Avec le succès de la Nintendo Switch, les sorties sont de plus en plus fréquentes et plusieurs éditeurs en profitent pour relancer des titres qui ont un peu passé sous le radar. C’est le cas de Death Coming qui est paru il y a plus d’un an sur d’autres plateformes. Avec son aspect rétro, il cadre dans un mouvement très actuel tant au niveau de l’esthétisme que de par le fait que les jeux indépendants ont de plus en plus la cote. Toutefois, avec cette recrudescence et le grand nombre de jeux qui semblent être un peu tous du pareil au même, il arrive souvent qu’on passe à côté de titres qui peuvent en valoir la peine. Est-ce le cas de Death Coming?

Fiche Technique

  • Date de sortie : 24 avril 2019
  • Style : Stratégie
  • Classement ESRB/PEGI : T / 12
  • Développeur : NEXT Studios
  • Éditeur : Zodiac Interactive
  • Langue d’exploitation : Français et anglais
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Aussi disponible sur PC, PS4, iOS et Android
  • Prix lors du test : 6,99 $ / 6,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

L’assistant de la faucheuse

L’essentiel de l’histoire de Death Coming vient d’être mentionné dans ce dernier sous-titre. Comme vous pouvez le remarquer, ce n’est pas très complexe ou même original. Toutefois, il s’agit plus d’une mise en contexte qu’autre chose et pour le type de jeu qu’est ce titre de NEXT Studios, c’est parfait.

Donc, comment faisons-nous pour être l’assistant de la mort? Ce n’est pas trop compliqué, il suffit de mourir et de ne pas vouloir quitter les vivants. Notre « personnage » principal meurt en prologue du jeu et demande à la faucheuse s’il y avait une façon de pouvoir rester au sein des vivants. La mort ne semble pas être très encline à vouloir répondre à la requête de notre personnage mais décide tout de même de lui permettre de redevenir vivant s’il devient son assistant et en accomplissant différentes tâches pour elle. Vous voyez sûrement le genre de demandes que la faucheuse demandera à son assistant. En fait, grosso modo, il s’agit d’enlever la vie au plus grand nombre de personnes possible mais en s’assurant que certaines cibles soient considérées comme prioritaires.

Une mécanique de jeu simple mais efficace

Dans Death Coming, nous sommes loin des jeux d’action où la violence est très réaliste et où nous sommes plongés dans des environnements plus vrais que nature. Nous sommes plutôt en présence d’un jeu de stratégie dynamique où nous contrôlons une main, celle de l’assistant de la faucheuse, qui actionne des événements dissimulés dans les différents niveaux.

Que ce soit dans une ville, une usine, un musée ou même une station de ski, le principe est le même. Nous devons pointer avec la main des pièges mortels répartis un peu partout dans les environnements. Ces derniers s’illumineront et nous donneront une description de leur effet et de leur portée. Par exemple, on peut faire tomber des pots à fleurs d’une corniche, déclencher une avalanche sur une équipe de hockey ou même bloquer un train à sa station jusqu’à ce que le prochain le heurte de plein fouet. L’utilisation de la main peut se faire de deux façons: avec le joystick de gauche de la Switch ou en utilisant l’écran tactile de cette dernière. Le jeu nous suggère d’utiliser le tactile mais personnellement, je trouvais que ce n’était pas assez précis. Toutefois, le joystick est lent et m’a fait comprendre que le meilleur accessoire pour Death Coming était sûrement une souris pour la version PC. Néanmoins, ce n’a pas été un irritant majeur à mon avis.

Plusieurs niveaux sont disponibles dans Death Coming. Comme précédemment mentionné, ils sont représentés par des environnements très différents les uns des autres et où le nombre de personnes dont on doit enlever la vie est de plus en plus grand. En effet, nous devons remporter au moins le trophée de bronze pour passer au niveau suivant et il est possible de l’obtenir en tuant un certain nombre de personnes. De plus, trois personnalités dans chaque environnement doivent être également éliminées pour que la faucheuse nous donne accès au monde suivant.

Un visuel impressionnant

À première vue, Death Coming m’avait paru comme un autre jeu rétro à l’allure 8-bit comme nous en voyons régulièrement récemment. Toutefois, je me suis trompé largement. Oui les personnages peuvent sembler provenir d’une autre époque mais ils sont inclus dans des environnements très détaillés, colorés et visuellement très jolis. D’autant plus que les niveaux comportent un nombre de personnes très grand, j’ai été impressionné par la fluidité du jeu dans son aspect rétro.

Il n’est pas rare de voir 100 personnages différents ayant chacun ses actions à faire et tout ça est inclus dans des environnements qui sont eux aussi dynamiques. De plus, les pièges que nous activons sont parfois en étape. C’est-à-dire qu’une séquence d’événements doit être respectée tant au niveau des personnages que de l’environnement ce qui augmente le degré de complexité et de dynamisme de ce dernier.

Conclusion

Honnêtement, je ne m’attendais pas à grand chose de Death Coming. Ceci dit, il est une de mes belles surprises de 2019. Il ne s’agit pas ici d’un jeu révolutionnaire ou novateur mais il est accrocheur, amusant et rigolo. À toutes les fois que je jouais, je me trouvais à rester accrocher au moins une heure, temps que peut prendre un niveau à être complété de façon presque complète.

De plus, le côté humoristique de Death Coming est savoureux. Les morts sont sanglantes à l’extrême et plusieurs références et connotations sexuelles sont retrouvées dans les niveaux. Ce n’est pas déplacé ou vulgaire, juste drôle et exagéré. C’est plutôt rare que je ris tout seul dans mon salon en jouant à des jeux vidéo mais Death Coming a réussi plusieurs fois. Donc, ce titre de NEXT Studios est très bien équilibré et réussi à toucher la cible dans pratiquement sa totalité.

NOTES
Note d'enthousiasme
8.5
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Gamer depuis le moment où il a lancé ses premiers œufs sur Birdo dans Mario bros 2, François partage ses moments libres entre sa PS4, sa guitare et un terrain de soccer.Ses journées normales tournent autour des technologies de l'information où sa profession de géomaticien lui permet d'être geek même dans son milieu de travail.