Nous en sommes maintenant au cinquième volet de la série, si on ne compte pas la version faite par Ninja Theory intitulée simplement DmC. C’est donc dire qu’après autant de jeux, la série est aimée par ses fans et les ventes vont bon train. Alors que l’avenir ne semblait pas tout à fait rose pour Capcom, les voilà renaître de leurs cendres avec des titres de qualité comme Mega Man 11 et le remake de Resident Evil 2. Est-ce que Devil May Cry 5 saura se diriger dans la même lignée et nous impressionner ? Ou bien la série fait-elle du surplace et n’offre plus aucune surprise à ses admirateurs ? Un petit indice : préparez-vous pour une bonne claque au visage !

Fiche Technique

  • Date de sortie : 8 mars
  • Style : Action / Beat’em all
  • Classement ESRB/PEGI : M / 18
  • Développeur : Capcom
  • Éditeur : Capcom
  • Langue d’exploitation : Anglais, sous-titres en anglais
  • Test effectué sur Xbox One
  • Disponible sur PS4, Xbox One et PC
  • Prix lors du test : 79,99 $ / 59,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Le diable pleure-t-il toujours ?

On le saura peut-être plus tard, mais ce que l’on peut tout de suite affirmer, c’est que dès le départ, nous sommes ceux qui pleurent abondamment. Il faut dire que le jeu nous met immédiatement dans le feu de l’action, avec nos protagonistes dans un furieux combat. Sans vouloir divulgâcher quoi que ce soit, ce combat est perdu d’avance et voilà que notre bon ami Dante est laissé derrière, Nero et V quittant la place pour revenir, espérons-le, plus fort.

Est-ce que vous vous rappelez des personnages ? Dante, fils d’un démon qui combat ceux-ci sans relâche ? Nero, qui a fait son apparition dans le volet précédent, tout aussi puissant que Dante ? Et le petit nouveau, V, mystérieux à souhait ? Heureusement, si jamais la mémoire vous fait défaut ou si vous n’avez jamais joué aux précédents jeux, Capcom a pensé à vous. Une vidéo explicative qui fait le tour de la série est disponible pour notre plus grand bonheur. Bonne idée Capcom !

Nero

Nero, l’handicapé robotisé

Donc, pour en revenir à nos héros, chacun possède des caractéristiques propres qui font en sorte que la variété est au rendez-vous dans ce Devil May Cry. On commence avec Nero dont le bras droit est…absent. En effet, après s’être fait arracher celui-ci par un démon, il se voit alors offrir des bras mécaniques avec des pouvoirs distincts. Le fait qu’il y en ait tellement rend le jeu dynamique, mais aussi varié de combat en combat. C’est sans oublier son épée ainsi que son arme à feu. Bref, les combats avec Nero sont particulièrement satisfaisants.

Dante

Dante, le vétéran combattant

Puis vient Dante. On est habitué à lui et son style de combat, que l’on aime tout particulièrement. Alors que le rythme est un peu plus lent avec Nero, il est toujours aussi nerveux avec lui. Avec quatre styles de combats que l’on peut alterner à notre guise, on ne s’ennuie pas du tout lorsqu’on l’incarne. Et c’est sans compter sur sa moto qui peut se séparer en deux et se battre avec comme s’il s’agissait d’une tronçonneuse. Pas mal loufoque, mais on y prend beaucoup de plaisir.

V

V, dont on ne sait pratiquement rien

Finalement, V, dont on sait très peu. Beaucoup plus frêle que les deux autres, il possède néanmoins un pouvoir intéressant, soit d’appeler des familiers. Une panthère, un oiseau et un énorme golem se battent pour lui alors que pendant ce temps…il lit de la poésie. On ne peut pas dire qu’il n’a pas de classe le jeune homme. Bien que j’ai trouvé que ces phases de combat étaient les moins intéressantes, il reste que la variation entre les trois est bien dosée et rend le jeu encore plus agréable.

Avoir toujours plus de style

Pour ceux qui ne le savent pas, Devil May Cry est bel et bien ce qu’on appelle un beat’em up, jeu dans lequel on doit éliminer les ennemis avant de passer à un autre endroit pour faire la même chose. Bien que cela puisse sembler répétitif au départ, c’est aux développeurs de faire en sorte qu’on ne s’ennuie jamais et franchement, c’est mission réussie. Comme je l’ai mentionné plus tôt, les trois personnages offrent un style de jeu bien différent qui n’offre aucun temps de repos. Mais ce qui est encore plus prenant, ce n’est pas d’éliminer les ennemis, mais plutôt de le faire avec classe. Effectivement, lors d’une séquence de combat, une note est attribuée pour la phase de combat en raison de notre style. Obtenir la note SSS est loin d’être évident, mais on espère toujours l’atteindre et cela représente un bon défi.

Afin de nous aider, il y a Niko. Sincèrement, il s’agit du personnage le plus charismatique de la série. Elle est drôle, déplace de l’air et a le sens de la répartie. Grâce à elle, on obtient de nouveaux équipements ou bien de nouveaux combos qui nous permettent d’améliorer notre note de style. En gros, elle correspond au marché que l’on a dans les jeux habituellement. Sauf que la vendeuse nous le fait savoir clairement, le client n’est pas le roi. Ici, c’est elle la patronne.

Un rendu d’une grande qualité mais…

Devil May Cry 5 est beau, on va se le dire. Le petit problème, c’est le manque de variété. Les teintes de couleur sont foncées la majorité du temps sauf le rouge qui est très omniprésent. De plus, les décors ne sont pas très étoffés non plus. On dirait que c’est à ce niveau-là que les développeurs ont manqué d’imagination. Par contre, le jeu se rattrape sur plus d’un point. La musique est excellente et cadre très bien avec le jeu, tant que vous aimez le métal ou le rock de style japonais. Il y a un peu de pop aussi, histoire de varier le tout. Et l’autre point est évidemment les dialogues. Dans DMC 5, autant on ri à chaudes larmes, autant on reste sceptique envers les agissements de V, par exemple. De ce côté là aussi, un travail de qualité a été fait.

Dernier point qui pourrait ne pas plaire à tous : la jouabilité. Autant faire des combos est un pur plaisir et on désire toujours être meilleur, autant on a l’impression que nos doigts sont dans le chemin des autres. Appuyer sur plusieurs boutons à la fois n’est pas une tâche facile. Est-ce un point négatif ? Même si j’aurais voulu dire oui, Capcom a trouvé le moyen de me clouer le bec ! Il est possible d’ajuster la jouabilité pour faire en sorte que l’on doive appuyer sur un unique bouton pour des combos de fous ! Pour ceux qui veulent uniquement profiter de l’histoire, c’est une solution facile.

Verdict

Devil May Cry 5 est-il le meilleur de la série ? En ce qui me concerne, c’est un retentissant oui ! La qualité du titre n’est pas à discuter en raison de tous les éléments mentionnés dans ce test. On est plus qu’heureux de voir Capcom réaliser un jeu de la sorte, ce qui est de bon augure pour le futur. Est-ce que nous aurons le droit à un sixième opus ? Nous sommes en droit de l’espérer !

NOTES
Note d'enthousiasme
9
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Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.