La semaine dernière, j’ai eu la chance d’être invité par Nintendo à New York pour assister à un événement d’aperçu consacré aux jeux à paraître cet hiver sur Nintendo Switch 2. Après avoir exploré les nouveautés maison avec Mario Tennis Fever, puis la richesse multijoueur de Super Mario Bros. Wonder et le retour inattendu de la Virtual Boy, il est temps de poursuivre cette série avec le partenaire tiers majeur de l’événement. Dans cette troisième partie, je vous partage mes impressions sur les deux titres présentés par Capcom, soit Resident Evil Requiem et Pragmata, deux jeux très attendus qui montrent une facette bien différente de l’offre à venir sur Nintendo Switch 2.
Depuis le lancement de la Nintendo Switch 2, le soutien des studios tiers s’est montré exemplaire, avec des titres comme Star Wars Outlaws, Cyberpunk 2077, la série Yakuza ou encore Assassin’s Creed Shadows. Capcom confirme à son tour son engagement envers la console : après Street Fighter 6 et Kunitsu-Gami : Path of the Goddess au lancement, suivront Resident Evil 7, Resident Evil Village, Resident Evil Requiem, ainsi que Monster Hunter Stories 3 et Pragmata. L’événement new-yorkais marquait d’ailleurs la toute première présentation des versions Nintendo Switch 2 de Resident Evil Requiem et Pragmata, deux jeux qui sortiront simultanément sur les autres plateformes. Qu’en avons-nous pensé ?
Resident Evil Requiem : retour dans l’horreur et la survie.
J’attends avec beaucoup d’impatience la sortie de Resident Evil Requiem. Je compte d’ailleurs profiter de l’arrivée de Resident Evil 7 et Resident Evil Village sur Nintendo Switch 2 pour replonger dans leurs histoires respectives. Je sais que le passage à la vue à la première personne ne fait pas l’unanimité, mais de mon côté, je trouve qu’il a grandement renforcé l’immersion. À mes yeux, ce sont d’ailleurs les deux épisodes les plus effrayants de la série, ceux qui m’ont rendu le plus nerveux manette en main.
La démo que j’ai pu essayer sur Switch 2 était relativement courte, mais loin d’être anodine. Contrairement à celle présentée à certains médias avec Leon, cette version nous place dans la peau de Grace Ashcroft, nouvelle protagoniste et agente du FBI. Elle se réveille dans une situation pour le moins inquiétante, visiblement retenue captive alors que quelqu’un (ou quelque chose) semble avoir mené des expériences sur elle. En explorant les lieux, qui ressemblent à un ancien manoir servant à soigner des patients, on replonge rapidement dans l’horreur et la survie à l’ancienne qui ont fait la renommée de la franchise. D’une première pièce éclairée, on passe à de longs couloirs sombres où les rares sources de lumière sont instables et peu rassurantes.
Quand le monstre arrive
L’exploration nous amène rapidement dans une séquence très classique de Resident Evil, où il faut fouiller l’environnement afin de progresser. Fusible d’alimentation manquant, porte verrouillée ornée d’un emblème distinctif, zone clairement accessible uniquement avec un tournevis : tous les ingrédients familiers sont réunis, et ça fonctionne toujours aussi bien.
Bien sûr, la démo ne tarde pas à nous confronter à une menace terrifiante. Une gigantesque femme zombifiée, se nourrissant de corps, se met à nous traquer sans relâche dans les corridors étroits du manoir. La séquence est extrêmement stressante, mon cœur battait littéralement à cent à l’heure. L’objectif n’est pas de l’affronter, mais de l’éviter, de la forcer à faire des détours en passant sous des obstacles ou en s’accroupissant sous des comptoirs pour lui échapper. Le tout se déroule dans une visibilité limitée, avec la sensation constante que la créature est tout près. Même si j’ai eu franchement la peur de ma vie, je suis ressorti de cette épreuve très satisfait, encore chargé d’adrénaline. Capcom maîtrise toujours parfaitement ce type de mise en scène et ne rate absolument pas sa cible ici, ce qui ne fait qu’augmenter mon impatience face au jeu final.
Enfin, sur le plan technique, Resident Evil Requiem se comporte très bien sur Nintendo Switch 2. Je n’ai remarqué aucun ralentissement durant la séquence jouée, et l’expérience est demeurée fluide du début à la fin, un point particulièrement rassurant pour un jeu misant autant sur l’atmosphère et la tension.

Pragmata : une belle surprise
Je dois avouer que Pragmata n’était pas vraiment sur mon radar avant cet événement. Pourtant, après y avoir joué, le jeu m’a rappelé plusieurs titres que j’ai beaucoup appréciés, dont Astral Chain. Je n’ai pas eu l’occasion d’absorber pleinement l’histoire, mais j’ai clairement ressenti une progression constante dans ma maîtrise des mécaniques, un sentiment très gratifiant qui s’installe naturellement au fil des affrontements.
À la base, Pragmata est un jeu de tir à la troisième personne qui pourrait sembler assez classique. On y incarne Hugh, un voyageur de l’espace coincé dans une station spatiale en compagnie d’une androïde nommée Diana. Sur place, il faut faire face à une armée de robots hostiles bien décidés à nous barrer la route.
Une jouabilité qui se distingue par le piratage
La grande force du jeu réside toutefois dans son système de piratage. En plus de tirer, il faut prendre quelques instants pour compléter de petits casse-têtes relativement simples afin de pirater et désactiver temporairement les ennemis. L’exercice n’est pas évident au départ, mais plus la démo avançait, plus je sentais que je m’améliorais manette en main, ce qui rendait l’action particulièrement satisfaisante. L’aspect jeu de tir fonctionne très bien, avec des affrontements nerveux et engageants. Le combat contre le boss, notamment, offrait un bon niveau de défi et poussait réellement à exploiter l’ensemble de notre arsenal. Chaque arme possède une fonction bien précise, que ce soit pour infliger des dégâts, ralentir les ennemis ou mieux contrôler le champ de bataille, ce qui rend les combats à la fois variés et stratégiques.
Entre deux séquences de combat, Pragmata mise également sur l’exploration de la station. Il faut débloquer de nouveaux accès, résoudre certains obstacles et tenter de se sortir de cette situation périlleuse. La synergie entre Hugh et Diana est au cœur de l’expérience, puisque le joueur doit constamment jongler entre l’action et le piratage pour progresser efficacement, une approche qui distingue clairement le jeu des titres de tir plus traditionnels.
Enfin, sur le plan technique, la version Nintendo Switch 2 s’est montrée très convaincante. Le jeu était non seulement fluide du début à la fin, mais aussi particulièrement joli en mode portable, avec une direction artistique et des effets visuels qui tiennent très bien la route sur l’écran de la console. Une démo est actuellement disponible sur PC pour ceux qui souhaitent se faire une première idée. Sinon, le jeu est prévu pour une sortie le 24 avril prochain.

Capcom, entre maîtrise et audace
Avec Resident Evil Requiem et Pragmata, Capcom a livré deux propositions très différentes lors de cet événement, mais tout aussi marquantes. D’un côté, Resident Evil Requiem confirme l’expertise du studio en matière d’horreur et de survie, misant sur une tension constante, une mise en scène efficace et une immersion éprouvante. De l’autre, Pragmata surprend par son mélange d’action, de tir et de piratage, proposant une approche plus audacieuse qui se distingue des jeux de tir traditionnels. Cette dualité illustre parfaitement la capacité de Capcom à faire cohabiter ses franchises établies et des projets plus expérimentaux, tout en maintenant un haut niveau de qualité. Sur Nintendo Switch 2, ces deux titres viennent compléter l’offre hivernale sur une note très prometteuse et concluent cette série d’articles avec confiance pour la suite à venir.
