Rocket League - 3

Il y a des jeux comme ça qu’on ne voit pas venir, qu’on prend en pleine figure et qu’on arrive plus à lâcher. Le genre de perle vidéoludique qui tient à une idée de gameplay géniale poussée à son paroxysme. Rocket League est une de ces perles.Au coeur d’un été plutôt calme depuis la sortie de Batman Arkham Knight fin juin, ce petit jeu de foot survolté fait l’effet d’une véritable bombe. Ajoutez à cela le fait qu’il est également un des jeux gratuits du PlayStation Plus de ce mois (20 Euros si vous n’êtes pas abonné) et vous obtenez l’un des jeux les plus joués du moment et qui pourrait bien s’installer durablement dans le paysage vidéoludique. Mais alors faut-il craquer pour Rocket League ? Oui, et voici pourquoi !

Fiche technique

  • Date de sortie : 7 juillet 2015
  • Style : Sport 
  • Classement ESRB / PEGI : E / PEGI 3
  • Développeur : Psyonix
  • Éditeur :  Psyonix
  • Langue d’exploitation : Français
  • Disponible sur PlayStation 4, PlayStation 3 et PC
  • Prix lors du test : 20€ (Disponible gratuitement via l’abonnement PSN Plus pour le mois de juillet)

Un jeu de foot… avec des voitures…propulsées en roquettes

Rocket League, c’est une idée de base complètement dingue : mélanger un match de foot, avec des voitures propulsées par des roquettes. Les matchs, rapides (5 min) se jouent à 2 vs 2, 3 vs 3 ou 4 vs 4, en ligne ou en écran splité et consistent tout simplement à mettre le ballon énorme à la gravité particulière dans le but adverse. Chaque joueur prend le contrôle d’une de ces voitures en vue arrière et doit travailler avec ses coéquipiers pour contrôler, cadrer, tirer ou passer le ballon uniquement grâce à des petits sauts et à la propulsion de son réacteur. Le tout, sur des terrains permettant notamment de rouler sur les murs.

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Un gameplay simple mais tellement riche

A première vue, j’ai été dubitatif. On se dit que ça va être un joyeux bordel, que ça va nous faire marrer 10 min et qu’on va oublier le jeu. Quelle erreur que de confondre simple et simpliste !

Rocket League est simple… et en même temps très complexe. Je m’explique. Vous faites le tour du tutoriel qui vous enseigne les bases (contrôle de la voiture, principe du saut pour tirer, contrôle du saut assisté par la roquette, règles d’engagement, etc) en 10 min maximum. Le principe est simple d’accès. N’importe qui va réussir à taper dans le ballon, à marquer des but, bref à jouer à peu près correctement. On remarque toutefois assez rapidement qu’il existe une énorme marge de progression et qu’une bien meilleure maîtrise du gameplay est possible avec un peu de temps et d’entrainement. Un joueur expérimenté va commencer à dribler, à centrer parfaitement, à tirer dans des angles complexes ou même à maîtriser le fameux et très complexe rocket jump, ce saut assisté par la roquette qui vous propulsera dans les airs pour des tirs impossibles autrement. Bref, Rocket League peut sembler simpliste, mais est en fait un jeu au gameplay extrêmement riche qui, une fois maîtrisé, est absolument jouissif.

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Le rocket jump, le Graal de celui qui veut maîtriser Rocket League

Un gameplay équilibré qui n’est jamais frustrant

Rocket League est équilibré. Une des véritables forces du jeu de Psyonix tient dans le fait que son gameplay n’est jamais injuste. Il existe pour l’instant très peu de bug ou de failles qui seraient surexploités en ligne. Chaque but est le résultat d’une belle action, d’un coup de chance ou d’une erreur d’un défenseur. Il est en résulte un jeu qui est juste et quasiment jamais frustrant ce qui explique en grande partie son succès d’estime actuellement. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle il est rentré dans la liste des jeux de l’ESL (Electronic Sports League) 3 jours après sa sortie. Clairement, c’est LE jeu qui me donne envie de suivre l’esport et qui pourrait amener de nombreux joueurs, rebutés par la complexité d’un League of Legends pour un néophyte, à suivre les différentes compétitions internationales.

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Un jeu totalement fun qui devient une véritable drogue

Enfin, Rocket League est réellement addictif tout simplement parce qu’il est fun à jouer avec des amis. Il existe bien un mode solo sous la forme d’une saison avec des équipes imaginaires et de beaux blasons dans le style des équipes de sports américaines, mais on ne va pas se mentir, c’est à plusieurs, et surtout avec des amis que le jeu prend tout son intérêt.

Comme un bon vieux match de foot avec des copains, vous vous amusez au sein d’une équipe et progressez ensemble. Une grande partie du plaisir qu’on a à jouer à plusieurs vient de l’émulation qu’on ressent par rapport à ses adversaires et à son équipe. Ici par de cavalier seul, on gagne ou on perd ensemble. Vous êtes de plus totalement libre concernant votre stratégie. Aucun joueur n’est cantonné dans le rôle du gardien, bloqué dans les cages et incapables de passer en attaque, et pourtant progressivement, certains joueurs de votre équipe vont montrer une aptitude à l’attaque alors que d’autres seront meilleurs en défense. Le plaisir de la découverte de ses propres points forts et de sa place au sein d’une équipe est bien là.

Le jeu permet également quelques options de customisation purement cosmétiques ( réacteurs de la roquette, peintures, couleurs, roues, chapeaux, drapeaux, etc.) qu’on débloque quasiment à chaque match. Vous pouvez ainsi vraiment personnaliser votre voiture et avoir votre véritable identité au sein de votre équipe.

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Conclusion

Rocket League est LA surprise de cet été. Simple, facile d’accès mais en même temps profond à haut niveau, ce petit jeu de foot très équilibré est surtout extrêmement fun et addictif. J’ai réellement redécouvert cette sensation de faire partie d’une équipe en jouant avec des amis. C’est aussi le jeu qui pourrait m’initier à l’esport et me donne envie de suivre des maîtres dans l’art complexe du rocket jump.

Bref, c’est le jeu du moment, donc que vous cherchiez un jeu qui demande de l’implication et de la maîtrise, ou un jeu facile d’accès à faire en soirée avec des amis, n’hésitez plus, Rocket League est ce qu’il vous faut.

NOTES
Note
9
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Communicant parisien élevé aux Sciences Politiques, je suis avant tout un passionné de jeux vidéo, mais également  un dévoreur de films, de séries, de littérature Science-Fiction, et de culture web. Accessoirement, je suis aussi un transhumaniste à tendance sociopathe, amoureux d'aliens bleues et de sorcières rousses, et fasciné par la simple idée de voir un jour l'humanité coloniser l'espace...