Après s’être suffisamment reposé, le petit gobelin Styx est de retour dans une toute nouvelle aventure et prêt à tout pour démontrer son savoir-faire dans l’art de la furtivité. Intitulé Styx: Shards of Darkness, le titre est toujours développé par le studio Cyanide, mais propose quelques nouveautés avec notamment l’utilisation de l’Unreal Engine 4. Dans tous les cas, l’équipe de Geeks and Com’ vous propose son test complet effectué sur PlayStation 4

Fiche technique

  • Date de sortie : 14 mars 2017 
  • Style : Infiltration et Action
  • Classement ESRB / PEGI ESRB M / PEGI 16
  • Développeur : Cyanide
  • Éditeur : Focus
  • Langue d’exploitation : Voix anglaise et sous-titrée en français 
  • Disponible sur PC, PS4 et Xbox One
  • Testé sur PS4
  • Prix lors du test : 59,99 $ CA / 49,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Incarner le méchant

Tout comme le premier opus, Styx: Shards of Darkness permet d’incarner notre méchant petit gobelin préféré. Ce dernier se retrouve dans la ville de Thoben, un village où se réunissent tous les malfrats et vermines de l’univers. Alors qu’il pensait pouvoir se la couler douce et démontrer ses merveilleuses aptitudes de voleur, Styx se retrouve pourchassé par le groupe C.A.R.N.A.G.E. ; une milice souhaitant à tout prix éradiquer les gobelins, les porteurs de maladies et toute autre espèce nuisibles de la ville de Thoben.

Des niveaux plus grands et plus vastes

L’un des gros points positifs de ce Styx: Shards of Darkness est l’utilisation de la puissance du moteur graphique (Unreal Engine 4) afin de proposer des environnements beaucoup plus grands offrant également beaucoup plus de possibilités aux joueurs dans l’accomplissement de son objectif. L’utilisation de la notion de verticalité est très bénéfique au titre développé par Cyanide en offrant aux joueurs de nombreux chemins pour atteindre sa cible. Que ce soit clairement indiqué ou encore un peu plus subtil, Styx peut prendre de nombreuses routes pour se rendre à destination. La gestion des lumières est ,elle aussi, bien réalisée et propose une réelle impression de furtivité lorsque notre personnage se retrouve dans les recoins sombres d’un niveau.

Une intelligence artificielle un peu trop bête

Malheureusement, même si les niveaux de Styx: Shards of Darkness ont été bien construits et propose une belle variété dans les solutions pour les compléter, le titre a quelques difficultés à offrir une réelle difficulté. En effet, l’IA (l’intelligence artificielle) est peut-être un peu trop bête à mon avis. Bien entendu, dans un jeu d’infiltration, il ne faut pas que nos ennemis soient trop puissants, sinon le joueur finira rapidement par abandonner. Cependant, il ne faut pas, non plus, que nos adversaires soient tellement imbéciles que l’on peut s’accroupir et passer devant eux sans même qu’ils nous remarquent. Les seules difficultés que j’ai rencontrées lors de mes sessions de jeux ce sont celle que je me suis moi-même imposée. Je crois qu’il aurait été préférable d’augmenter les réactions des différents ennemis afin que le titre ne s’éloigne pas trop de la réalité.

Un humour qui passe inaperçu

Styx est un petit gobelin qui adore parler. Il parle tellement que même les développeurs ont pris la décision de ne pas trop accorder d’importance à ce qu’il dit. En plus de proposer une voie uniquement en anglais, le studio Cyanide n’a pas réussi à bien gérer les dialogues des personnes. Ces derniers étant scripte, vous entendrez les mêmes lignes de phrases à chaque fois que votre personnage traversera la zone déterminée pour la phrase en question. On se retrouve, donc, avec un Styx qui a la fâcheuse tendance à se répéter continuellement. Pourtant, j’ai bien apprécié la personnalité de ce petit personnage qui mérite que son opinion soit mise de l’avant.

Une physique qui réagit étrangement

Autre point négatif de ce Styx: Shards of Darkness est la maniabilité du personnage principal. À ce niveau, les développeurs n’ont pas réussi à réparer les erreurs commises il y a quelques années et Styx est toujours extrêmement imprécis dans ces mouvements. Un élément fort dérangeant dans un jeu d’infiltration surtout si vous essayez d’être le plus discret possible. À de nombreuses reprises, j’ai souvent voulu sauter d’un rebord à l’autre, mais mon personnage en a décidé autrement et je me suis retrouvé dans le vide et j’ai dû recommencer une partie du niveau. Heureusement, pour contrer ce problème vous pouvez effectuer une sauvegarde rapide à l’aide de la flèche directionnelle de droite à n’importe quel moment si vous n’êtes pas poursuivi par des ennemis. Autre élément un peu étrange dans les mouvements de Styx est lorsqu’il saute. Notre gobelin est très petit si on le compare aux humains présents dans le jeu et il ne marche d’ailleurs pas très rapidement. Cependant, Styx saute extrêmement haut et de façon un peu loufoque. Ces drôles de mouvements enlèvent du réalisme au titre qui en aurait grandement besoin.

Un Styx 1.5 ?

Vous vous posez peut-être la question pourquoi je n’ai pas abordé le sujet des capacités de Styx ou encore la manière dont nous pouvons nous camoufler et nous cacher. Tout simplement parce que l’infiltration est identique au premier jeu de la série. Notre personnage peut utiliser les ombres, des tonneaux ou encore différentes capacités telles que la création d’un clone afin de créer une distraction ou réussir à éliminer un ennemi. Le joueur peut, également, saboter différents objets un peu à la Hitman pour arriver à ses fins.

Conclusion

Styx: Shards of Darkness n’est pas un mauvais jeu, mais il comporte l’ensemble des défauts que l’on reprochait au tout premier épisode de la franchise et n’apporte pas assez de nouveauté. Les développeurs du studio Cyanide nous propose une expérience identique à ce que l’on pouvait retrouver il y a quelques années, mais avec un environnement un peu plus grand ainsi que des graphismes de meilleure qualité. De plus, le titre est disponible alors que de nombreux jeux bien meilleurs sont aussi sur le marché. Rien qui n’aidera les ventes pour ce Styx: Shards of Darknes. Je conseille le jeu aux joueurs ayant bien apprécié le premier et souhaitant obtenir une expérience similaire tout en offrant des niveaux très bien réalisé.

NOTES
Note d'enthousiasme
7
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Passionné de technologie, de musique, de jeux vidéo, de cinéma et de sports, j'étudie présentement en Animation et Recherche Culturelle à l'UQAM. Malgré mon jeune âge, j'ai déjà quelques expériences dans le domaine des communications. Rédacteur pendant 1 an pour le site Game-Focus, j'ai ensuite rejoint l'équipe de l'Épée Légendaire jusqu'à la fusion avec l'équipe Geeks and Com'. J'ai aussi eu l’occasion d'être streamer pour le site français Jeuxvideo.com. Je continue d'explorer ma passion pour la vidéo en ayant une chaîne YouTube connue sous le nom d'HypnoticMarc.