Après être revenu des croisades, Robin de Loxley décide de se faire justice soi-même. Il vole les plus riches afin de redistribuer la richesse aux plus démunis. Il sera à la tête d’une révolte contre les institutions corrompues d’Angleterre.

Fiche technique

  • Titre original : Robin Hood
  • Titre québécois : Robin des bois
  • Date de sortie : 21 novembre 2018 (Canada) | 28 novembre 2018 (France)
  • Réalisé par : Otto Bathurst
  • Scénario par : Ben Chandler, David James Kelly
  • Acteurs : Taron Egerton, Jamie Foxx, Ben Mendelsohn, Eve Hewson, Tim Minchin, Jamie Dornan, Cornelius Booth
  • Distributeur : Les Films Séville (Lionsgate)
  • Genre : Action, Aventure, Thriller
  • Durée : 116 min
  • Classement : Général
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue : Anglais (aussi en français)

Mes attentes envers le film Robin Hood n’étaient pas si élevées. Je m’attendais à un film d’action qui revisite l’histoire classique du personnage. Néanmoins, je ne croyais pas m’attendre à une telle refonte. Est-ce que ça marche?

La réponse est NON!

Une touche trop moderne!

Ici, on se retrouve avec une histoire classique de Robin Hood, mais avec une touche moderne tout en restant à l’époque du personnage. Je m’explique. Bien que le scénario se déroule à l’époque médiévale, les décors tout comme les costumes n’ont pas cette même sensation d’être ancienne… ou de l’époque médiévale. Et c’est comme ça tout le long du film, ce qui m’a grandement dérangé puisque je ne savais pas trop à quelle époque le récit se déroule. C’est sans parler que les dialogues ont ce sentiment d’être trop américanisés avec une touche d’aujourd’hui même si l’action se déroule en Angleterre.

Les costumes et les maquillages des personnages ont des allures trop propres, trop léchées et trop modernes. Les tissus utilisés pour les vêtements semblent sortir d’aujourd’hui avec de longs habits en cuir taillé avec précision ou encore des découpes de vêtements qui font trop contemporains.

Un autre exemple de modernité scénaristique, étant donné que c’est la « mode » les syndromes post-traumatiques, Robin Hood est frappé par une vision de souvenirs post-traumatiques, ce qui change le déroulement de leur plan vers la fin du film. Le montage fait encore une fois trop moderne. Est-ce que ça apportait réellement de quoi au scénario? Non, aucunement puisque c’est qu’un prétexte pour se faire capturer et approcher le diabolique cardinal.

Diversité

En plus de cette touche moderne, le film est d’une grande diversité… des personnes de toutes origines, de toutes religions, autant des hommes que des femmes. Bref, c’est un film inclusif. Mais dans les faits, est-ce que c’est une bonne représentation de l’Angleterre de cette époque? Je ne crois pas… À force de vouloir sortir des produits culturels inclusifs comme le film Robin Hood, on finit par perdre l’essence originale et historique des personnages. Aussi pourquoi est-ce qu’on se retrouve avec un Little John à la peau noire et aux origines musulmanes?

Robin Hood ou Arrow?

Je crois qu’un des problèmes du film est aussi les personnages. Robin de Loxley (Robin Hood) ressemble étrangement à Arrow (Oliver Queen) de la série de CW. C’est vraiment frappant avec son costume qui semble être celui de la saison 1 de Arrow. Les deux sont des archers aux talents exceptionnels. Et c’est sans compter que l’acolyte de Robin, Little John, est interprété par Jamie Foxx. Son personnage a beaucoup de similitudes avec John Diggle de Arrow. Les deux se nomment John et ils ont le même rôle (ou presque).

Aussi, je crois que le personnage de Robin Hood s’inspire un peu des autres personnages. Peut-être qu’il y a une certaine ressemblance à Zorro dans la manière dont il agit des deux côtés afin d’obtenir les informations désirées. En même temps, je ne suis pas un spécialiste de Robin Hood ni de Zorro. Mais, ce film donne cette impression de ressemblance.

Et l’action? Et le CGI?

Oui, c’est un film d’action. Malheureusement, la cinématographie est complètement nulle et ratée. Les scènes d’action sont tournées trop rapidement avec des mouvements de caméra qui suggèrent que les combats sont intenses et bien faits. Cependant, ce n’est pas le cas. De plus, chaque combat finit par être entrecoupé par des ralentis quand des flèches sont décochées par Robin Hood et les méchants. La première fois, c’est bien. Mais à un moment donné, ça devient abusif comme traitement visuel.

En parlant des flèches, elles sont toutes faites en CGI. De manière générale, elles sont bien faites même si je trouve qu’il y a une surabondance de flèches. C’est comme si les arbalètes et les arcs étaient de carabines et des mitraillettes.

Par contre, il y a à plusieurs moments où les effets spéciaux sont mal faits. L’une des plus flagrantes est durant une poursuite à calèche. Celle-ci passe au travers d’un mur et les chevaux n’ont pas l’air naturels dans leurs mouvements de corps. Je dirais que toute cette scène est improbable physiquement étant donné que la poursuite à calèche se transforme en poursuite à chevaux sur des toits. Mais bon, le film Robin Hood essaie de nous en mettre plein la vue. C’est peut-être un peu trop…

Robin Hood

L’histoire du film Robin Hood est manifestement une porte ouverte vers d’autres films. Mais est-ce que le film aura assez de succès au Box-Office pour que ça se réalise? On verra bien, mais j’espère que ce ne sera pas le cas. Originalement, l’histoire de Robin Hood est intéressante. Alors, pourquoi essayer de trop la moderniser? Pour ma part, je ne recommande aucunement ce film qui a beaucoup trop de problèmes, ce qui a fait que je n’ai pas réussi à embarquer dans cette histoire fantastique.

NOTES
La réalisation
4
Le scénario et l’histoire
4
Le jeu des acteurs
7
Les effets spéciaux
3
Le plaisir durant le visionnement
2
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Designer UX/UI et amateur de la pop-culture et de la culture asiatique (surtout la Corée du Sud avec sa K-Pop et ses K-Drama et le Japon), je suis l’un des fondateurs du site web la Zone TechnoCulturelle et maintenant, je suis rédacteur en chef de la section Culture Geek du site web Geeks and Com'. Je produis du contenu de tout type sur ce qui me passionne. C’est majoritairement des critiques écrites, mais de temps en temps, j’aime bien faire des vidéos unboxing et des critiques vidéo (Entrer dans la Zone) ou encore des baladodiffusions (Entre les cases de 2013 à 2015).