NIS America a le don de nous amener de vrais petits bijoux du Japon pour les localiser ici. C’est rarement les jeux les plus populaires, mais il y a assurément un marché pour eux. Se déroulant dans la ville de Tokyo à l’ère moderne, The Lost Child est un spin-off de El Shaddai : Ascension of the Metatron. Jeu culte de la dernière génération, la critique avait été très positive à son endroit. Mais avec un nouveau protagoniste et présenté sous un nouveau genre, est-ce l’occasion rêvée de découvrir cet univers ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 19 juin (NA) / 22 juin (EU) 
  • Style : Dungeon-Crawler / RPG
  • Classement ESRB / PEGI ESRB T / PEGI 12
  • Développeur : CRIM
  • Éditeur : NIS America
  • Langue d’exploitation : Disponible en anglais seulement
  • Disponible sur : PlayStation 4, Vita et Nintendo Switch
  • Testé sur : Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 79,99 $ CA / 39,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Dans la peau d’un reporter de l’occulte

The Lost Child nous met dans la peau du jeune Hayato, un journaliste de Tokyo qui se spécialise dans l’occultisme. En visite dans le métro de Tokyo où de curieux événements ont eu lieu, notre protagoniste passe à deux doigts de la mort. C’est alors que la mystérieuse femme qui lui a sauvé prend la poudre d’escampette. Cependant, elle prend quand même le temps de nous laisser une valise qui ne passe pas inaperçu. Quelques instants plus tard, une autre étrange dame s’approche de lui et elle prétend être un ange. Elle lance alors que notre personnage est le grand élu de la guerre entre l’Enfer et le Paradis. Alors, êtes-vous prêt à relever le défi ?

Comme la plupart des JRPG à la dungeon-crawler un peu moins connue que j’ai joué, The Lost Child ne s’étend pas trop au niveau de son scénario. Bien que la prémisse capte rapidement notre attention, le reste du scénario s’étale un peu trop. Les séquences de jeux entre les scènes sont un peu trop longues et l’histoire n’avance tout simplement pas assez vite. On en perd malheureusement assez rapidement l’intérêt.

Bien que la prémisse capte rapidement notre attention, le reste du scénario s’étale un peu trop.

Puis, ce n’est pas nécessaire d’avoir joué à El Shaddai avant de vous lancer dans The Lost Child. Il y a quelques personnages qui sont de retour, mais l’histoire tient tout de même seule. Enfin, on sent facilement l’inspiration de titres comme Persona. Le thème de la science-fiction est très présent et les personnages ont de drôles de personnalités.

D’un jeu d’action à un dungeon-crawler

En fait, même le style de jeu est complètement différent. Le titre original était plutôt un jeu d’action à la troisième personne. Alors que, cette fois, on a vraiment plus un dungeon-crawler classique à la première personne. Dans celui-ci, on bouge d’une case à l’autre à travers les labyrinthes dans une perspective à la première personne. Si vous êtes familier avec le genre, The Lost Child ressemble beaucoup à Unchained Blades sur PSP. Il y a une tonne de donjons à traverser et ceux-ci renferment une tonne de secrets et d’ennemis.

On est donc très encouragé à faire de l’exploration, car on ne sait jamais sur quoi on peut tomber. En plus, c’est toujours payant de rencontrer plus d’ennemis que ce soit pour gagner de l’EXP ou pour capturer d’autres démos.

Or, ça devient quand même assez redondant de passer à travers les labyrinthes. Il faut vraiment être une personne maniaque du genre, sinon on va vite se lasser. En plus, les décors sont plutôt génériques et pas très beaux. On dirait justement un jeu d’une autre génération, et les polygones sont très peu définis. C’est décevant, car je sais que la console peut faire mieux, donc c’est visiblement une limitation de l’engin. Surtout que les personnages, de leur côté, sont très bien dessinés.

On est donc très encouragé à faire de l’exploration, car on ne sait jamais sur quoi on peut tomber.

Enfin, préparez-vous à lire énormément, car il y a beaucoup de dialogues de personnages. Parfois, on se fait interrompre en pleine exploration de donjon par un NPC qui veut nous parler. Malheureusement, ce sont rarement des conversations intéressantes donc ça devient plutôt lourd.

À la chasse aux démons !

Ensuite, comme plusieurs titres de Shin Megami Tensei, The Lost Child encourage la chasse et la capture de démons. En effet, en plus d’être vos ennemis principaux, ils peuvent aussi devenir vos alliés. Pour se faire, Hayato possède une sorte d’arme sortie droit du Paradis nommé le Gangour. Mais il y a une mécanique de capture particulière qui est basée sur le tir qu’on va faire sur l’ennemi. Celle-ci est aussi altérée par la jauge burst et il faut s’assurer de ne pas surcharger l’arme. C’est compliqué les deux ou trois premières fois, mais on s’y fait rapidement. Selon moi, c’est une des mécaniques de capture les plus originales que j’ai vues dans ce genre de jeu.

Une fois capturé, on purifie le démon et il peut s’ajouter à notre équipe de combattants. D’ailleurs, c’est justement en faisant plusieurs combats que notre démon va apprendre de nouvelles habiletés. Puis, avec les points de Karma accumulés lors des conversations, on peut les faire monter de niveau. En dernier lieu, les démons atteignent éventuellement un niveau maximal et c’est là qu’il devient intéressant de les faire évoluer. Encore une fois, il va falloir explorer, car il faut trouver l’item rare qui vous permettra de débloquer l’évolution.

une des mécaniques de capture les plus originales que j’ai vues dans ce genre de jeu

En dernier lieu, il y a quelques Boss qui rendent l’expérience un peu plus complexe et augmentent le niveau de difficulté. La plupart d’entre eux offrent un excellent défi. On vous recommande donc de maximiser votre équipe avant de vous plonger dans un tel combat.

Pas pour tout le monde

En conclusion, The Lost Child n’est pas pour tout le monde. Son style n’est pas du tout grand public et même pour les fans du genre, il ne devrait pas être en haut de votre liste. Malheureusement, les donjons sont un peu trop ennuyants et le visuel n’aide pas du tout. Même l’histoire n’arrive pas à maintenir le rythme du début qui nous avait offert une énigme très intrigante. Certes, le jeu propose un des meilleurs systèmes de captures et les Boss viennent vraiment tester votre équipe. Mais ce n’est pas suffisant pour rendre le titre suffisamment attrayant. Bref, à moins d’être vraiment accroc au genre, je vous recommande de passer par-dessus.

NOTES
Note d'enthousiasme
6
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.