À une certaine époque, les aventures pointer-et-cliquer étaient rois du monde des jeux vidéo et particulièrement sur PC. Dans l’ère moderne, le genre est devenu pas mal moins courant, mais une série a su sortir de l’ombre dans les dernières années. En effet, Deponia et ses suites se sont démarqués grâce à de l’humour un peu sombre, une aventure complètement loufoque et un visuel qui nous rappelle celui de Matt Groening, créateurs des Simpsons. Or, comme bien d’autres studios, Daedelic Entertainement veut profiter du retour en force de Nintendo pour débarquer sur Switch. Est-ce que le moment est bien choisi pour se lancer dans ce curieux univers ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 24 avril 2019
  • Style : Aventure pointer-et-cliquer
  • Classement ESRB / PEGI : T / 12
  • Développeur : Daedalic Entertainment
  • Éditeur : Daedalic Entertainment
  • Langue d’exploitation : Anglais seulement
  • Test effectué sur : Switch
  • Aussi offert sur : PC, PS4, & iOS
  • Prix lors du test : 39,99 € / 39,99 $
  • Test effectué grâce à un code envoyé par l’éditeur
  • Site officiel

Le grand départ vers une nouvelle vie

Deponia met en vedette le personnage de Rufus qui veut s’enfuir de la planète qui porte le nom du jeu. Effectivement, sa vie monotone et sa quête d’aventure l’amènent à créer un plan infaillible (ou pas) afin d’atteindre Elysium, une ville flottante utopique où la vie semble bien meilleure. Ainsi, il pourra aussi suivre les traces de son père qui a réussi à quitter Deponia plusieurs années plus tôt. Malheureusement, il semblerait que la vie n’est pas plus verte ailleurs et le gouvernement d’Elysium cache plusieurs choses à la population. Saurez-vous résoudre tous les mystères qui s’y cachent ?

L’introduction met parfaitement en place le ton loufoque tirant vers le ridicule de l’aventure. Ne reculant devant rien, Rufus fait ses provisions et se prépare à se catapulter sur un vaisseau de l’organisation militaire Organnon. Son plan est d’autant plus ridicule qu’il pense pouvoir partir avec seulement quelques pois au wasabi, une paire de bas propres et une brosse à dents.

Malheureusement, les choses tournent au vinaigre lorsque la cabine (une sorte de toilette publique) qui devait propulser notre protagoniste se défait forçant le jeune homme à faire le voyage sans protection. Bien sûr, Rufus s’accroche tant bien que mal, mais il ne peut éviter la plupart des obstacles qui se retrouvent devant lui menant à une scène assez comique. Malgré tout, il réussit à monter à bord et c’est là que l’histoire débute vraiment. Et soyez prêt à être témoin d’un des personnages les plus maladroits du monde et c’est particulièrement drôle à voir. On s’attache rapidement à Rufus grâce à sa persévérance et son bon cœur, malgré qu’il soit tellement maladroit. Après tout, c’est ce qui fait le charme du jeu.

Résoudre les énigmes

Mais revenons maintenant à la jouabilité, parce que c’est ça qui nous permet de progresser et d’en découvrir davantage sur l’histoire. Comme tout bon jeu pointer-et-cliquer, le titre nous donne divers objectifs qu’il faille compléter en prenant, activant ou mélangeant des objets. Ça peut être quelque chose d’aussi simple que de porter des gants pour ramasser un piment fort ou mettre une trappe pour attraper une brosse à dents qui se cache de nous (?). Parce que oui, l’humour n’est pas seulement omniprésent dans les dialogues, mais elle l’est aussi dans les actions de notre personnage. Il faut souvent user de beaucoup d’imaginer pour compléter les casse-têtes et penser à toutes les possibilités.

D’ailleurs, parlant de casse-têtes, c’est surtout autour de ça que la jouabilité de Deponia a été développée. On nous donne des objectifs et c’est à nous d’explorer tous les recoins pour trouver les bons indices. La plupart des casse-têtes sont assez difficiles à compléter et il faut bien suivre les quelques indices qui se retrouvent sur notre chemin. On ne peut pas reprocher grand-chose au jeu à ce niveau, car il met vraiment à profit notre intelligence et notre capacité à résoudre des énigmes.

Un style charmant et particulier

Ultimement, on finit par faire beaucoup d’essais-erreurs et ça vient avec plusieurs commentaires très sarcastiques de notre personnage. Si Rufus peut faire le jeu à lui seul, les personnages secondaires et les autres qu’on rencontre dans l’aventure sont tout aussi excellents. Wenzel, le meilleur ami de notre personnage est beaucoup plus pausé, mais il demeure naïf ce qui apporte de drôles de situations entre les deux.

Mais franchement, tous les personnages qu’on rencontre ont énormément de personnalité au point que certains ressemblent carrément à des caricatures. C’est encore plus accentué avec le style visuel qui nous rappelle les Simpsons ou, plus récemment, Flipping Death. C’est assez original et ça permet au jeu de se démarquer puisque les graphiques vieillissent très bien.

Le verdict

En conclusion, Deponia est un très bon jeu qui offre une histoire à la fois charmante, drôle et tragique sur les bords. La version Switch est aussi stable et jolie esthétiquement que les autres, mais vient, selon moi, à un coût un peu trop élevé. Surtout qu’il n’est même pas offert en français… Le jeu est paru initialement en 2012 et on peut le trouver dans un Humble Bundle à prix réduit. L’ensemble comprend même toute la collection au même prix que le premier jeu sur Switch. Bref, la taxe de la console paraît un peu lourde, malgré les qualités indéniables que possède le jeu ce qui en fait un pensez-y-bien.

NOTES
Note d'enthousiasme
7.5
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.