Le projet Ghost of a Tale a débuté sur une idée de Lionel Gallat, alias SeithCG. Cet ancien directeur d’animation de DreamWorks et Universal a notamment travaillé sur Le Prince d’Égypte ou encore Moi, Moche et Méchant. C’est à lui que l’on doit 90% du développement de ce jeu sorti sur PC il y a un an et auréolé du Ping Award du meilleur jeu indépendant en 2018. Que vaut donc ce Ghost of a Tale et son portage sur console ? C’est ce que nous allons découvrir dans ce test !

Fiche Technique

  • Date de sortie : 12 mars 2019
  • Style : Action-RPG / Infiltration
  • Classement ESRB/PEGI : E / 12
  • Développeur : SeithCG
  • Éditeur : SeithCG
  • Langue d’exploitation : Disponible en français
  • Testé effectué sur PS4 Pro
  • Disponible sur PC, PS4 et Xbox One 
  • Prix lors du test : 19,99 $ / 24,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Une direction artistique époustouflante

La première rencontre avec ce Ghost of a Tale se déroule sous les auspices de l’émerveillement. En effet, le titre possède un visuel époustouflant et une direction artistique fabuleuse. Les décors de la prison du petit Tilo fourmillent de détails le tout sublimé par des effets de lumière de grande qualité. Au-delà de cela, ce qui fait la qualité du titre c’est bien le charme de ses environnements. On se croirait vraiment dans un film d’animation. D’ailleurs, en parlant d’animations, celles-ci sont excellentes, Lionel Gallat oblige !

Un visuel époustouflant !

Mais Ghost of a Tale n’est pas qu’un visuel bluffant, il dénote avec un level design de haut niveau. Bien que le jeu se déroule dans un espace finalement restreint, les nombreux passages secrets, les nombreuses portes, souvent fermées à clé, et les systèmes de portes à levier finissent par rendre ce monde très interconnecté et très cohérent. De plus, le titre donne beaucoup dans la verticalité ce qui accroît d’autant plus cet environnement en apparence restreint.

Concernant le portage sur console, celui-ci est de bonne facture malgré des textures moins précises et quelques ralentissements, notamment en intérieur.

Un conte chez les rongeurs

Il faudra environ une douzaine d’heures pour boucler la trame principale. Elle s’oriente principalement autour de la quête de Tilo, une petite souris condamnée pour sédition et séparée de sa compagne Merra, emprisonnée ailleurs. Aidé par un mystérieux rat, Tilo parvient à quitter sa cellule afin de partir à la recherche de sa bien-aimée. Sur son chemin il rencontrera plusieurs personnages, dont deux souris voleuses ou encore une grenouille pirate, qui l’aideront sur son chemin.

Une grenouille pirate un brin folle.

Cette quête principale s’accompagne de nombreuses quêtes secondaires et de collectibles (roses, scarabées, costumes). Bien que l’on aurait parfois aimé savoir quand une quête secondaire permettait de faire avancer la trame principale, on prend plaisir à les faire. Elles permettent souvent d’explorer en profondeur l’univers très connecté du jeu et d’en fouiller les moindres recoins.

Tilo, une souris bien discrète

Dans Ghost of a Tale point de combats. Tout se fait sur le mode de l’infiltration. D’autant qu’une souris si frêle aurait fort à faire à se frotter aux colosses que représentent les rats qui gardent la prison. Cependant, vous aurez de votre côté votre vitesse et votre ruse. Usez des nombreuses cachettes comme des tonneaux, des placards ou des coffres. En plus de vous fournir une cachette, ils vous permettront de sauvegarder votre partie. Un système de costumes permet également de vous fondre dans le décor et de passer inaperçu. Ces accoutrement sont également prétexte à des quêtes secondaires qui vous forceront à explorer en détail l’univers pittoresque de ce Ghost of a Tale. Même moi qui suis peu demandeur de ce genre de quêtes, la perspective de déambuler dans cet univers merveilleux a été un vrai régal pour moi.

Attention Tilo, un garde approche…

Côté intelligence artificielle, celle-ci m’est apparue correcte. Les ennemis vous repèrent plutôt assez efficacement et savent vous barrer la route au besoin. Reste qu’ils oublient vite votre présence dès lors que vous disparaissez dans une cachette. Mais j’ai déjà vu bien pire de ce côté-là, même dans certains triple-A.

Les bugs de l’indé et quelques défauts

Non, Ghost of a Tale n’est pas parfait. On aurait aimé pourtant, mais force est de constater que faire un jeu de cette trempe avec une équipe aussi réduite relève déjà de la prouesse. Alors réaliser un tel jeu sans laisser derrière quelques bugs et défauts relèverait du miracle. Au menu, quelques bugs d’affichage, des chutes de framerate fréquentes en intérieur, une absence de cinématique et de doublage, mais surtout des bugs liés au quêtes.

Tilo pense-t-il à sa très chère Merra ?

J’en ai moi même fait les frais puisque j’ai dû recommencer ma partie alors qu’une des quêtes de la trame principale ne s’est pas déclenchée comme prévu. Sans le savoir, je n’ai pas pu accéder à la quête suivante, ce qui m’a valu quelques heures d’errements à chercher à retomber sur mes pattes. C’est décevant certes, mais le jeu possède de telles qualités que je me dois d’être indulgent sur ces points, d’autant que les bugs de quêtes semblent avoir été en grande partie corrigés. Disons que j’ai joué de malchance sur ce point.

Un jeu mémorable ?

Au final, malgré la présence de quelques défauts et de bugs, ce jeu m’aura régalé de bout en bout. Ses qualités sont telles qu’elles effacent aisément le négatif. Ghost of a Tale est assurément un de ces jeux qui vous manquent à la minute où vous posez votre manette et qui vous hantent pour vous pousser à y rejouer. Une fois terminé, il vous laissera à coup sûr un souvenir impérissable, comme une douce parenthèse à la fois originale et magnifique.

NOTES
Note globale
9.5
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C'est depuis l'acquisition d'une Megadrive à l'âge de 5 ans, que je me passionne pour l'univers du jeux-vidéo. Que ce soit manette en main ou non, tout ce qui touche le secteur m'intéresse (développement, marketing, journalisme). Également amateur de cinéma et de séries TV, j'essaierai par mes critiques de vous donner envie de courir dans les salles obscures ou de vous lancer dans un marathon TV.