Un jeune homme arrive sur une île éloignée et s’y retrouve prisonnier d’une bataille pour sa vie. Cold Skin sera présenté le 15 juillet dans le cadre du Festival Fantasia.

Fiche technique

Cold Skin sera présenté en première Canadienne le dimanche 15 juillet à 17h10 à l’Auditorium des diplômés de la SGWU (Théatre Hall) dans le cadre du Festival international de films Fantasia.

En 1914, un jeune Irlandais se rend sur une île éloignée de l’Atlantique du Sud pour y travailler en tant que météorologue. Le seul autre habitant de l’île est le rude gardien du phare, lequel lui apprend que le prédécesseur du jeune homme est mort du typhus. Une fois la nuit venue, il réalise que ce n’est pas la maladie qui fut sa perte, mais une invasion des créatures qui émergent de sombres profondeurs de l’océan.

Le scénario de Cold Skin ne perd pas de temps avant d’introduire les créatures. À peine la première nuit sur l’île tombée, les créatures grattent à la porte de la petite cabane qui sert de maison à Friend le météorologue. Dépassé par ce qui se passe, il prend refuge dans la cave. Une fois le soleil levé il confronte le gardien du phare. Puis suivront les multiples combats pour leur survie.

L’horreur Lovecraftien de Cold Skin

Avec Cold Skin, Xavier Gens nous offre un film d’horreur Lovecraftien. De terrifiantes, mais superbes, créatures qui émergent de l’océan afin d’exterminer les humains ayant élus domicile sur la petite île. Une magnifique composition avec un sable sombre et le bleu perpétuel de l’océan. On peut ressentir la claustrophobie de l’intérieur du phare. Le long métrage a quelques longueurs dans le deuxième acte, mais elles sont vite oubliées.

David Oakes et Ray Stevenson sont excellents dans leurs rôles. Le premier incarne un jeune Irlandais qui pour fuir la civilisation s’exile sur l’île. Le second dans la peau du gardien de phare qui cache un sombre secret. Les échanges entre les acteurs semblent véridiques et la tension est palpable. Aura Garrido qui incarne l’une des créatures n’a rien à envier à Doug Jones. Elle communique la gamme des émotions à travers sa gestuelle, et ce, même si elle est sous un lourd maquillage.

Au final, Cold Steel ne reste pas à la surface, il plonge dans les relations humaines. La jalousie, le dégoût et l’empathie. Un excellent film qui gagne à être vu en salle.

NOTES
La réalisation
8
Le scénario
8
Le jeu des acteurs
9
Le plaisir durant le visionnement
7
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