Playing Hard offre un accès sans précédent à un monde hautement secret où quelques joueurs/concepteurs façonnent ce qui est devenu la plus grande industrie du divertissement au monde. Il suit la création du jeu For Honor sur une période de quatre ans. Alors que l’équipe de production passe de 40 à 500 personnes, nous assistons au théâtre impliqué dans la création et le lancement d’un jeu vidéo majeur.

Fiche technique

Playing Hard sera présenté en première montréalaise le samedi 14 juillet à la Salle J.A. De Sève dans le cadre du Festival international de films Fantasia.

Playing Hard suit le directeur créatif Jason VandenBerghe, le producteur Stéphane Cardin et le gestionnaire de marque Luc Duchaine alors qu’ils se démènent afin de mener leur projet à terme. Le documentaire plonge dans leur quotidien alors que le jeu For Honor prend forme.

Le noyau créatif

Le documentaire suit principalement Jason VandenBerghe, le directeur créatif, qui est embauché afin de créer un nouveau jeu avec de nouvelles mécaniques. Il est un introverti qui a de la difficulté à communiquer avec son équipe sans les froisser. Malgré son expertise et sa passion, son projet ne se déroulera pas comme il l’entend.

Stéphane Cardin, le producteur, vient tout juste d’essuyer un échec avec son projet précédent. Il se donne à fond dans la production du jeu alors qu’il doit également gérer sa vie familiale.  Son équipe passera de 40 à 500 personnes, ce qui n’est pas sans défi.

Luc Duchaine, le directeur des communications chez Ubisoft Montréal, s’est donné le poste de gestionnaire de marque. Son travail consiste à faire de For Honor un succès commercial, et il a la gueule pour remplir sa mission. Il ne laisse rien se mettre dans son chemin, ni sa santé, ni sa vie familiale.

Pour un documentaire de 92 minutes, je trouve que Playing Hard se concentre un peu trop sur la vie personnelle et le quotidien de ses trois sujets au lieu d’explorer les divers aspects du développement du jeu. J’aurais bien aimé avoir un segment dans la chambre d’écriture avec l’équipe d’écrivains. De la façon dont c’est présenté, le documentaire donne l’impression que toute l’histoire vient de VandenBerghe. J’aurais également apprécié voir les différents départements s’affairer à la création, avoir un côté plus technique. À la place, nous avons droit à trois tranches de vie.

Ubisoft was Playing Hard

Il est fort probable que le résultat final soit dû au fait qu’Ubisoft ait retiré l’accès au plancher de production à Jean-Simon Chartier, le réalisateur, pendant plusieurs mois. L’équipe fut ensuite mise sous un accord de non-divulgation. Il est probable que ça soit ce qui l’a poussé à se concentrer sur le côté humain. Ceux qui assisteront à la projection lors du Festival Fantasia auront l’occasion de le lui demander.

Des chambres d’hôtel, aux conventions de jeux vidéos, en passant par les collines enneigées, la cinématographie est superbe.

Playing Hard offre le portrait des trois individus qui forment le noyau de l’équipe de création du jeu For Honor. Ceux qui s’attendaient à un documentaire plus technique resteront sur leur faim. Il en reste tout de même un film intéressant qui vaut la peine d’être vu.

NOTES
La réalisation
8
Le plaisir durant le visionnement
6
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Je gaspille mon temps devant la télé et les écrans de cinéma, donc autant en parler...