Pokémon Pokopia

Aperçu d’hiver Nintendo Switch 2 – Partie 4 : Pokémon Pokopia

Il y a deux semaines, j’ai eu la chance d’être invité par Nintendo à New York pour assister à un événement d’aperçu consacré aux jeux à paraître cet hiver sur Nintendo Switch 2. Après avoir couvert les productions de Nintendo et les titres présentés par Capcom, il restait une dernière surprise à dévoiler. Sous embargo pendant une semaine supplémentaire, cette quatrième partie de la série est consacrée à Pokémon Pokopia, un projet inattendu qui ajoute une autre dimension à l’offre à venir sur la nouvelle console de Nintendo.

Pokémon Pokopia est un jeu conçu et développé conjointement par The Pokémon Company, GAME FREAK inc. et KOEI TECMO GAMES.

Tout comme PRAGMATA, Pokémon Pokopia n’était pas vraiment un jeu qui se trouvait sur mon radar. J’avais bien vu quelques extraits de bandes-annonces et certaines images promotionnelles, sans toutefois que cela ne capte réellement mon attention. Pourtant, en tant que fan de Pokémon de la première heure, ayant joué à presque tous les titres de la série depuis Pokémon Red, incluant plusieurs spin-off au fil des années, il était évident que j’allais lui donner une chance. Au final, cette première prise en main s’est révélée beaucoup plus convaincante que je ne l’aurais cru, et je vous explique pourquoi dans les prochaines lignes.

Pokémon Pokopia propose une simulation rafraîchissante

Le hasard a voulu que j’étais en pleine période de test de la version Switch 2 d’Animal Crossing: New Horizons lorsque j’ai commencé ma séance de Pokémon Pokopia, et certaines ressemblances me paraissaient évidentes. En effet, le nouveau jeu de The Pokémon Company reprend le style de simulation en y ajoutant davantage de complexité et un peu plus d’éléments narratifs. Si j’étais frustré par le rythme lent d’Animal Crossing, Pokémon Pokopia ne semble pas du tout prendre la même tangente, et cela me plaît beaucoup plus.

À la base, on incarne un Ditto ayant pris l’apparence d’un humain que le joueur peut légèrement personnaliser. Le jeu demeure volontairement vague quant au sort des humains dans cet univers, et il s’agit probablement d’un mystère qui sera exploré plus en profondeur au fil de l’aventure. Notre personnage se retrouve donc relativement seul, à l’exception d’un Pokémon professeur, Tangrowth, qui nous guide dans la découverte de ce monde.

Redonner vie au monde

L’environnement que l’on explore semble d’abord plutôt désert, comme s’il avait été abandonné depuis longtemps et privé de soins. Tangrowth nous montre rapidement comment notre petit Ditto peut redonner vie à ce qui l’entoure et permettre aux Pokémon de revenir vivre en harmonie avec leur habitat. Concrètement, cela passe par plusieurs actions environnementales : arroser la terre et les plantes, faire pousser de nouvelles parcelles d’herbes hautes, raviver des arbres, couper des obstacles et bien plus encore.

Toutes ces interactions reposent sur une mécanique centrale du jeu : Ditto apprend des habiletés auprès des Pokémon rencontrés durant l’aventure, puis peut facilement les copier pour les utiliser à son tour. Cette approche transforme l’exploration en une progression constante, qui se prolonge naturellement dans la personnalisation et l’aménagement de l’environnement, où chaque nouvelle rencontre permet d’élargir les possibilités d’interaction avec le monde.

Ultimement, pour progresser dans l’aventure, il faut créer des environnements adaptés aux besoins de chaque Pokémon afin de les attirer et les convaincre de venir s’installer dans la zone. Une fois présents, il faut ensuite veiller à leur bien-être en accomplissant leurs différentes quêtes, ce qui permet de maintenir leur bonheur et de continuer à développer l’écosystème qui nous entoure.

Personnalisation et progression

Au fil de l’exploration, il est aussi possible d’accumuler différentes ressources servant à confectionner plusieurs types d’objets. On peut notamment fabriquer des lits, des jouets, des éléments décoratifs et divers aménagements pour l’environnement. Ces objets servent autant à améliorer l’apparence visuelle des lieux qu’à rendre les Pokémon plus confortables et satisfaits dans leur habitat. Cette dimension de personnalisation et de gestion ajoute une couche relaxante à l’expérience, qui complète bien l’exploration et la progression.

L’ambiance générale du jeu est d’ailleurs très relaxante et résolument feel good. La progression se fait à notre rythme, sans pression particulière, ce qui contribue énormément au plaisir d’exploration. Contrairement à Animal Crossing, par exemple, on n’est pas limité par un cycle en temps réel pour avancer dans l’aventure, ce qui rend l’expérience beaucoup plus souple et, à mon avis, plus agréable. Ceux qui aiment prendre leur temps pourront le faire sans contrainte, tandis que les joueurs qui souhaitent accumuler des ressources et optimiser leur environnement auront largement de quoi « grinder » grâce aux nombreuses activités disponibles.

Une expérience coopérative apaisante

La trame sonore accompagne très bien cette approche, avec une musique douce et paisible qui renforce l’impression de sérénité qui se dégage du jeu. Pokémon Pokopia s’inscrit clairement davantage dans une logique de simulation et de gestion d’écosystème que dans celle d’un jeu d’action. Durant ma séance de jeu, je n’ai d’ailleurs pas vu de combats, l’expérience reposant surtout sur l’exploration, la création d’habitats et l’interaction avec les Pokémon.

Sur le plan visuel, le jeu cadre parfaitement avec cette ambiance apaisante. La direction artistique m’a d’ailleurs rappelé par moments Dragon Quest Builders, avec un style coloré, simple et chaleureux. Les couleurs pastel sont douces et agréables à l’œil, ce qui renforce encore davantage le côté relaxant de l’expérience. Il y a aussi un petit plaisir constant à voir apparaître de nouveaux Pokémon dans l’environnement à mesure qu’on redonne vie aux différentes zones, une récompense visuelle simple, mais très efficace.

J’ai également eu l’occasion d’essayer le jeu en multijoueur avec quatre autres joueurs. Le monde, construit comme un grand bac à sable, est suffisamment ouvert pour permettre à chacun de se concentrer sur ses propres activités, tout en contribuant à la progression collective. Certains s’occupaient de récolter des ressources, d’autres aménageaient l’environnement ou complétaient des quêtes de Pokémon, et tout cela participait au développement du monde partagé. L’expérience s’est montrée très fluide dans l’ensemble, même à plusieurs, ce qui rend le jeu particulièrement agréable à parcourir en coopération.

Pokémon Pokopia

Pokémon Pokopia sera disponible le 5 mars

Après cette première prise en main, Pokémon Pokopia s’impose comme une belle surprise. Son approche axée sur la simulation, l’exploration et la création d’habitats propose une expérience relaxante qui tranche avec les jeux Pokémon plus traditionnels. Entre la progression sans pression, la personnalisation de l’environnement et le plaisir de voir l’écosystème reprendre vie, le jeu dégage une identité chaleureuse et accessible. Ajoutez à cela un mode coopératif fluide et une direction artistique apaisante, et on obtient un projet qui pourrait bien séduire autant les fans de longue date que les joueurs à la recherche d’une aventure plus contemplative dans l’univers Pokémon. Il ne reste maintenant qu’à voir comment l’expérience complète se développera lors de sa sortie.

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