Avant le débarquement de Normandie, quelques parachutistes américains sont chargés d’une mission cruciale. Mais quand ils arrivent dans le petit village occupé par les nazis, ils vont découvrir les forces obscures utilisées par les nazis.

Fiche technique

  • Titre : Overlord
  • Date de sortie : 9 novembre (Québec) | 21 novembre (France)
  • Réalisé par : Julius Avery
  • Scénario par : Billy Ray, Mark L. Smith
  • Acteurs : Jovan Adepo, Wyatt Russell, Mathilde Ollivier, John Magaro, Pilou Asbaek
  • Distributeur : Paramount Pictures
  • Genre : Action, Guerre, Horreur, Science-Fiction, Suspense
  • Durée : 110 min
  • Classement : 13+
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue : Anglais (aussi en français)

Le six juin 1944, l’Opération Overlord est mise en branle, parmi ce déploiement se trouve une escouade se voit confier la mission de démolir une antenne radio allemande dans une vieille église française. Par contre, les soldats américains découvrent que l’église abrite plus qu’une simple antenne radio…

Opération Overlord

Overlord a su me charmer avec sa séquence d’ouverture montée comme un vidéo de propagande de la Deuxième Guerre mondiale en noir et blanc qui passe ensuite aux sépias, pour finalement en arriver aux couleurs. L’escouade est dans le ventre d’un avion à attendre l’ordre de sauter afin d’effectuer sa mission, quand l’ennemie se met à leur tirer dessus, les balles criblant la carlingue. S’ensuit une intense séquence digne des meilleurs films de guerre. Les scénaristes et le réalisateur se permettent d’exploiter les tropes de films militaires et c’est tout à notre avantage.

Une fois que l’escouade a trouvée son chemin jusqu’à la petite bourgade, le film installe rapidement une atmosphère sombre. Bien que le réalisateur essaie de nous faire peur, j’ai trouvé que le côté surnaturel du film s’approche plus de la science-fiction que de l’horreur. Les zombies sont en fait des soldats injectés d’une sérum les rendant surhumain, un peu comme le penchant nazi de Capitaine America. L’infiltration de l’église n’est pas sans rappeler la série de jeux Castle Wolfenstein, même qu’une scène m’a donné l’impression de regarder un Quick-Time Event. Au moins, les effets spéciaux sont bien réussis pour la majeure partie du film.

Des rôles stéréotypés, mais bien joués

La majeure partie d’Overlord est vue à travers les yeux de Boyce, joué par Jovan Adepo. Il livre une excellente performance, pour le peu de profondeur qu’il lui est offert par le scénario. Iain De Caestecker (Agents of S.H.I.E.L.D.), Jacob Anderson (Game of Thrones), John Magaro et Wyatt Russell viennent compléter l’escouade dans des rôles stéréotypés, mais bien joués. Pilou Asbaek est méconnaissable dans le rôle de l’officier nazi Wafner, son jeu m’a fait haïr son personnage, alors que je suis habituellement indifférent à ce type de vilains.

Bien qu’Overlord soit un bon divertissement, le film n’offre rien de nouveau dans le genre. Les scénaristes auraient gagné à sortir des sentiers battus. Tant qu’à faire une histoire de super soldats nazis, ils auraient pu s’inspirer de l’excellent récit Über de Kieron Gillen. Le réalisateur aurait quant à lui pu mettre plus d’emphase sur le côté horreur du récit. À la place nous avons un film qui danse entre les genres sans jamais vraiment trouver sa place.

NOTES
La réalisation
7
Le scénario
6
Le jeu des acteurs
8
Le plaisir durant le visionnement
7
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