Alors qu’EA Sports domine depuis de nombreuses années avec la franchise FIFA, Konami a travaillé d’arrache-pied pour rattraper son retard avec sa série Pro Evolution Soccer. D’ailleurs l’édition 2017 de PES proposait une expérience vidéoludique très réussie. J’étais, donc, impatient de voir si PES 2018 serait à la hauteur des attentes et pouvait une nouvelle fois rivaliser avec son concurrent. L’équipe de Geeks and Com’ vous offre le test complet de la version Xbox One du titre.

Fiche technique

  • Date de sortie : 14 septembre 2017
  • Style : Sports et Simulation
  • Classement ESRB / PEGI : E / PEGI 3
  • Développeur : Konami
  • Éditeur : Konami
  • Langues d’exploitation : Disponible en français et anglais
  • Disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC
  • Évalué sur Xbox One
  • Prix lors du test : 69.99 $ CA / 51.99 
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Le problème des licences

Ce n’est pas un secret, l’une des principales différences entre FIFA et PES est le nombre de licences disponible. C’est du côté de Konami qui en a le moins, même si à ce niveau, le studio a signé de nombreux partenariats avec le FC Barcelone, le Borussia Dortmund, l’Inter et Liverpool pour PES 2018. On note une nouvelle fois l’absence de la MLS bien connue ici au Canada ou encore le peu d’équipe officielle dans le championnat de la Premier League.

Des détails qui ne font pas la différence

Si vous rechercher une simulation réaliste, PES 2018 ne réussi pas a atteindre cet objectif. L’habillage visuel des matchs, tout comme la modélisation des joueurs moins connus et le problème de licences mentionné un peu plus haut, ne permet pas au titre développé par Konami d’offrir un rendu de qualité se rapprochant de la réalité. À mon humble avis, l’équipe devra travailler d’arrache-pied afin de redresser la barre surtout concernant l’utilisation du moteur graphique qui semble avoir atteint son maximum. Les détails des terrains et même des stades sont à revoir et j’ai rencontré de nombreux bogues visuels au cours de mes parties.

Construire son attaque

Selon moi, l’une des principales forces de la franchise Pro Evolution Soccer a toujours été la jouabilité bien différentes que son concurrent. L’édition 2018 continue d’avancer dans le même chemin avec de l’action intense et rapide. La physique du ballon a été améliorée afin de faire des frappes très précises et réalistes tandis que les animations du gardien ont été revu complètement. Un grand soulagement de mon côté, alors que je trouvais que ces derniers agissaient un peu étrangement dans les précédents opus. Les gardiens avaient souvent de drôles d’animations pour bloquer un simple tir sans grand danger. Cette fois-ci, les développeurs de Konami ont retravaillé complètement les animations. Cependant, même si ces dernières sont bien meilleures, j’ai eu quelque problème de précision lors de dégagement. De plus, l’intelligence artificielle à la défensive est pratiquement incapable de bloquer les attaques de vos adversaires. Sans mentionner que l’attaque contrôlée par l’IA est redoutable et réalisera des passes en profondeur extrêmement précises. Heureusement, il m’a été possible de m’en sortir grâce aux contres attiques très rapides que l’on peut effectuer.

De la coopération compétitive

Certes le titre de ce paragraphe est un peu illogique. Habituellement, lorsque nous sommes dans un mode coopératif le but n’est pas d’être meilleur que ses coéquipiers, mais bien de pouvoir unir les forces de chacun pour l’emporter. Nouveauté de cet opus 2018, le mode 3 vs 3 permet de jouer entre amis face à l’intelligence artificielle ou encore en ligne. Dans les deux cas, on retrouve des statistiques très intéressantes à la mi-temps et à la fin de la rencontre. Le tout permet d’évaluer la façon dont nos coéquipiers et nous-mêmes jouons et pourquoi pas de s’améliorer. Il y a même certaines statistiques qui vous permettent d’insulter ou d’agacer vos amis comme ceux concernant le nombre de passes raté ou le pourcentage de réussite dans les manœuvres défensives.

Le multijoueur mit de l’avant

S’il n’y a pas de réelles nouveautés dans les modes classiques de ce PES 2018, Konami semble avoir mis l’accent et l’importance des modes multijoueurs. Bien entendu, on y retrouve le mode myClub reprenant le mode Ultimate Team de son concurrent et bien connu des joueurs. Cependant, j’ai remarqué un absent de taille La Coupe Novice. Cette dernière permettait de remporter facilement de l’argent virtuel. Donc, cette édition 2018 rend l’achat de joueurs beaucoup plus difficile. J’espère que les développeurs pourront régler ce problème avec l’ajout de compétition, mais sachez qu’au moment d’écrire ces lignes il n’y avait pas de gros changements apportés sur le mode myClub. Dans les autres modes de jeux multijoueur, on retrouve les matchs 3 contre 3 en ligne permettant de créer son clan et se classer face aux meilleurs du monde entier. L’aspect multijoueur de PES 2018 est, donc, bien mis de l’avant et demeure selon moi l’une de ses principales forces. La franchise a toujours été reconnue et associée pour ses parties amusantes entre amis lors de différentes soirées.

Conclusion

Ce genre de test ne prend habituellement pas autant de mots qu’un énorme jeu narratif pour la simple et bonne raison que les jeux de sports qui sortent d’année en année proposent souvent peu de nouveauté. PES 2018 n’échappe pas à cette règle et malgré ses modes en ligne très convaincants et sa jouabilité toujours aussi agréable, le titre développé par Konami semble toujours avoir un retard sur son principal concurrent. L’ambiance globale des matchs se doit d’être bien meilleure et là je ne parle même pas des commentateurs répétant presque toujours les mêmes phrases. À ce niveau, FIFA est loin devant ! Par le passé, j’avais toujours très hâte d’essayer le nouvel opus de la franchise Pro Evolution Soccer, car les développeurs mettaient les bouchés doubles pour rattraper leur retard sur EA Sports. L’édition 2017 était selon moi même aussi bon voir meilleur que FIFA 17. Mes attentes étaient très élevées et j’ai malheureusement été un peu déçu par PES 2018. Je crois, néanmoins que le titre demeure très intéressant pour ceux et celles cherchant une expérience bien différente qu’à l’habitude et n’apportant pas vraiment d’importance au nombre de licences disponibles.

 

NOTES
Note
6.5
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Passionné de technologie, de musique, de jeux vidéo, de cinéma et de sports, je suis diplômé en communication. Depuis 2014, j'ai eu l'occasion d'écrire pour de nombreux sites tels que Game-Focus, l'Épée Légendaire et bien évidemment Geeks and Com'. J'ai également animé plusieurs émissions sur le web que ce soit des podcasts et des diffusions en direct notamment sur Gaming Live, l'ancienne Web-Tv de jeuxvideo.com. Je continue d'explorer ma passion pour la vidéo en ayant une chaîne YouTube connue sous le nom d'HypnoticMarc.