Sorti il y a de cela fort longtemps sur PC et Xbox One un peu plus tard, Dungeon of the Endless avait, à aucun moment, suscité mon attention à l’époque. Six ans après, le voilà qui arrive sur les consoles actuelles de Nintendo et Sony. Cette fois-ci, le tout a attiré mon oeil, sans doute en raison de la forte offre de jeux style pixel-art sur le marché. Je ne sais pas pourquoi mais ce style graphique vient chercher mon intérêt. Des jeux comme Shovel Knight, Dead Cells ou bien Hotline Miami ont occupé plusieurs de mes heures de jeu. De plus, Dungeon of the Endless se passe dans un monde de science-fiction, que demander de plus? Mais la déception a souvent pris le dessus sur la satisfaction dans ce genre. Alors, est-ce que le pari d’Amplitude Studios est un succès ou bien un désastreux échec? Voyons cela dans notre test!

Fiche technique de Dungeon of the Endless

  • Date de sortie : 15 mai 2020
  • Style : Rogue-like, Action, Stratégie, Tower Defense
  • Classement ESRB / PEGI : T / 7
  • Développeur : Amplitude Studios
  • Éditeur : Sega
  • Langue d’exploitation : Offert en français
  • Disponible sur PC, Xbox One, Playstation 4 et Nintendo Switch
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 25,19 $ CA / 19,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur
  • À noter que l’éditeur n’influence aucunement notre processus d’évaluation

On va s’écraser!

Le scénario de base de Dungeon of the Endless (ou DotE) est relativement simple. L’écrasement d’un vaisseau spatial détenant plusieurs personnages nous propulse vers l’aventure. Il faudra donc faire travailler les personnages en question pour les faire sortir des 12 niveaux aléatoires qui se trouvent au-dessus d’eux. Tout cela en défendant avec passion le noyau du vaisseau, artefact de grande valeur. Rien de bien complexe à prime abord, c’est plutôt dans l’exécution que la complexité se trouve.

Pour commencer, certains choix nous sont offert avant d’embarquer dans le périple. Deux personnages parmi la sélection de base doivent constituer notre équipage et croyez-moi, on est loin d’être devant un choix monotone. Il s’agit sans doute du premier signe d’humour de l’équipe de développeurs avec ces personnages loufoques. Par exemple, on peut incarnez un robot, une personne sur un bulldozer ou même un pug comme mercenaire. Oui oui, un chien sans pitié à la défense du noyau. Après avoir fait le choix des personnages, celui du vaisseau devra être également fait, donnant des attributs supplémentaires à l’équipe. Et finalement, la deuxième note d’humour de l’équipe, le niveau de difficulté. Vous avez le choix entre Très facile ou Facile. Le sourire nous quitte rapidement le visage une fois l’aventure commencée.

Dungeon of the Endless salle

Et on recommence…encore

Parce que voyez-vous, Dungeon of the Endless est loin d’être facile, même très facile. Au début, on se croit téméraire, on choisi facile et puis voilà. Ha ha, erreur. DotE étant à la base un rogue-like, on se déplace de salle en salle afin de développer les ressources nécessaire à notre survie. Que ce soit des percées scientifiques, technologiques ou agricoles, chacune à son importance au fil du temps. Il est donc important de développer son plan de match dès le départ, savoir ce que l’on va prioriser pour s’en sortir vivant. Parce que les vagues d’ennemis, qui apparaissent lorsque bon leur semble, peuvent nous tuer, détruire nos ressources ou bien le noyau du vaisseau. Il faut donc être prêt à toutes éventualités.

Surtout parce qu’un de nos personnages peut mourir en cours de route, laissant alors un vide à ses autres compagnons. Heureusement que l’on peut recruter d’autres personnages, rencontré sur un étage aléatoirement. Finalement, il faudra également s’assurer de monter nos personnages de niveau, question qu’ils développent de nouvelles habiletés. Parce que sinon, c’est la mort assurée. Et malheureusement, lorsque l’on meurt, c’est la fin. On recommence tout. Pas à l’étage on nous étions rendu. Au début, menu du jeu, point barre. C’est pourquoi le jeu s’adresse au téméraire, ceux qui désirent vraiment venir à bout du système, vaincre la machine. Même à Très facile.

Dungeon of the Endless défense

Le couteau dans la plaie

Au moment d’écrire ces lignes, il faut faire le constat de petits défauts du jeu. Il n’est pas parfait, comme bien d’autres, alors il est important d’en faire la mention mais principalement un qui sera mentionné à la fin. Le premier est le manque de synergie entre les personnages. Il y a certains dialogues entre les étages, qui sont occasionnellement rigolos, mais rien de plus que cela. Avec des personnalités aussi flamboyantes, ça aurait été intéressant de bénéficier de plus que l’offre actuelle. De plus. le texte est relativement petit, ce qui fait forcer nos yeux en mode portable. Mais bon, ces deux points ne sont pas si problématique comparé à l’autre défaut.

On nous a confirmé qu’une mise-à-jour était sur le point d’arriver et en temps normal, ce n’est pas quelque chose qui serait mentionné mais impossible de faire l’impasse. Le jeu crash occasionnellement, effaçant toute la progression que nous pouvions avoir fait dans notre partie. Il faut donc recommencer, du début. Très frustrant quand cela arrive pratiquement à chacune de tes parties. Mais bon, la bonne nouvelle c’est qu’une solution arrive bientôt. Dungeon of the Endless en sera alors que meilleur (ou bien où il devrait être initialement).

Dungeon of the Endless étage

Verdict

Dungeon of the Endless fait partie de ces jeux qui nous plongent dans un univers immersif. Difficile d’approche, on continue d’explorer jusqu’à comprendre son fonctionnement afin d’en tirer le maximum. Son humour particulier et l’action à répétition nous garde sur le qui-vive en tout temps. Une fois la prise en main faite, il devient difficile de ne pas vouloir en faire une petite partie supplémentaire. Ce que je m’en vais faire immédiatement.

NOTES
note d'enthousiasme
8
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Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.