Après avoir flirter avec Tetris dans Puyo Puyo Tetris il y a deux ans à peine, SEGA est de retour avec Puyo Puyo Champions. Développée avec une mentalité pro eSports, cette nouvelle visite dans l’univers du populaire jeu de casse-tête est plutôt simpliste. En effet, bien que très facile à prendre en main, le titre se concentre surtout sur le multijoueur et s’avère difficile à maîtriser. Mais, vaut-il tout de même le léger prix d’entrée qu’il demande alors qu’un Tetris 99 soit aussi sur le marché ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 7 mai 2019
  • Style : Jeu de casse-tête compétitif
  • Classement ESRB / PEGI : E / PEGI 3
  • Développeur : SEGA
  • Éditeur : SEGA
  • Langue d’exploitation : Anglais avec sous-titres français
  • Disponible sur Nintendo Switch, PS4, Xbox One et PC
  • Évalué sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 9,99 € / 13,49 $
  • Site Officiel
  • Code offert par l’éditeur

Un peu trop simpliste

Soyons directs, Puyo Puyo Champions n’est pas le jeu de casse-tête qui va charmer ceux qui jouent en solo. Si vous cherchez un titre du genre, vous serez mieux servi avec Puyo Puyo Tetris ou Sushi Striker. On fait rapidement le tour en solo avec les modes Puyo Puyo 2 et Puyo Puyo Fever qui se limite à une seule partie contre l’intelligence artificielle.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la franchise, Puyo Puyo Champions se présente exactement comme Tetris où des pièces de couleurs tombent le long d’un corridor. Cette fois, le but est de placer quatre pastilles de couleurs identiques ensemble afin de les faire disparaître. Le meilleur comparable, selon moi, est le bon vieux Dr. Mario dont les morceaux ressemblaient justement beaucoup à ceux qu’on retrouve ici.

Place à la compétition

Ensuite, comme le jeu est compétitif, il faut réussir à faire le plus de points de cette manière afin d’envoyer des pièces grises à votre adversaire. Plus on enchaîne les combinaisons, plus on fait mal à l’adversaire. Comme toujours, le gagnant est celui qui force son opposant à empiler des pièces jusqu’à la limite.

C’est donc là que l’aspect compétitif entre en jeu. En effet, ce n’est pas suffisant d’éliminer les lignes rapidement et de simplement s’assurer de bien placer nos pièces. Il est primordial de regarder ce qui se passe chez l’adversaire pour les envoyer les combinaisons au bon moment et le bombarder d’obstacles. Évidemment, c’est aussi une belle manière d’anticipée les attaques qui arrivent vers nous. C’est ce qui fait la beauté du jeu et ce qui lui permet d’être prêt pour la compétition.

Puyo Puyo Champions

Quand la fièvre monte

Pour les fins connaisseurs, l’addition la plus intéressante vous attend dans le mode Puyo Puyo Fever. Pour ajouter un peu de piquant et mettre de l’avant le côté tactique, il y a une nouvelle jauge qui se remplit en contrecarrant les combos adverses. Lorsqu’elle est pleine, on peut produire une chaîne de combos préfaite qu’il faut simplement bien synchroniser pour pulvériser l’autre joueur. On ne le remarque pas tant au départ et, plus on joue contre des joueurs coriaces, plus on apprend à ajuster nos stratégies. J’ai d’ailleurs participé à plusieurs parties très intenses dans ce mode ce qui a probablement valu le prix du jeu à eux seuls.

Une fois que vous serez assez à l’aise, les parties classées en ligne sont là pour éveiller le compétiteur en vous. Bien que j’ai souvent dû attendre plus longtemps que j’aie voulu pour trouver une partie, le niveau de compétition ne m’a pas déçu. Bref, je crois que le studio a vraiment réussi à faire honneur à son nom japonais qui se traduit comme Puyo Puyo eSports pour ceux qui avaient encore des doutes avec la direction que voulait prendre l’équipe.

Qui plus est, on peut personnaliser le jeu à notre goût avec une multitude de personnage et d’arrière-plans qui ajoutent beaucoup de couleurs à l’expérience.

Pas totalement convainquant

Pour conclure, Puyo Puyo Champions n’offre peut-être pas une expérience complète, mais son prix d’entrée est bien raisonnable. Si vous avez aimé Tetris 99 et que vous voulez essayer autre chose, il n’en coûtera pas grand-chose d’essayer celui-ci.

NOTES
Note d'enthousiasme
6.5
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Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.