Dans un précédent article, nous vous présentions Last Year: The Nightmare. Ce jeu multijoueur asymétrique, développé à Montréal par le studio Elastic Games, s’est dévoilé aux joueurs lors d’une bêta fermée organisée du 2 au 4 novembre dernier. Nous avons eu l’occasion de le tester à plusieurs. Voici ce qu’on en a pensé.

Esthétique réussie, gameplay efficace

Côté esthétique, l’école qui constitue la première carte du jeu est plutôt bien rendue. Les nombreuses menaces écrites en lettres de sang sur les murs, les salles de classe saccagées, les corps inanimés et les mares de sang partout nous mettent très vite dans l’ambiance. Le tout est d’ailleurs servi par une bande sonore plutôt efficace.

L’endroit a tout l’air d’avoir été le lieu d’un massacre.

Côté gameplay, Last Year: The Nightmare se montre assez classique. Les classes, au nombre de 3, sont complémentaires et suffisamment différentes pour avoir une rejouabilité correcte. De plus, ces classes ne nous enferment pas forcément dans un rôle unique, ce qui peut s’avérer frustrant dans certains jeux. On regrettera tout de même le fait que les personnages s’essoufflent assez vite, ce qui nous force à marcher. Cela rend le jeu un peu lent, mais on comprend que cela facilite aussi la tâche du maniaque désireux de vous liquider. C’est une manière d’équilibrer le jeu, mais à mon sens pas la meilleure.

On apprécie les personnages clichés qui ne sont pas sans rappeler les films d’horreur du début des années 2000.

Les trois tueurs disponibles possèdent des caractéristiques distinctes que nous avons décrites dans notre article de présentation. Ils possèdent également une mécanique leur permettant d’effectuer une attaque dévastatrice, mais celle-ci devient assez vite prévisible. Je m’explique. Le géant par exemple peut traverser un mur pour surgir et attaquer un survivant. Le strangler, va quant à lui utiliser les canalisations pour agripper un survivant et le tuer tranquillement. Le Slasher peut lui surgir par des vitres situées sur le toit. Bien que ces actions soient marrantes à exécuter, moins à subir cependant, elles deviennent vite prévisibles et en tant que survivant, on apprend à éviter les endroits ou ces actions peuvent être déclanchées.

Craftez ou mourrez

Au départ vous démarrez avec des armes ou des accessoires assez basiques (tuyau par exemple). Mais de nombreuses boites et recoins regorgent de pièces et de kits pour vous constituer un arsenal plus dissuasif (shotgun, bombes, tourelles, etc.) ou pour vous fabriquer un équipement qui vous évitera de mourir trop vite, comme le casque de football. Cependant, il faudra prendre garde à pas trop se séparer pour éviter de voir son équipe se faire décimer. Ici, la coopération est importante.

Toute pièce est importante, c’est une question de survie.

La coopération est la clé

Comme tout jeu multijoueur, la coopération est la clé. Cependant, j’ai trouvé qu’il était plus facile, même avec des coéquipiers moins coopératifs, d’arriver à accomplir l’objectif suprême, à savoir la fuite de l’école squattée par un maniaque assoiffé de sang. Alors si la coopération est correcte, que vous restez regroupés, il devient très difficile, même pour un tueur expérimenté d’empêcher les écoliers de s’enfuir. Il sera donc important de bien équilibrer le gameplay de ce Last Year pour éviter des frustrations. Même chose concernant les armes, certaines comme le taser ou le shotgun semblent vraiment trop puissantes. Un rééquilibrage sera aussi nécessaire au niveau des tueurs qui ne se valent pas tous. Mention spéciale pour le géant qui semble bien inférieur au slasher et au strangler.

Ne vous séparez pas, le tueur rôde.

Des débuts encourageants

Malgré des défauts d’équilibrage inhérents à ce genre particulier, Last Year: The Nightmare nous plonge dans une ambiance prenante et stressante. Bien que n’étant pas spécialement adepte du genre, j’ai beaucoup apprécié notre session de jeu. Le studio Elastic Games nous avait prévenus que le contenu du jeu avait été légèrement amputé dans cette bêta pour éviter de trop en dévoiler. On doit donc s’attendre à être agréablement surpris par la suite. Reste à apporter quelques correctifs et nous tiendrons là un des bons jeux du genre.

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C'est depuis l'acquisition d'une Megadrive à l'âge de 5 ans, que je me passionne pour l'univers du jeux-vidéo. Que ce soit manette en main ou non, tout ce qui touche le secteur m'intéresse (développement, marketing, journalisme). Également amateur de cinéma et de séries TV, j'essaierai par mes critiques de vous donner envie de courir dans les salles obscures ou de vous lancer dans un marathon TV.