Après une petite escapade dans le futur avec deux épisodes qui ont reçu des avis mitigés de la part de la communauté, la célèbre franchise Anno revient à ses fondamentaux avec cet Anno 1800. C’est donc un retour dans le passé qu’Ubisoft amorce afin de retrouver les faveurs de la communauté de joueur. Est-ce un pari réussi ou est-ce que cet opus va confirmer le déclin définitif de la franchise ? La réponse dans ce test.

Fiche Technique

  • Date de sortie : 16 avril 2019
  • Style : Gestion
  • Classement ESRB/PEGI : T / 12
  • Développeur : Blue Byte
  • Éditeur : Ubisoft
  • Langue d’exploitation : Interface et texte en français
  • Testé effectué sur PC
  • Prix lors du test : 79,99 $ / 59,99 €
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Une esthétique au top !

C’était probablement là un des gros points forts de la série Anno. Elle a toujours su nous émerveiller par ses environnements qui fourmillent de détails et des graphismes très fins. Cet Anno 1800 ne déroge pas à la règle et va encore plus loin. On se plaît à survoler notre cité, de ses quartiers aisés où se baladent les notables bien habillés aux zones agricoles et ses champs de blé qui s’agitent sous le vent. Bref, le jeu est vraiment superbe et de nombreux détails apportent de la vie à notre colonie.

La série Anno a toujours réussi à produire des jeux très beaux et détaillés…

Un retour aux fondamentaux

Ubisoft avait tout intérêt à revenir aux fondamentaux qui avaient atteint leur apogée avec l’excellent Anno 1404. Dernier opus avant un saut de plusieurs siècles dans le futur. Et c’est chose faite. On retrouve l’essence de la série Anno qui s’était quelque peu égarée avec les deux précédents épisodes, Anno 2070 et Anno 2205. 

Tout d’abord, un vrai mode bac à sable refait son apparition ! Pour le reste, tout y est. Les différentes classes d’habitants, les routes commerciales, les différentes chaînes de productions, des plus simples aux plus complexes et j’en passe. Bref, je ne vais pas ici m’attarder sur ce qui existait déjà dans Anno 1602, le premier de la franchise, puisque le tout a bien été intégré dans cette version XIXe siècle. Non, je vais surtout vous présenter les nouveautés qui agrémentent ce nouvel épisode.

Un système de gestion de classe inédit

La grande nouveauté de cet épisode concerne l’évolution de vos habitants. Il en existe ici 5 classes: paysans, ouvriers, artisans, ingénieurs et investisseurs. Dans les précédents opus, ceux-ci évoluaient d’eux-mêmes une fois certaines conditions de ressources remplies. Il était possible de retarder cette évolution en activant une fonction permettant de bloquer toute évolution jusqu’à nouvel ordre. Très souvent, votre but était d’en faire évoluer un maximum si ce n’est tous. Ainsi, les retours de taxes augmentaient votre richesse ce qui vous permettait de vous lancer dans des activités coûteuses comme la colonisation de nouvelles îles ou bien la guerre.

Ici, Blue Byte a eu l’idée brillante d’introduire un système d’évolution qui va vous forcer à repenser votre gestion et votre plan d’urbanisme. En effet, si vous faites évoluer tous vos paysans en ouvriers, il ne vous restera plus aucune personne pour travailler dans les champs. Si vous n’en faites évoluer aucun, il n’y aura personne pour travailler dans vos usines nouvellement créées. Un principe simple, très logique, mais qui change la donne. Vous devrez ainsi faire attention à bien gérer cet aspect si vous ne voulez pas créer de graves déséquilibres dans votre colonie. Cette mécanique paraît simple, mais elle s’avère être un défi pour constituer une cité stable et cohérente.

L’Amérique du Sud comme second terrain de jeu

Tout comme dans Anno 1404, il vous sera possible à un moment de l’aventure de vous établir dans une nouvelle colonie dans le sud. Vous aurez ainsi de nouvelles classes d’habitants et de nouvelles ressources à votre disposition. Comme à l’accoutumée, les nouvelles ressources de ces îles du sud seront la base des produits les plus raffinés demandés par les classes les plus aisées de votre capitale. Il en résulte de nouveaux défis à relever. Petite nouveauté, cette nouvelle zone est dorénavant détachée de la zone principale du Vieux-Continent.

D’autres nouveautés…

Plusieurs autres nouveautés font leur apparition dans cet épisode. On pensera notamment à l’ajout des musées et des zoos qui viendront agrémenter votre partie. Un système d’expédition fait également son arrivée. Vous pourrez affréter un navire, remplir ses cales avec toutes les denrées nécessaires et même recruter un capitaine expérimenté ou un interprète pour garantir un meilleur succès à votre expédition. Au moyen d’un échange de lettres, vous pourrez prendre des décisions capitales durant les expéditions à la manière d’un Frostpunk. Il en résultera notamment la récupération d’animaux exotiques à présenter dans votre zoo ou de nouvelles pièces pour votre musée. Un petit plus très sympathique qui agrémentera à merveille votre partie.

Ramenez des animaux exotiques ou des pièces de musée de vos expéditions pour accroitre le bonheur et l’attractivité de votre colonie !

D’autant que dans cet épisode, le bien-être de vos habitants sera primordial. Il vous permettra d’augmenter l’attractivité de votre colonie, de réduire le nombre de grèves, d’améliorer la productivité et vous apportera des bonus comme les équipes de pompiers volontaires qui constitueront une aide précieuse lorsque votre cité fera face à un incendie majeur.

La révolution industrielle amène les premières grandes grèves !

Nul n’est parfait…

Point noir de la franchise, les batailles navales se montrent toujours autant en retrait par rapport au reste. Même chose sur l’aspect militaire en général. Cela a toujours été compliqué de faire la guerre dans un Anno, et cet épisode ne déroge pas à la règle. Certes, l’aspect militaire, qu’il soit terrestre ou naval, n’est pas l’essence même de la saga, mais on aimerait que ces points soient améliorés à l’avenir.

Le combat naval et la guerre n’est pas le point fort de la franchise.

On regrettera également le peu de graphiques et autres statistiques qui nous informent sur l’évolution des données de notre partie. Ce n’est certes pas indispensable et cela vient probablement simplifier la gestion en général, mais les amateurs du genre pourront se sentir un peu troublés par ce manque.

NOTES
Note globale
9
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C'est depuis l'acquisition d'une Megadrive à l'âge de 5 ans, que je me passionne pour l'univers du jeux-vidéo. Que ce soit manette en main ou non, tout ce qui touche le secteur m'intéresse (développement, marketing, journalisme). Également amateur de cinéma et de séries TV, j'essaierai par mes critiques de vous donner envie de courir dans les salles obscures ou de vous lancer dans un marathon TV.