Vous savez de quoi je parle. Vous les connaissez, ces jeux qui marquent votre esprit, qui restent en permanence dans votre subconscient, qui représentent une fierté parmi toute la panoplie de jeux qui ont fait leur chemin dans l’univers qui est vôtre. Je peux vous dire avec la plus grande des certitudes qu’Ori and the Blind Forest fait partie de ces titres qui nous laisse une emprunte indélébile. D’ailleurs, la meilleure façon d’appuyer mes dires, c’est de consulter l’excellente critique de mon collègue David Poulain, disponible ici. Mais que vaut cette Definitive Edition ? Réponse dans ces prochaines lignes.

Fiche Technique

  • Date de sortie : 11 mars 2016 Europe/11 mars 2016 Amérique du Nord
  • Style : Action et Aventure, Plateformes
  • Classement ESRB/PEGI : E/PEGI 7
  • Développeur : Moon Studios
  • Éditeur : Microsoft Studio
  • Langue d’exploitation : offert en français et en anglais
  • Édition disponible seulement sur Nintendo 3DS
  • Évalué sur Xbox One
  • Prix lors du test : 19,99 $/19,99 € sur Xbox Store
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

De la poésie dans son plus simple appareil

Ori and the Blind Forest nous transpose dans un univers féérique, dans lequel un arbre majestueux ainsi que sa forêt du nom de Nibel, sont en danger suite à des événements malencontreux. Vient alors à la rescousse un petit être adorable du nom d’Ori. Nous apprendrons rapidement qu’il existe un lien entre Ori et cette forêt, mais également entre celle-ci et les autres habitants qui y habitent. Si je parle de poésie, c’est principalement en raison des décors sublimes dans lesquels on se retrouve, mais aussi en raison des thèmes qui y sont abordés comme le sacrifice, le don de soi, l’entraide, l’amitié et l’amour qui viendront joué un grand rôle dans l’aventure d’Ori. Les créateurs viennent jouer avec notre âme et désirent nous faire grandir tout au long de notre aventure.

Une difficulté appréciable

Il est vrai que lorsque l’on regarde les images d’Ori and the Blind Forest, on croit avoir affaire à un jeu simple (le fait qu’il soit en 2D ne peut que renforcer cette impression), mais il est préférable de retirer de votre esprit cette hypothèse si vous désirez venir à bout des quelques 10 à 12 heures qui seront nécessaires pour terminer le titre. C’est qu’au fil de l’aventure, notre petit personnage gagne en pouvoirs et peut accéder à des endroits qui étaient inaccessibles auparavant. Jumelé le tout et il faudra coordonner nos actions plus souvent qu’autrement pour arriver à la fin d’un passage particulièrement corsé. Des ennemis hétéroclites se joindront à la fête et sèmeront des embûches sur votre chemin. C’est une autre des forces du jeu : on apprécie le défi qui nous est présenté, mais cela ne nous empêche pas d’être émerveillés devant les différents secteurs du jeu. L’expérience l’emporte sur la frustration à chaque occasion. Si jamais c’est nécessaire, il existe un niveau de difficulté Facile si jamais vous ne parvenez pas à continuer votre aventure. Ou mieux, si vous désirez relever un défi gargantuesque, essayer le mode Une seule vie, qui comme son nom l’indique, vous remet une seule et unique vie pour sauver Nibel.

Des ajouts non négligeables

La question mérite d’être posée : qu’est-ce qu’on a ajouté à cette fameuse édition pour que celle-ci mérite mon achat ou même mon réachat ? Pour commencer, Ori dispose de deux nouveaux pouvoirs qui n’étaient pas disponibles dans la version de base. Cette nouveauté amène également deux zones inédites, des cinématiques qui nous expliquent plus en profondeurs le lien qui unit Ori et Naru (personnage fort important dans l’histoire), les Puits aux esprits qui permet le déplacement instantané entre les différents niveaux et une sauvegarde de notre partie. Bref, pour ceux qui ont déjà eu la chance de mettre la main sur le titre, il s’agit d’un ajout non négligeable. Pour les autres, tout cela ajoute une touche appréciable qui représente beaucoup plus qu’une simple mise à jour.

En conclusion

Ori and the Blind Forest Definitive Edition n’a qu’un seul et unique défaut : celui de ne pas disposez de la même visibilité qu’un titre AAA de n’importe quelle entreprise. Parce qu’au risque de me répéter, ce jeu fait partie de ceux qui laissent, une emprunte sur l’âme. Il serait dommage de passer à côté de cette opportunité.

NOTES
Note d'Enthousiame
9
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Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.