Dans The Witch: Part 1. The Subversion, une lycéenne atteinte d’amnésie essaie de découvrir ce qui lui est arrivé. Ce qui l’amène à des problèmes plus profonds révélant finalement une obscurité qu’elle n’aurait pas pu imaginer.

Fiche technique

The Witch: Part 1. The subversion sera présenté en première internationale le dimanche 22 juillet à 18h45 à l’auditorium des diplômés de la SGWU (Théâtre Hall) et le mercredi 25 juillet à 12h30 à la Salle J.A. De Sève dans le cadre du Festival international de films Fantasia.

Une heure qui m’a semblée durer le double

Le film ouvre sur un montage d’expériences eugéniques à travers les époques pour en arriver à une agence qui élimine les enfants qu’elle a génétiquement créés. Une petite fille parvient à s’échapper, malgré ses blessures qui l’ont rendue amnésique, et est hébergée par un vieux couple vivant sur une ferme. Le film fait un saut en avant de dix ans puis perd une heure à nous montrer la vie de la petite et sa participation à un concours d’Idol coréenne. Une heure qui m’a semblée durer au moins le double et qui aurait facilement pu être condensée à une quinzaine de minutes. Un seul élément important à l’histoire est montré dans ce pénible soixante minutes.

Par la suite, le scénario s’emballe et la cadence s’accélère, nous livrant révélation après révélation, le tout ponctué de scènes d’actions à en couper le souffle. Le seul problème, j’ai vu deux personnes quitter la salle avant même d’atteindre ce point et j’avais moi-même perdu intérêt envers le film.

Un scénario plutôt faible

Park Hoon-jung qui a écrit et réalisé le film est habituellement une valeur sûre pour moi. J’ai aimé son écriture sur I Saw The Devil, The Unjust et New World, ainsi que sa réalisation sur ce dernier. Je crois ici que quelqu’un aurait dû repasser sur son script afin de couper les moments inutiles. Plusieurs personnages sont introduits pour aucune raison et ne reviennent pas dans le récit. Les prises de vues sont tout de même bonnes et l’architecture sonore est bien développée. Si comme moi vous détestez entendre les gens manger leur nourriture, vous allez être horripilés.

La brochette d’acteurs et plutôt bien dans son ensemble. La nouvelle venue Kim Da-mi qui incarne Ja-yoon, la protagoniste, est formidable autant dans les scènes dramatiques que les scènes d’actions. J’espère la revoir bientôt. Je n’ai cependant pas aimé le jeu de Choi Woo-shik, j’avais constamment l’impression qu’il surjouait.

Le film étant présentement en septième place du palmarès domestique coréen, avec un revenu brut de près de vingt millions de dollars américains, il est fort probable que nous aurons droit à la deuxième partie. Espérons que la suite ressemblera à la deuxième moitié du film plutôt qu’à la première.

NOTES
La réalisation
8
Le scénario
6
Le jeu des acteurs
7
Le plaisir durant le visionnement
5
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