Le 10 décembre dernier s’est tenue la cérémonie de remise des trophées du XXIXème Grand Prix des Agences de l’Année. Ces trophées visent à récompenser la performance concurrentielle des agences en tant qu’entreprises, au delà de la créativité des campagnes de communication réalisées.

Selon le communiqué de presse publié à cette occasion, le palmarès de cette édition 2008 met en avant plusieurs éléments :

  • Monsieur Maurice Lévy, Président du Directoire de PUBLICIS GROUPE, succède cette année à Monsieur Vincent Bolloré, Président du Groupe HAVAS, en tant que  » La Personnalité de la Communication de l’Année « , illustrant ainsi le rôle grandissant ces dernières années de ces deux enseignes et de ces deux dirigeants sur le marché français.
  • TBWA, reste clairement parmi les enseignes les plus primées, une fois encore, du marché, notamment dans les communications d’entreprise.
  • PUBLICIS rejoint le peloton de tête des enseignes les plus primées du marché, témoignant ainsi de sa reprise d’initiative, aussi bien en publicité que sur l’internet.
  • HAVAS, déploie avec force et constance ses activités spécialisées, média et intégrées.
  • Avec 8 agences indépendantes primées, les entrepreneurs animent avec vigueur et renouvellent un marché réputé  » verrouillé  » par les grands groupes, en offrant une alternative compétitive aux annonceurs.

En marge de cet événement, lefigaro.fr publiait une interview d’Arthur Sadoun, président de Publicis Conseil. En effet, son agence a été  élue « agence de publicité de l’année » et « agence la plus créative de l’année » de cette édition 2008.

Il en profite pour livrer une analyse très intéressante sur le marché de la publicité et le rôle des agences dans le contexte actuel. Voici le passage de l’interview qui a plus particulièrement retenu mon attention :

« La crise ne date pas du mois d’octobre et la remise en question de nos modèles d’activité, non plus. Les relations entre grande distribution, grande consommation et médias se sont tendues il y a déjà trois ans. Le krach financier et ses suites ne font que rendre la situation plus aiguë et, surtout, frappent, à son tour, le secteur banque-assurance.

Dans ce contexte, les agences subissent nécessairement le même sort que les marques. En période d’arbitrage, les entreprises ne garderont que les partenaires indispensables à leur vitalité et à leur développement. Toute notre stratégie a été réorientée pour répondre à cette nouvelle donne. »

« Il en va de même pour les marques. Aujourd’hui, le consommateur ne conserve que les marques qui jouent un vrai rôle dans sa vie. Plus que jamais, la capacité d’une marque à s’ancrer dans la vie des gens détermine sa capacité à gagner des parts de marché. Les annonceurs qui ont compris cet impératif sortiront grandis de la crise.

Le rôle d’une agence est donc précisément de faire entrer les marques dans la culture populaire et de leur donner un sens dans le quotidien de chacun. »

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Robert Namias rejoint Publicis

Robert Namias, ancien directeur général adjoint en charge de l’information à TF1, intégrera le groupe Publicis à compter du 1eroctobre en tant que conseiller de Maurice Lévy, président du directoire de Publicis Groupe. À ce titre, il interviendra sur des dossiers politiques et des affaires sensibles.

Il occupera, en outre, la fonction de vice-président de Publicis Consultants France, le réseau de stratégie et de communication institutionnelle. Sa mission portera sur la définition et la gestion de positionnement d’entreprises.

Robert Namias, 64 ans, avait quitté TF1 en juin dernier, en même temps que PPDA. Depuis 1996, il dirigeait l’information et il était devenu en 2005 directeur général adjoint chargé de l’information. Il faisait partie de la « vieille équipe dirigeante » constituée autour de Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte, partis en 2007 du Groupe TF1.

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Source : immédias, le blog de Renaud Revel – Exclusif: Robert Namias chez Publicis

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Le 25 juin dernier, Publicis annonçait la création de VivaKi, un pôle numérique rassemblant ses nombreuses acquisitions effectuées dans le domaine du web (Digitas, Starcom, ZenithOptimedia, Denuo, Wcube,…). Dans le même temps, Publicis nouait un partenariat avec Microsoft, AOL, Yahoo et Google afin de mettre en place le Vivaki Nerve Center. Présenté comme une sorte de guichet unique, ce dernier doit faciliter l’achat et la vente d’espaces publicitaires pour les annonceurs et les sites.

VivaKi se renforce aujourd’hui après le rachat de Performics à Google. Unité issue de DoubleClick (racheté par Google en avril 2007), Performics compte plus de 130 clients dans le domaine du search marketing sur Internet représentant plus de 200 grandes marques mondiales. Publicis intègre donc un spécialiste du lien sponsorisé à VivaKi et étend ses compétences en la matière.

Ce rachat, qui met en avant les efforts importants du Groupe Publicis dans le domaine du numérique, doit lui permettre, ainsi qu’à ses clients, de « capitaliser sur le marché porteur de la recherche sur Internet ».  Dans son communiqué, Publicis reprend les données de Jupiter Media qui indiquent que ce marché s’est élevé à environ 9,9 milliards de dollars en 2008, et devrait connaître un taux de croissance annuel de 12% jusqu’en 2012.

Publicis est vraiment très actif sur le plan numérique, notamment au travers des différentes opérations qu’il a mené dans le domaine… Ses concurrents semblent plus discrets en la matière et ne semblent pas communiquer autant que ne le fait Publicis même si le magazine britannique Marketing Week rapporte que  WPP était également intéressé par Performics. Quelqu’un a-t-il plus d’informations sur les investissements pratiqués par les autres entreprises du secteur ?

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