Dès les premières minutes, on comprend que Creepy Jar, créateur de Green Hell, a de grandes ambitions pour son prochain projet. StarRupture n’est pas simplement un jeu de construction ou un bac à sable survie lambda. Le titre souhaite être une alternative ambitieuse pour celles et ceux qui ont terminé Satisfactory et cherchent une expérience qui va plus loin, en mêlant exploration, narration, survie et optimisation logistique dans un monde ouvert vibrant et menaçant. Un objectif réalisable ? C’est ce que l’on tente de déterminer avec nos impressions de l’accès anticipé !
Une narration discrète, mais efficace
Ce qui distingue StarRupture de beaucoup de jeux du genre, c’est son approche narrative. On incarne un exilé, envoyé sur Arcadia-7 pour rembourser une dette envers une mégacorporation, et ce récit sert de toile de fond à tout ce qu’on entreprend. Les dialogues ne sont pas omniprésents, mais chaque personnage jouable a ses propres mots, ses propres réactions, ce qui injecte une dose de personnalité bienvenue dans un univers qui aurait pu être froid faute d’histoire. Ces dialogues rendent l’aventure plus humainement tangible. Quand l’un des personnages marmonne une pique en sabotant une station de traitement ou qu’un autre commente nerveusement l’arrivée d’une tempête solaire, on ne ressent plus uniquement des chiffres et des pourcentages à l’écran, mais bien une équipe qui tente de survivre dans un milieu hostile.

Une planète qui ne fait pas de cadeau dans StarRupture
Visuellement, StarRupture semble bien utiliser son moteur graphique. Les environnements d’Arcadia-7 sont riches, colorés et articulés autour de biomes distincts qui donnent envie d’explorer chaque faiblesse du terrain. Chaque colline, chaque vallée ou grotte semble sortir d’une peinture de science-fiction vivante : l’éclairage, les textures, la luminosité des ciels stellaires. Tout participe à créer une atmosphère unique dans le genre. On sent immédiatement qu’on n’est pas dans un simple univers procédural vide, mais dans un monde pensé pour être à la fois beau et dangereux autant qu’intrigant. On prend plaisir à se balader, à admirer l’horizon autant qu’à organiser ses prochaines actions logistiques.

Sans oublier que, jusqu’à maintenant, l’accès anticipé de StarRupture ne permet pas d’explorer l’ensemble des biomes qui seront disponibles à la sortie finale. L’environnement a aussi été conçu pour être pleinement intégré à votre aventure. Sans entrer dans les détails et pour vous garder des surprises, certains phénomènes environnementaux viendront bousculer votre routine.

Combat, survie et rythme du danger
Contrairement à d’autres jeux de construction pure, StarRupture intègre un volet combat et survie qui influence la façon dont on aborde chaque jour sur Arcadia-7. Le monde n’est pas simplement hostile, il est vivant et il veut vous voir tomber. Des vagues de créatures extraterrestres surgissent régulièrement, chacune avec des comportements différents. Certaines sont agressives, d’autres lâchent des nuages toxiques à leur mort, et certaines peuvent même revenir en force si vous n’êtes pas préparé.
Ce mélange d’action et de stratégie donne une réelle tension aux explorations, surtout lorsqu’on s’éloigne de notre base principale ou que l’on tente de sécuriser de nouvelles ressources précieuses. Pour les joueurs qui préfèrent une expérience plus zen, les vagues d’ennemis ne sont pas trop insistantes par défaut. On a le temps de préparer ses défenses et d’organiser ses expéditions sans être submergé dès la première heure de jeu. Cela permet à chacun d’ajuster son approche.

Automatisation et logistique dans StarRupture
Malgré que StarRupture soit en accès anticipé, les développeurs ont tout de même intégré une bonne portion des automatisations possibles. Créer des chaînes d’approvisionnement efficaces est un vrai plaisir. Récolter des minerais, les raffiner, faire circuler les matériaux entre les structures, optimiser chaque rail et chaque plateforme constitue un défi gratifiant. On a constamment l’impression que chaque ajustement, chaque routage de convoyeur ou chaque ajout d’une machine contribue à une progression palpable dans notre base, et c’est un moteur puissant pour pousser l’expérience sur des sessions longues. Contrairement aux autres expériences disponibles sur le marché, il faut souvent recommencer une bonne portion de sa base pour être efficace. Si c’est un aspect qui peut déplaire, de mon côté, j’ai apprécié devoir m’ajuster à l’environnement.

Une aventure coopérative
Dès le départ, StarRupture permet de se rejoindre entre amis et de participer tous ensemble à la survie sur Arcadia-7. En théorie, jouer en coopération jusqu’à quatre devrait permettre aux équipes d’élaborer des bases plus vastes et plus efficaces, tout en se partageant les rôles. Dans la pratique, on retrouve un manque d’équilibrage clair, notamment quand il s’agit de synchroniser les tâches ou de gérer la difficulté des ennemis en fonction du nombre de joueurs. Certaines mécaniques paraissent encore adaptées plus naturellement au solo ou aux petites équipes. À noter que les développeurs ont déjà indiqué que l’équilibrage était prévu un peu plus tard en prévision de la sortie finale.

StarRupture : une expérience prometteuse
Dans son état actuel, StarRupture donne déjà l’impression d’être un jeu complet et cohérent, mais aussi un projet vivant et en pleine évolution. Les développeurs ont partagé une feuille de route claire qui promet d’ajouter davantage de contenu. C’est une démarche rassurante, qui montre une volonté d’écouter les retours des joueurs et d’affiner le produit sur la durée. Il réussit à mêler des éléments qui, ailleurs, seraient souvent cloisonnés : narration légère, mais significative, combat, exploration et optimisation industrielle. Le résultat est une aventure riche, exigeante et souvent gratifiante, même si elle n’est pas encore totalement équilibrée dans tous ses aspects. Même en accès anticipé, les joueurs pourront trouver leur bonheur !
