Décrit comme un jeu narratif et de puzzles, ce voyage intergalactique sous forme épisodique nous conte l’histoire de l’équipage en route pour la planète Primus Vita. Un premier épisode autour d’Austin, personnage principal, qui se veut être aussi une entrée en matière pour en apprendre un peu plus sur vos missions et vos acolytes. Alors, entre aventure narrative et casse-têtes, que vaut cette épopée lointaine?

Fiche Technique

  • Date de sortie : 16 août 2018
  • Style : Aventure narrative, énigmes
  • Classement ESRB/PEGI : PEGI 12
  • Développeur :  Epsilon Games
  • Éditeur :  Green Man Gaming Publishing
  • Langue d’exploitation : sous-titres français
  • Testé sur PC
  • Aussi offert sur Xbox one et PS4
  • Prix lors du test : 8,79$
  • Site officiel
  • Version numérique

Bienvenue à bord

2353, la Terre est envahie par des extraterrestres, les Shatters, qui volent la quasi-totalité de l’eau présente sur notre planète. Mais l’humanité a survécu, et l’équipage 121, dont vous faites partie, est chargé d’atteindre Primus Vita : la planète lointaine où serait stockée notre eau, et de surcroît les Shatters.

Vous incarnez Austin, une scientifique aguerrie, sortant d’un sommeil cryogénique. NIM est pour sa part l’intelligence artificielle à bord, chargée de stimuler vos capacités cognitives et vous préparer émotionnellement pour Primus Vita. C’est elle qui constitue les niveaux que vous explorerez. Six autres membres vous accompagneront lors de ce voyage, avec lesquels les relations que vous entretiendrez auront un impact.

Une aventure originale qui mérite mieux

On ne peut s’empêcher de penser aux productions Telltale, Dontnod et autres lorsque l’on parle de jeux narratifs. Si nous n’avons pas à faire ici à un Point and click, le tout se jouant en vue subjective, les principaux ingrédients sont les mêmes : histoire au cœur du jeu, personnages et leurs relations mis en avant, choix des dialogues, QTE, etc.

Le scénario de Destination Primus Vita est intéressant et bien pensé, il bénéficie d’une trame de fond soignée et d’une ambiance sci-fi très sympa, notamment autour d’archives très bien faites bénéficiant d’illustrations et de textes. Ces dernières expliquent les conséquences de la pénurie d’eau sur Terre.

Malheureusement on ressent peu d’engouement
et peu d’implication lors de ce premier épisode!

Le fait de se retrouver dans une simulation mentale de l’intelligence artificielle ne m’a pas conquis. Le  problème majeur vient des protagonistes. Le personnage principal, Austin, n’est vraiment pas attachant et surtout dangereusement banal. Les personnages sont un peu creux et caricaturaux et, fait étonnant, les dialogues et documents retrouvés ne sont pas en français international mais en français québécois (Epsilon est un studio montréalais). Ce qui peut nuire à la compréhension des expressions. Les scènes où l’on revit des souvenirs avec nos coéquipiers pour mieux les comprendre, et se comprendre soi-même, se font sous forme d’inspection de pièces où vous y trouverez des indices.

Mon casse-tête interstellaire

Pari réussi pour les énigmes/puzzles, qui sont un élément central du gameplay. Peu compliqués et malins, on a envie de les faire et de réussir le suivant. Entre mécanismes originaux d’ouvertures de portes, trouver les réponses avec des éléments manquants, reconstituer une forme précise en bougeant des traits sur une machine, etc. Les indices, que vous aurez récoltés, seront là pour vous épauler. Mais les objectifs de certaines quêtes (mention spéciale pour retrouver les 9 morceaux métalliques) sont ennuyants et mal réalisés.

Vous allez parfois tourner en rond et vous demander ce que l’on attend de vous

La direction artistique est franchement respectable, les graphismes sont originaux, entre cellshading et minimalisme, mais manquent parfois de vivant. Les ressources du studio y sont bien sûr pour quelque chose et le but de ce jeu n’étant pas de repousser les limites de sa carte graphique, je doute que vous y voyiez un inconvénient. Par contre, un aliasing un peu trop présent et quelques ralentissements sont à noter.

NOTES
Note
6
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