Sur papier, Moving Simulator a tout pour séduire les amateurs de jeux de simulation atypiques. L’idée est simple, soit celle d’incarner un déménageur, de charger un camion, transporter des meubles parfois encombrants, les livrer sans trop de casse, puis recommencer. Un concept du quotidien, rarement exploité dans le jeu vidéo. Entre l’idée et son exécution, est-ce que le titre réussit à convaincre ? La réponse dans ce test complet !
FICHE TECHNIQUE
- Date de sortie : 16 janvier 2026
- Style : Simulation
- Classement ESRB / PEGI : TBA
- Développeur : Corpix Games, PlayWay S.A.
- Éditeur : PlayWay S.A.
- Langue d’exploitation : texte en français
- Disponible sur PC
- Testé sur PC
- Prix lors du test : 9,99 $ CAD / 6,74 €
- Site officiel
- Version envoyée par l’éditeur
Un concept accrocheur, mais sous-exploité
Il faut reconnaître une chose à Moving Simulator, c’est que son concept fonctionne immédiatement. Déménager des meubles, gérer l’espace du camion, éviter de briser des objets fragiles ou de rester coincé dans un escalier trop étroit, tout cela a un potentiel ludique évident. Les premières missions réussissent même à provoquer un certain sourire, surtout lorsqu’on doit improviser face à une armoire trop grande ou à un divan mal positionné. Le problème, c’est que cette bonne idée ne se renouvelle presque jamais. Les objectifs restent sensiblement les mêmes du début à la fin, sans véritable variation dans les situations proposées. On déplace des objets, on les empile, on conduit jusqu’au point suivant. Et puis on recommence. Très vite, l’effet de surprise disparaît, laissant place à une mécanique qui tourne à vide.

La progression de Moving Simulator
Le cœur du jeu repose sur une boucle extrêmement répétitive. Chaque mission de Moving Simulator suit pratiquement la même structure en soi, la répétition n’est pas un problème. Elle est même souvent au cœur des jeux de simulation. Cependant, faut-il que cette répétition soit soutenue par des objectifs clairs, une progression tangible ou des mécaniques qui s’enrichissent avec le temps. Ici, ce n’est malheureusement pas le cas. Les missions se succèdent sans apporter de nouvelles contraintes réellement intéressantes. Les environnements changent légèrement, certains objets deviennent plus lourds ou plus fragiles, mais le ressenti global reste identique.

Les améliorations disponibles sont peu nombreuses et, surtout, manquent d’impact. On débloque bien quelques options ici et là, mais elles modifient rarement la façon de jouer de manière significative. Le camion évolue peu, les outils restent sensiblement les mêmes, et les nouvelles possibilités offertes ne compensent pas la monotonie de la boucle de jouabilité.

Une direction artistique datée
Visuellement, Moving Simulator accuse clairement son manque de finition. Les environnements sont fonctionnels, mais manquent cruellement de personnalité. Les textures sont simples, parfois fades, et l’ensemble donne l’impression d’un jeu sorti il y a plusieurs années, sans réelle mise à niveau graphique. Ce n’est pas tant la simplicité qui pose problème que l’absence de style. Là où certains jeux indépendants compensent un budget limité par une direction artistique forte, le titre reste coincé dans une esthétique générique, sans identité marquée. Les intérieurs se ressemblent, les quartiers manquent de vie, et les décors servent avant tout de toile de fond sans jamais enrichir l’expérience.

La conduite du camion dans Moving Simulator
L’un des aspects les plus frustrants du jeu concerne la conduite du camion. Dans un titre où le transport est au cœur de l’expérience, on s’attend naturellement à un minimum de plaisir derrière le volant. Malheureusement, Moving Simulator déçoit sur ce point. La conduite manque de poids et de sensations. Le camion donne l’impression de flotter sur la route, sans véritable inertie ni retour convaincant. Les virages sont approximatifs, les freinages peu satisfaisants, et l’ensemble manque de cohérence physique. Cela aurait pu passer si les séquences de conduite étaient secondaires, mais elles occupent une place suffisamment importante pour devenir agaçantes à la longue. Plutôt que de représenter une transition agréable entre deux phases de jeu, la conduite devient une contrainte supplémentaire.

Un potentiel évident
Ce qui rend Moving Simulator particulièrement frustrant, c’est qu’il n’est pas fondamentalement mauvais. Il est simplement incomplet dans ses intentions. Le concept est là, les bases sont posées, mais l’ensemble manque de profondeur, de variété et d’audace pour réellement s’imposer dans le paysage des jeux de simulation. On sent que le jeu aurait gagné à être plus resserré ou, au contraire, à pousser beaucoup plus loin ses mécaniques.

Verdict de Moving Simulator
Moving Simulator part d’une idée originale et prometteuse, mais échoue à la transformer en une expérience réellement engageante. La répétition excessive des tâches, le manque d’améliorations significatives, une direction artistique datée et une conduite du camion décevante finissent par user la patience, même des amateurs du genre. Il y a ici les bases d’un bon jeu de simulation, mais pas encore le contenu ni la profondeur nécessaire pour en faire une expérience mémorable. Il est difficile en l’état de conseiller le jeu malgré son faible prix.

