Movierooms - Cinema Management

Nos impressions de MovieRooms – Cinema Management

MovieRooms – Cinema Management fait partie de ces projets qui, dès les premières minutes, réussissent à piquer ma curiosité. Non pas par une direction artistique flamboyante ou une promesse de révolution dans le genre, mais plutôt par une idée simple. Si on nous laissait gérer un cinéma, de ses débuts jusqu’à son évolution à travers les époques ? L’objectif de la petite équipe du studio Mad Pumpkins est de nous proposer une expérience à la fois unique, mais aussi un moyen de traverser l’histoire du cinéma. Voici nos impressions jusqu’à maintenant sur le jeu !

Une idée simple, mais efficace

Disponible en accès anticipé, mais toujours en phase Alpha, MovieRooms – Cinema Management repose sur une boucle de jouabilité plutôt classique pour les joueurs habitués aux expériences de gestion. En tant que joueur, nous devons construire, optimiser, générer des revenus, puis réinvestir cet argent pour agrandir. Là où le jeu se distingue, c’est dans sa volonté d’inscrire cette progression dans le temps. On ne se contente pas d’ouvrir un cinéma moderne avec des technologies actuelles. On commence plus modestement, avec des installations rudimentaires, pour ensuite évoluer vers des salles plus sophistiquées, reflétant les grandes étapes de l’histoire du cinéma.

Ce n’est qu’en accomplissant certains objectifs que vous allez pouvoir accéder tranquillement à l’ère moderne. La période couverte par MovieRooms – Cinema Management va des années 1900 jusque dans le futur. Ce concept fonctionne étonnamment bien. Il apporte une forme de narration alors que chaque amélioration donne réellement l’impression de faire avancer son entreprise dans une logique historique. J’avais envie de voir ce que les développeurs nous réservaient pour les autres époques.

La gestion accessible proposée par MovieRooms – Cinema Management

Du côté des mécaniques, MovieRooms – Cinema Management reste volontairement accessible. On est loin d’une simulation ou d’une expérience de gestion ultra complexe. La gestion des salles, du placement des sièges, des écrans ou encore des différents équipements est intuitive dans ses grandes lignes. On comprend rapidement comment générer des revenus, attirer des clients et améliorer son infrastructure. J’ai tout de même ressenti que les développeurs ont encore pas mal de travail pour peaufiner les contrôles. On sent surtout que les bases sont là et qu’il faudra attendre pour réellement profiter d’une expérience complète.

L’intégration du mode bac à sable

J’ai été surpris, mais dès son lancement en accès anticipé, MovieRooms – Cinema Management propose un mode bac à sable. Un mode plus qu’essentiel pour une grande majorité de joueurs, mais aussi pour les développeurs qui peut permettre à la communauté d’être un peu plus imaginative. Sans oublier qu’il donne déjà un aperçu du potentiel créatif du jeu. Néanmoins, comme pour les autres expériences du genre, je conseille de terminer le mode histoire afin de déverrouiller un maximum d’objets et d’outils de personnalisation pour le mode bac à sable. D’ailleurs, dans ce dernier, il est tout à fait possible de mélanger les époques selon vos envies et votre style.

L’interface capricieuse de MovieRooms – Cinema Management

J’en ai glissé un mot un peu plus haut, mais l’un des points à revoir rapidement pour les développeurs concerne la maniabilité et l’interface. Par exemple, le placement des objets manque encore de clarté. Il arrive fréquemment de ne pas comprendre pourquoi un élément ne peut pas être placé à un endroit précis, ou de devoir s’y reprendre à plusieurs fois pour obtenir le résultat souhaité. Sans oublier que certaines actions ne répondent pas toujours comme prévu. On doit parfois cliquer à plusieurs reprises pour que ça fonctionne. Dans un jeu de gestion, la fluidité des interactions est essentielle. Heureusement, MovieRooms – Cinema Management demeure en accès anticipé et le studio Mad Pumpkins encourage les joueurs à partager leur avis pour améliorer le titre.

Une direction artistique fonctionnelle

D’un point vu visuel, MovieRooms – Cinema Management fait le strict minimum. Ce n’est clairement pas le jeu le plus impressionnant du genre. Les modèles sont simples, les textures parfois basiques, et l’ensemble manque de finition. Cependant, il faut replacer le tout dans son contexte. Avec une petite équipe derrière le projet, le choix de prioriser la jouabilité plutôt que les graphismes est compréhensible et c’est même plus que logique. Pour l’instant, le titre remplit sa fonction sans vraiment séduire visuellement. On est davantage dans l’efficacité que dans le spectacle.

Un chemin déjà tracé

Comme pour la plupart des jeux en accès anticipé, MovieRooms – Cinema Management possède déjà sa roadmap et les développeurs ont déjà annoncé quelques améliorations à venir. Parmi ces dernières on peut retrouver un arbre de compétence, la possibilité de personnaliser encore plus son cinéma, des événements saisonniers et bien plus encore. Je reste tout de même impressionné de proposer un plan si précis alors que le studio ne compte que quelques membres. Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre que les promesses soient livrées d’ici la prochaine phase.

Une idée originale suffisante pour l’avenir de MovieRooms – Cinema Management ?

L’idée derrière MovieRooms – Cinema Management est presque unique et voir une petite équipe s’attaquer à ce genre d’expérience suscite clairement mon intérêt. Même si l’on sent que les ressources sont concentrées sur les fondations du jeu. Les mécaniques principales sont là, le concept est clair et l’expérience globale commence déjà à prendre forme. Néanmoins, pour atteindre son plein potentiel, il faudra impérativement améliorer la fluidité des interactions, clarifier les systèmes de placement, corriger les problèmes techniques, enrichir sa direction artistique et bien entendu approfondir ses mécaniques de gestion.

Dans son état actuel, je conseille principalement le titre à ceux qui souhaitent supporter le travail d’un jeune studio et qui souhaitent découvrir les bases d’une expérience qui propose un terrain de jeu plutôt unique.