Six ans après Hôtel Transylvanie 2, tous les membres de la famille de Dracula et ses amis se réunissent pour partir en vacances à bord d’un luxueux bateau de croisière. Pendant la croisière, Dracula tombe amoureux du capitaine qui n’est autre que la descendante du professeur Van Helsing, le tristement célèbre tueur de monstres.

Fiche technique

La petite vampire, ma fille de six ans, et moi avons assisté à la projection d’Hôtel Transylvanie 3 : Les Vacances d’Été en français doublé au Québec. Votre expérience pourrait donc être différente si vous assistez à la version originale ou la version doublée en France.

Hôtel Transylvanie 3 : Les vacances d’été monstrueuses

Hôtel Transylvanie 3 ouvre sur un train qui parcourt l’Europe en 1896, à son bord se trouvent Dracula et sa joyeuse bande des films précédents. Ils sont tous déguisés afin de ne pas attirer l’attention des humains, mais tout bascule lorsque Van Helsing fait son apparition à bord. S’ensuit un montage de l’incompétence du légendaire chasseur de monstres, diminuant ainsi tout l’impact que celui-ci aurait pu avoir sur le scénario en le réduisant en un simple gag.

Un petit saut dans le temps plus tard, nous retrouvons Dracula, dans son hôtel, qui célèbre un mariage entre deux monstres. L’expérience le laisse mélancolique et il se sent soudainement en manque d’amour. Croyant qu’il est surmené, Mavis organisera une croisière afin qu’il puisse se changer les idées. Mais comment se changer les idées si nous trimbalons avec nous tous les personnages que nous sommes habitués de voir à l’hôtel? Une fois sur le navire Dracula aura le béguin pour Ericka, la capitaine et descendante de Van Helsing.

Avant de me lancer dans la critique, voici en quelques phrases ce que la petite vampire en a pensé, c’est un film pour enfant après tout. Elle dit avoir beaucoup aimé le film. La petite vampire a préféré Mavis, car elle se doutait que la capitaine était une méchante. Elle vous recommande d’aller voir le film avec vos petits loups-garous.

Un humour aseptisé

De mon côté, j’ai trouvé que le scénario souffre d’un manque de contenu, le récit aurait pu être un épisode d’une vingtaine de minutes pour la série télé. Parsemées à travers le film je pouvais percevoir des pointes de l’humour peu conventionnel de Genndy Tartakovsky qui, même s’il a réalisé les trois films de la série, participe pour la première fois à l’écriture. J’écris “des pointes” puisque j’ai l’impression qu’il a été censuré, ou s’est autocensuré, puisqu’on est à des années-lumière de ses autres oeuvres. De plus, je ne suis pas un amateur de l’humour de Michael McCullers, qui se transpose bien mal dans une oeuvre pour enfants, quoique si vous avez apprécié Boss Baby vous y trouverez peut-être votre compte. Selon moi, tout était forcé ou réduit à une blague de bas étage en comparaison avec les chapitres précédents.

De bons gags visuels

Le style visuel de Genndy Tartakovsky est bien présent au niveau de la réalisation et c’est ce qui, à mes yeux, sauve le film. Que ce soient les gremlins, qui offrent un service aérien à éviter, ou encore toute l’attention portée au triangle des Bermudes, où l’on peut voir les navires qui y sont réellement disparus, la signature du réalisateur est bien présente. Les gags visuels sont mieux réussis que ceux transmis par le biais du dialogue. Lorsque ma fille voudra inévitablement revoir Hôtel Transylvanie 3, je vais au moins avoir le plaisir de pouvoir analyser les plans afin d’y déceler d’autres gags visuels que j’ai fort probablement manqué lors de la projection.

Au niveau du doublage, je n’ai rien à redire contre les acteurs. Ils ont fait un superbe travail. Bien qu’ils n’aient pas la même signature vocale que la distribution originale, ils s’approprient bien les personnages et ne m’ont pas fait décroché du film comme c’est souvent le cas lorsque j’écoute un doublage.

Malgré son scénario faible, Hôtel Transylvanie 3 reste un bon divertissement pour les enfants. Les amateurs de Tartakovsky y trouveront sa signature visuelle, mais son humour semble aseptisé.

NOTES
La réalisation
8
Le scénario
4
Le jeu des acteurs
7
Le plaisir durant le visionnement
5
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