À une certaine époque, les jeux Hack and Slash se faisait plutôt rares. Alors que tout le monde avait Diablo et Baldur’s Gate au bout des lèvres, un jeu moins connu a capté mon attention. C’est en 2006 que le studio Iron Lore et l’éditeur THQ sont arrivés avec Titan Quest sur PC. Étant un grand passionné de la mythologie grecque, j’ai vite sauté sur le titre. Douze ans plus tard, THQ Nordic a relancé le jeu sur toutes les plateformes en plus d’ajouter un nouveau chapitre. Mais que vaut cette version Switch qui sort finalement quelques mois après être parue sur Xbox One et PS4 ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 31 juillet 2018
  • Style : ARPG
  • Classement ESRB / PEGI ESRB T / PEGI 12
  • Développeur : Iron Lore Entertainment
  • Éditeur : THQ Nordic
  • Langue d’exploitation : Disponible en français
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Autres consoles : Xbox One, PC, PS4, iOS et Android
  • Prix lors du test : 39,99 $ CA / 39,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Le retour de THQ

Le jeu était une idée de Brian Sullivan qui travaillait à ce moment sur Age of Empires. L’idée était de créer un jeu similaire, mais qui nous ferait visiter des régions de la mythologie grecque. Après avoir quitté Ensemble pour former son propre studio, Iron Lore, ils convainquirent THQ de les financer et le publier. C’est finalement un jeu action RPG qui en est ressortie pour attirer autant les joueurs occasionnels que les hardcores. Titan Quest a finalement vendu plus d’un million de copies et les critiques étaient assez positives à son égard. Dix ans plus tard, THQ Nordic décida de relancer le jeu via une édition anniversaire en plus d’une extension l’année suivante.

La version Switch est donc l’édition anniversaire qui comprend la première extension, mais elle n’inclut pas le DLC Ragnarok. De nombreuses améliorations ont été apportées par rapport à ce qui était sorti initialement sur PS4 et Xbox One. Le jeu est beaucoup plus stable et j’ai eu seulement des bogues mineurs. C’est donc une version peaufinée qui débarque chez Nintendo.

Des dieux de l’Olympe et des Titans

Titan Quest nous raconte qu’à une certaine époque, les puissants Titans régnaient sur le monde. Jusqu’au jour où les dieux de l’Olympe furent leur apparition provoquant une énorme guerre entre les deux clans. Les Titans furent finalement emprisonnés et exilés. Le joueur incarne alors un humain, qui plusieurs années plus tard, apprend qu’un Titan a réussi à mettre les pieds sur Terre. Celui-ci terrorise le monde des mortels et se prépare à libérer ses frères. Ce sera à vous, un simple humain, de mettre fin à cette menace.

C’était bien agréable de voir tous ces endroits iconiques qui sont tellement importants dans la mythologie.

À travers l’aventure, vous visiterez de nombreux endroits en commençant par la Grèce pour ensuite visiter l’Égypte, l’Asie et j’en passe. C’était bien agréable de voir tous ces endroits iconiques qui sont tellement importants dans la mythologie. On passe donc à travers des forêts, des déserts, des marais pour arriver au bout de notre quête ultime. Or, malgré cette diversité, le décor est relativement ennuyeux. On est loin de l’univers sombre et fantastique d’un Diablo.

Qui plus est, Titan Quest ne nous raconte pas une histoire très mémorable. Outre la cinématique d’intro, j’avais pratiquement oublié tout le scénario même si j’y avais joué il y a plus de dix ans. Au moins, les monstres sont toujours diversifiés et les Boss tirés directement des légendes grecques rendent le jeu plus attrayant. Cependant, la plus grande force du titre est sans contredit sa jouabilité.

Un Hack and Slash pur

Au niveau de la jouabilité, je trouve qu’encore aujourd’hui, rien n’accote celle de Titan Quest. De tous les ARPG que j’ai faits, celui-ci est parmi les plus fluides du genre. C’est d’autant plus étonnant quand on pense que le jeu date de 2006 et que bien d’autres développeurs ont exploré le genre. On le remarque principalement dans le temps de réponse entre le moment qu’on appuie un bouton et l’action. Or, c’est un aspect particulièrement important dans un ARPG, mais trop de studios choisissent de ne pas le peaufiner.

on obtient 36 possibilités de personnages

Évidemment, comme les autres titres du genre, notre personnage principal peut être personnalisé à notre goût. Et à ce niveau, Titan Quest pousse beaucoup plus la note que Diablo. En plus d’avoir un arbre beaucoup plus varié dont on choisit une première spécialisation dès le départ, on se spécialise une seconde fois au niveau 8. Avec huit spécialisations bien différentes, on obtient 36 possibilités de personnages. Cela nous permet donc d’avoir une expérience bien personnelle à soi et d’amener une belle rejouabilité. Il y a même un mode de difficulté supérieur pour ceux qui veulent un vrai défi. Je vous le recommande d’ailleurs fortement.

Bien sûr, le but du jeu est donc constamment de progresser en permettant à notre héros de gagner beaucoup d’expérience. Pour ce faire, suffit d’explorer, d’éliminer autant d’ennemis que possible et de faire les quêtes principales ainsi que secondaires. D’ailleurs, les joueurs seront comblés à ce niveau, car Titan Quest offre énormément de contenu. Il en est de même pour la quantité d’équipement qui est tout aussi imposante. Bref, c’est facile de bâtir un héros à notre goût.

Un peu mal vieilli

On remarque clairement les améliorations qui ont été apportées au jeu depuis sa sortie initiale il y a 12 ans. Malheureusement, ça n’empêche pas le titre d’avoir l’air assez vieillot surtout si on le compare à un jeu plus récent comme Divinity Original Sin 2. Dans celui-ci, les personnages et les monstres sont bien plus détaillés. Même les effets visuels des attaques surtout la magie sont beaucoup plus amplifiés.

Titan Quest aurait mérité une couche de peinture un peu plus jolie

Il en est de même pour les décors qui sont plutôt fades et les textures qui sont beaucoup moins jolies. Même les textes sont plutôt mal faits. Titan Quest aurait mérité une couche de peinture un peu plus jolie, mais le retour de la franchise me fait rêver à un Titan Quest 2 plus moderne. Il faudra voir si cette réédition aura permis à la franchise d’avoir le second souffle recherché.

D’autre part, plusieurs avaient reproché à l’époque que Titan Quest n’arrivait pas à la cheville de Diablo au niveau de son atmosphère. Je crois que c’est effectivement encore le cas encore aujourd’hui. Malgré, une trame sonore accrocheuse, le reste ne suit pas. En plus, on ne peut pas vraiment dire que le titre a amené le genre à un autre sommet. Sauf, peut-être, au niveau de la personnalisation du personnage qui est encore impressionnante en 2018. C’est juste dommage qu’on n’ait pas l’extension Ragnarok et tout ce qu’elle offrait de plus.

Un multijoueur comme vous le voulez

La bonne nouvelle, c’est qu’au niveau du multijoueur environ toutes les possibilités ont été créées. D’abord, on peut jouer en ligne en équipe allant jusqu’à six joueurs ce qui rend l’expérience bien plus agréable. Les serveurs se sont d’ailleurs montrés stables durant mon expérience.

Puis, si vous préférez jouer sur le même sofa, sachez qu’un mode couch coop est présent dans la version Switch. Malheureusement, celui-ci se limite à deux personnages ce qui est un peu dommage puisque Diablo III n’avait pas cette limitation. Il y a même un mode coop local pour ceux qui ont plus d’une Switch à la maison.

On aime ou on n’aime pas

Dans mon esprit, Titan Quest est encore aujourd’hui un des meilleurs ARPG jamais parus. Malheureusement, c’est vrai qu’il a assez mal vieilli. Même avec cette nouvelle édition et ces nombreuses améliorations, le jeu arrive à court des titres du genre paru récemment. Les puristes auront aujourd’hui probablement plus de plaisir avec un Divinity Original Sin 2, mais Titan Quest a aussi ses forces. Si vous êtes un amateur du genre, vous ne devriez assurément pas passer à côté d’autant plus que le genre se fait rare sur Switch.

NOTES
Note d'enthousiasme
6
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.