Un diffuseur internet, de style youtubeur, recrute une poignée de personnes pour le tournage de son émission « Horror Time » à l’hôpital psychiatrique de Gonjiam, un endroit sélectionné comme l’un des « 7 endroits les plus bizarres de la planète ». Ils devront explorer l’asile hanté et diffuser leur émission en direct.

Fiche Technique

Gonjiam: Haunted Asylum sera présenté en première Québécoise le jeudi 2 août à 19h45 à l’Auditorium des diplômés de la SGWU (Théâtre Hall) dans le cadre du Festival international de films Fantasia.

Found footage moderne

Gonjiam se veut une variation sur l’esthétique found footage, un trope bien établi dans le milieu de l’horreur. On remplace ici les vidéos retrouvés par une diffusion en direct sur internet. Poussé par l’appât du gain Seung-wook, l’animateur de Horror Time, recrute quelques personnes afin d’explorer l’asile hanté de Gonjiam. Il projette y effectuer un rituel pour communiquer avec les esprits. Le tout sera diffusé en direct sur internet dans le but d’obtenir plus d’un million de visiteurs et empocher quelques centaines de milliers de dollars en redevance publicitaire. L’expérience est retransmise à l’aide de plusieurs GoPro et quelques caméras stationnaires.

Un pastiche original?

Au premier abord, Gonjiam emprunte énormément d’éléments à d’autres films du genre, comme The Blair Witch Project, Rec, The Eye et Grave Encounters, mais il le fait bien. Il prend les meilleurs parties de ces films et les remanie à sa façon. Les amateurs de ces longs métrages passeront la première heure à faire des liens avec ceux-ci, sans jamais crier au pastiche.

Les acteurs ou les personnages?

Bien que je ne parle pas coréen, les acteurs me semblent très bien dans leurs rôles, livrant une performance visuelle excellente. On peut facilement lire la terreur sur leurs visages. Certains archétypes de personnages m’énervaient un peu au début du film, mais plus les personnages s’enfoncent dans Gonjiam, plus on prend un malin plaisir à les regarder souffrir. Chose étrange, les personnages portent les mêmes noms que les acteurs qui les incarnent. N’étant pas très à jour avec le vedettariat coréen je ne sais pas s’il s’agit d’un coup publicitaire ou si ce n’était que pour rendre l’expérience plus immersive.

Du mythe…

Après un moment, il devient évident que les deux caméramans principaux sont de mèche avec l’animateur. Ils ont prévu quelques trucs afin de faire peur aux autres participants et ainsi faire gonfler les visiteurs sur le site web. Par contre, les mauvais esprits occupants Gonjiam se réveillent pendant l’exécution d’un rituel et c’est là que tout le génie du film brille à l’écran. Je suis généralement imperturbable devant ce genre de film, mais trois scènes ont su me glacer le sang, je vous laisse la chance de les découvrir par vous-même.

À la réalité de Gonjiam

J’avais déjà lu sur l’hôpital psychiatrique de Gonjiam avant de voir le film. J’étais effectivement tombé sur l’article de CNN qui est mentionné plusieurs fois dans le film. Par contre, l’asile abandonné ne m’avait pas semblé bien différent de ceux que nous pouvons retrouver au Québec lorsqu’on s’aventure en région. Bien sûr, la façon dont ce lieu hanté est porté à l’écran lui apporte une tout autre dimension et l’élève même au rang de personnage.

Malgré ses emprunts à d’autres films du genre, Gonjiam réussit à glacer le sang. Bien que le récit n’offre rien de nouveau il saura vous surprendre dans son exécution. Loin d’être un chef-d’oeuvre, le film offre une finale qui mérite d’être vue sur grand écran.

Article de CNN: http://travel.cnn.com/freakiest-places-around-world-681626/

NOTES
La réalisation
7
Le scénario
6
Le jeu des acteurs
8
Le plaisir durant le visionnement
7
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