Et si la Deuxième Guerre mondiale n’avait eu aucun gagnant ?  Et si l’Europe n’était plus habitable ?  C’est ce contexte particulier que nous explorons dans Paradise Lost.

  • Date de sortie : 24 mars 2021
  • Style : Aventure, Walking Simulator
  • Classement ESRB / PEGI : ESRB M / PEGI 18 (Anciennement ESRB T / PEGI 12)
  • Développeur : PolyAmorous
  • Éditeur : All In! Games
  • Langue d’exploitation : Voix en anglais, sous-titré en français
  • Disponible sur PS4, Xbox One et PC
  • Testé sur Xbox Series X
  • Prix lors du test : 18,99$ CAD / 14,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Histoire

Dans le monde alternatif proposé par Paradise Lost, la Deuxième Guerre mondiale aura duré 20 ans sans toutefois avoir un vainqueur.  Les nazis ayant élaboré un plan très poussé ont décidé de lancer de multiples missiles nucléaires sur toute l’Europe.  Une fois la guerre « terminée » suite à ce bombardement, un jeune garçon de 12 ans se promenant dans les plaines irradiées de l’Europe trouva l’entrée d’un bunker nazi.  Ce bunker renferme d’énormes secrets que vous découvrirez en vous enfonçant toujours plus loin.

Une quête obscure

Le jeu débute en vous plaçant directement à l’entrée du bunker en question sans aucun contexte.  C’est en avançant que vous découvrirez qui vous êtes et ce qui s’est passé dans cet endroit.  Les raisons qui ont poussé notre personnage à explorer ce lieu sont extrêmement vagues au commencement, mais deviennent de plus en plus claires à mesure que nous progressons.

L’histoire est racontée à travers des documents à lire, des messages audio et vidéo ainsi que des flashbacks déclenchés à des moments précis.  Il est possible de parcourir le jeu en ne comprenant rien à l’histoire si vous ignorez tous les documents.  Il faudra prendre le temps d’explorer et de trouver tous les indices possibles.

Un monde souterrain

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le jeu Bioshock puisque le concept est similaire (une ville souterraine ou aquatique inconnue du monde extérieur).  Le bunker renferme une ville souterraine à plusieurs étages dont certains emplacements nous font oublier que nous sommes sous terre (comme une plage avec un phare par exemple).  Les nazis avaient développé de la technologie très avancée pour être autosuffisant sans avoir besoin de remonter à la surface.

La plupart des environnements sont impressionnants et intéressants à parcourir.  À l’inverse par contre, certains emplacements semblent vides et longs à traverser.  Les graphismes sont d’ailleurs très bien.  Par contre, j’ai eu des problèmes avec les graphismes et j’y reviens un peu plus bas.

Une progression lente

La première chose qui m’a irritée lorsque j’ai débuté l’aventure, c’est la vitesse de marche de notre personnage.  Il avance tellement lentement que je me demande si les développeurs n’ont pas fait exprès pour rallonger la durée de vie du jeu.  Il m’est arrivé plus d’une fois d’hésiter à aller à certains endroits, car je savais que ceux-ci étaient optionnels et que le pas lent de notre ami prendrait énormément de temps.

J’ai passé la première demi-heure à tenter de trouver un bouton pour courir ou du moins, avancer rapidement.  Je suis même allé faire une recherche sur internet pour me rendre compte que c’était la cadence normale.  Le protagoniste est malheureusement lent dans tout ce qu’il entreprend (grimper une échelle, ramper sous un train, etc.).

Je suis un grand fan des jeux de type « Walking Simulator » comme Firewatch, The Vanishing of Ethan Carter ou What Remains of Edith Finch et j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à explorer pour découvrir le plus possible l’histoire.  C’est la première fois que j’hésitais à explorer certains lieux.

Une demoiselle en détresse

À la fin du premier chapitre, une demoiselle vous contactera via les haut-parleurs situés un peu partout dans le complexe.  Paradise Lost devient un peu plus interactif à partir de ce moment.  Vous tenterez de retrouver cette demoiselle tout en continuant votre exploration.  Le doublage lors de ces conversations manque malheureusement de vie.

Au niveau des énigmes, il n’en a que très peu.  Le jeu consiste pour la majeure partie du temps à suivre le chemin en ramassant des objets ou en lisant des documents.  C’est tout de même normal pour un « Walking Simulator ».  La façon de prendre un objet par notre personnage m’a fait sourire.  Il prend les objets avec sa paume ouverte comme pour nous présenter le tout.  J’ai trouvé dommage qu’il y ait tant d’objets « inutiles ».  Ce que je veux dire par là, c’est que plusieurs objets sont ramassables, mais ne servent qu’à les regarder sans contexte.

Pour savoir ce qu’il est possible de ramasser ou les lieux où nous pouvons interagir, il y a toujours un rond flottant dans les airs devant l’emplacement en question.

Bugs graphiques

J’ai eu quelques bugs graphiques dont certains assez majeurs.  J’ai dû jouer beaucoup avec les configurations au début du jeu, car certains emplacements étaient trop sombres et je ne voyais rien.  À l’inverse, certains écrans ou documents étaient trop clairs et je n’étais pas capable de lire ce qui était écrit.  Une fois bien configuré par contre, tout a bien été.

Le plus gros problème est survenu lorsque nous devons sauter dans un tuyau pour accéder à un niveau inférieur.  Le jeu a commencé à afficher des carrés noirs partout dans l’écran.  Tellement que je ne savais plus où je m’en allais.  Heureusement, le tout n’a pas continué lors de la scène suivante.

Verdict

Paradise Lost démontre de belles idées et un monde intéressant à découvrir.  La lenteur du gameplay et les problèmes techniques viennent ternir une expérience qui promettait beaucoup.  La beauté de l’infrastructure souterraine ainsi que l’histoire sera ce qui retiendra les joueurs.

NOTES
Note d'enthousiame
6.5
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Ancien collaborateur sur plusieurs sites de jeux vidéos et grand ami de Maxime Chartier, c'est celui-ci qui a redonné le goût d'écrire à Jonathan. Grand passionné de succès et de trophées, sa grande passion consiste à explorer les jeux à 100%.