J’ai toujours été un grand admirateur des jeux d’enquêtes. Le fait de découvrir tranquillement la vérité et de faire nos propres déductions pour y arriver est ce que j’adore. The Last Case of John Morley m’a intrigué dès le départ et j’avais hâte de mettre la main sur ce jeu.
Fiche Technique de The Last Case of John Morley
- Date de sortie : 27 novembre 2025
- Style : Walking Simulator / enquête policière
- Classement ESRB / PEGI : ESRB T / PEGI 12
- Développeur : Indigo Studios
- Éditeur : JanduSoft S.L.
- Langue d’exploitation : Voix anglaises, textes en français
- Disponible sur PS5, Xbox Series X|S et PC
- Testé sur PlayStation 5
- Prix lors du test : 16,99 $ CAD / 12,49 €
- Site officiel
- Version numérique envoyée par l’éditeur
Histoire de The Last Case of John Morley
The Last Case of John Morley débute dans une forêt sombre. John se sent poursuivi par quelqu’un ou quelque chose. Après un excellent jumpscare, on se rend compte que John était en train de rêver. Effectivement, celui-ci est à l’hôpital après s’être gravement blessé lors de sa précédente enquête. Nous prenons le contrôle alors que celui-ci reçoit son congé de l’hôpital.

Dès que nous arrivons à notre bureau, une dame apparaît et nous propose une enquête particulière. Elle veut que John enquête sur le meurtre de sa fille qui est survenu 20 ans auparavant. Sa fille, Elody Fordside, a été retrouvée morte dans sa chambre durant la nuit. Sa mère est convaincue que l’investigation a été bâclée et veut que nous réouvrions le dossier.
Après cet incident, toute la famille a quitté le manoir où ils habitaient. Le manoir est donc exactement comme il était il y a 20 ans. John accepte le dossier sans se douter que ça sera son dernier.
Un manoir rempli de puzzles
The Last Case of John Morley se déroule majoritairement à 2 endroits : le manoir de la famille et l’asile où Elody a été internée avant son meurtre.
Étrangement, le manoir est constitué de multiples mécanismes et puzzles pour nous guider vers ce qui s’est passé. Sans dire de spoilers, il y a une explication à tout ceci.
J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié les puzzles du jeu. Plusieurs puzzles reposent sur des cadenas et des indices, donnant une ambiance « escape game ». Alors que certains puzzles demandent de la réflexion, certains codes sont directement inscrits sur des documents.
Retour dans le passé
John a un talent pour revivre des évènements du passé en examinant des objets de la scène de crime. Cela permet de comprendre ce qui s’est passé il y a 20 ans comme si le temps était figé.

L’enquête est prenante avec une progression linéaire, mais claire et cohérente. La construction narrative permet de comprendre graduellement la vérité au fil des multiples documents et des scènes du passé. On peut deviner la révélation finale avant qu’elle ne soit dévoilée si on a bien étudié les différents documents.
De la lecture et encore de la lecture
C’est tout à fait normal dans un jeu d’enquête, mais il y a énormément de documents à lire. Si l’on veut bien comprendre l’histoire, il faudra prendre le temps de tout lire pour comprendre les évènements.
Les évènements importants ainsi que chaque personne concernée sont catalogués dans un journal. On peut le consulter en tout temps pour bien comprendre ce qui s’est passé.

Le jeu nous guide énormément. Si vous tentez de sortir d’une pièce sans avoir tout examiné, John dira à voix haute qu’il devrait continuer à enquêter dans cette pièce. Dans l’asile, une porte se verrouille lorsque nous entrons et ne se déverrouille une fois que nous avons tout examiné. Ça brise l’immersion.
Manque de finition
The Last Case of John Morley manque de finitions à plusieurs emplacements malheureusement. On peut voir que certains éléments ont été faits assez rapidement. Je ne fais que penser à l’asile où les portes verrouillées de certaines cellules font le même bruit que l’ascenseur qui s’arrête à un étage…
Le moment le plus flagrant pour moi est que tous les cadenas ont un barillet de 5 chiffres sauf 1. Celui-ci qui contient 4 chiffres est exactement le même modèle, mais ils ont enlevé le barillet supplémentaire. Ça donne l’impression que le cadenas est déverrouillé ou qu’il y a un bogue.

La navigation dans le journal est aussi un peu difficile. Il est difficile d’expliquer le tout, mais si vous déverrouillez un élément qui ne touche à aucun autre que vous possédez, il n’est pas possible d’aller le sélectionner.
Côté technique
The Last Case of John Morley est beau sans être extraordinaire. Certains modèles sont détaillés tandis que d’autres semblent assez flous. Le jeu est extrêmement sombre alors que nous ne voyons pas toujours correctement tous les lieux. On obtient une lanterne assez rapidement heureusement même si elle n’éclaire pas beaucoup.
L’ambiance sonore est très bien réussie. La musique et l’ambiance dans les différents environnements contribuent à créer une atmosphère lourde et inquiétante. Autant l’acteur jouant John a bien dosé ses répliques, autant les acteurs secondaires sont moins convaincants.

J’ai un petit bémol au niveau des contrôles. Pour courir, nous devons en tout temps tenir le bouton de course. Habituellement, lorsque nous appuyant sur le joystick pour courir, notre personnage court tant que nous avançons. Ici, il faut le tenir en tout temps. Heureusement, le bouton R1 permet aussi de courir, ce qui rend l’expérience moins frustrante. Une option pour activer un mode « toujours courir » aurait été plus confortable.
Verdict sur The Last Case of John Morley
The Last Case of John Morley propose une enquête courte, mais immersive avec une excellente ambiance sonore et des énigmes plaisantes. Même avec un guidage envahissant et des contrôles agaçants, l’histoire reste captivante et se boucle en près de 2h45. Un petit walking simulator imparfait, mais agréable si on cherche une expérience narrative simple et atmosphérique.

