Cinq ans après la sortie en salle du dernier film de la série Harry Potter. J.K. Rowling nous revient cette année avec le long métrage Les Animaux fantastiques. Pour l’occasion, Traveller’s Tales a décidé de consacrer un nouvel ensemble narratif de LEGO Dimensions à ce nouveau film. Le studio a promis que ce dernier reprendrait l’histoire du long métrage au complet, mais est-ce vraiment le cas ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 18 novembre 2016
  • Style : Action et aventure
  • Classement ESRB/PEGI : ESRB T / PEGI 7
  • Développeur : Traveller’s Tales
  • Éditeur : Warner Bros. Interactive Entertainment
  • Langue d’exploitation : Anglais et Français
  • Disponible sur: Playstation 4, Xbox One, Wii U, Playstation 3, et Xbox 360
  • Prix lors du test : 49,99 $ CAD / 39,99 €
  • Site internet officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Une aventure digne des LEGO Harry Potter 

En tant qu’amateur de la franchise Harry Potter, j’avais adoré les deux jeux Lego parus sur les consoles de la génération précédente. Avec cette certaine nostalgie en tête, j’avais donc de grosses attentes envers ce nouvel ensemble narratif pour LEGO Dimensions. Je ne m’attendais à rien de moins que l’équivalent d’une année de ces jeux et je n’ai vraiment pas été déçu à ce niveau. Bien que l’aventure soit assez courte, il vous prendra plus ou moins trois heures pour la compléter, elle reprend tous les éléments clés du film en six niveaux. Cependant, comme c’est le cas pour la plupart des jeux LEGO, l’histoire a été quelque peu adaptée pour fonctionner avec le concept et ajouter une petite dose d’humour. Certains pourraient détester, mais à mon avis, c’est ce qui fait le charme de ces jeux.

Beaucoup de contenus variés

La force de ce jeu est sans aucun doute la variété des objectifs à réaliser lors des différents niveaux. Ceux-ci alternent entre de l’assemblage de pièces et des combats, comme tous les autres niveaux de LEGO Dimensions. De plus, quelques casse-têtes sont présents et les différentes capacités magiques de Norbert Dragonneau, le personnage principal du film, sont exploitées de nombreuses façons et ne sont pas trop utilisées. Par exemple, le déplacement rapide peut être utilisé dans des courses, mais aussi pour franchir des murs ou étourdir un animal fantastique. Les cinématiques sont également présentes, mais ne nuisent pas à l’expérience de jeu, comme cela a pu être le cas dans l’ensemble narratif de Ghostbusters.

De plus, entre chaque niveau, nous avons la possibilité de nous promener dans le monde ouvert de cet ensemble narratif. Cette balade dans le New York de 1920 permet de mettre la main sur de nombreuses briques en complétant des niveaux aussi variés les uns que les autres, ce qui permet d’ajouter quelques heures à l’aventure new-yorkaise de Norbert. Côté ambiance, la ville me rappelle quelque peu mes balades dans Poudlard ou dans le chemin de traverse lors des précédents jeux LEGO d’Harry Potter.

Une jouabilité parfois problématique

Le principal problème de cet ensemble réside dans sa jouabilité. Certes, les bogues présents dans le jeu sont toujours présents et peuvent parfois déranger. Par contre, rien n’est aussi dérangeant que le personnage du Niffleur. La figurine est à peine plus grosse que celles des personnages normaux, comme Batman ou Norbert. Cependant, dans le jeu, la version jouable de ce petit personnage est presque deux fois plus grosse les autres et presque 10 fois plus grosse que dans les cinématiques ou dans le premier niveau. De plus, son intelligence artificielle n’est pas du tout à point, et le personnage est presque inutile. Au cours des six niveaux, j’ai dû l’utiliser que deux ou trois fois.

Du côté de Norbert Dragonneau, le principal problème vient du fait que plusieurs actions sont attribuées à la même touche. Par exemple, sur PlayStation 4, la touche « O » sert à assembler des objets, mais également à créer un bouclier. Très souvent, alors que j’étais juste à côté des objets à assembler, le bouclier s’est déployé. Le problème n’est pas nécessairement son déploiement, mais plutôt le fait qu’il prend beaucoup de temps à se désactiver et qu’il est totalement inutile. Un autre problème, plutôt mineur, réside dans le fait que, parfois, les attaques faites à la baguette partent dans tous les sens et manque cruellement de précision.

Un portail surprenant

Dans son test de l’ensemble narratif de Ghostbusters, mon collègue Jean-François écrivait que le portail servait totalement à rien. Dans le cas de celui des Animaux fantastiques, je dois avouer que j’ai été agréablement surpris. Le portail représente le portique du hall d’entrée du Congrès américain de la magie. Son utilité dans le jeu se limite donc qu’à faire comme le portail original, il permet d’atterrir dans le hall d’entrée, lorsque nous voulons nous déplacer d’un monde quelconque à celui des animaux fantastiques.

Cependant, l’agréable surprise vient surtout du portail physique en Lego. Déjà qu’il est très beau, malgré sa sobriété, j’ai l’impression qu’il a été pensé comme un vrai jouet Lego, contrairement aux autres portails qui n’ont pas vraiment d’utilité autre que dans le jeu. En plus de la porte centrale qui s’ouvre, les deux fenêtres sur les côtés peuvent s’élever à l’aide d’un levier. L’espace devant la fenêtre est assez grand pour y installer une figurine. Lorsqu’elles sont levées, quelqu’un qui se sert de son portail pour montrer sa collection peut donc y placer jusqu’à 11 figurines sur celui-ci, soit sept sur le portail lui-même, deux devant les fenêtres, et deux en dessous de celles-ci.

Conclusion

En conclusion, l’ensemble narratif des Animaux fantastiques est une agréable surprise en cette fin d’année. Bien que l’aventure est courte, le monde ouvert permet de continuer à apprécier l’ambiance du jeu qui est très fidèle au monde des sorciers pensé par J.K. Rowling. Les différents niveaux sont variés et on oublie rapidement les différents problèmes de jouabilité, sauf peut-être pour le Niffleur.

NOTES
Note d'enthousiasme
8
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Passionné de jeux vidéo et de sports, j'étudie présentement en Communication publique à l'Université Laval. Je suis aussi journaliste sportif pour le journal Impact Campus.