre deux nouvelles fonctionnalités qui retiennent l’attention des publicitaires, des sociétés de marketing direct et des annonceurs : InPrivate Browsing et InPrivate Blocking.
La fonction InPrivate Browsing est jugée comme très importante par Microsoft et a d’ailleurs fait l’objet récemment d’un dépôt de marque par la firme de Redmond. Elle permet aux utilisateurs de naviguer sans laisser de traces sur leur ordinateur : historique, recherches, cookies et fichiers temporaires seront supprimés au fil du surf.
La fonction InPrivate Blocking, quant à elle, intervient lorsqu’une page web fait appel à des contenus extérieurs (bannières de pub par exemple) susceptibles de recueillir certaines des informations de navigation (requêtes, habitudes de navigation,…). Le navigateur bloque alors la transmission de ces données et le contenu provenant du site tiers. L’internaute pourra même créer des « listes noires » d’adresses Web afin d’interdire définitivement l’accès aux informations de navigation.
Microsoft se défend de vouloir supprimer les modes de revenu actuels du web et dit seulement vouloir donner aux internautes la liberté de choisir qui les observe ou non. Il rappelle également que des extensions pour identifier les liens externes vers les régies publicitaires et à bloquer la diffusion des bannières existent déjàpour les navigateurs actuels mais que leur audience est cependant limitée.
Cependant, ces deux fonctions, installées par défaut sur le nouveau navigateur de Microsoft, pourraient modifier le travail des publicitaires sur le net. En effet, actuellement il peuvent «suivre» la trace des Internautes à travers les sites, en apprendre plus sur leurs habitudes de navigation et ainsi réaliser des publicités ciblées. Cela pourrait également modifier le modèle économique de nombreux sites Internet et du Web plus généralement.
Et vous, comment voyez-vous ces changements en tant que publicitaire, webmaster ou en simple surfeur ? Pensez-vous que cela va changer la manière de travailller et de réaliser son travail de publicitaire sur le net ?
Le 25 juin dernier, Publicis annonçait la création de VivaKi, un pôle numérique rassemblant ses nombreuses acquisitions effectuées dans le domaine du web (Digitas, Starcom, ZenithOptimedia, Denuo, Wcube,…). Dans le même temps, Publicis nouait un partenariat avec Microsoft, AOL, Yahoo et Google afin de mettre en place le Vivaki Nerve Center. Présenté comme une sorte de guichet unique, ce dernier doit faciliter l’achat et la vente d’espaces publicitaires pour les annonceurs et les sites.
VivaKi se renforce aujourd’hui après le rachat de Performics à Google. Unité issue de DoubleClick (racheté par Google en avril 2007), Performics compte plus de 130 clients dans le domaine du search marketing sur Internet représentant plus de 200 grandes marques mondiales. Publicis intègre donc un spécialiste du lien sponsorisé à VivaKi et étend ses compétences en la matière.
Ce rachat, qui met en avant les efforts importants du Groupe Publicis dans le domaine du numérique, doit lui permettre, ainsi qu’à ses clients, de « capitaliser sur le marché porteur de la recherche sur Internet ». Dans son communiqué, Publicis reprend les données de Jupiter Media qui indiquent que ce marché s’est élevé à environ 9,9 milliards de dollars en 2008, et devrait connaître un taux de croissance annuel de 12% jusqu’en 2012.
Publicis est vraiment très actif sur le plan numérique, notamment au travers des différentes opérations qu’il a mené dans le domaine… Ses concurrents semblent plus discrets en la matière et ne semblent pas communiquer autant que ne le fait Publicis même si le magazine britannique Marketing Week rapporte que WPP était également intéressé par Performics. Quelqu’un a-t-il plus d’informations sur les investissements pratiqués par les autres entreprises du secteur ?