Mine de rien, la franchise Destroy All Humans a largement été exploité par le défunt éditeur THQ (original) aux débuts des années 2000. Avec un total de 4 expérience vidéoludique mettant toujours en vedette l’extraterrestre du nom de Crypto. Néanmoins, outre le premier opus, la franchise n’a pas connu le succès tant espéré. Cependant, THQ Nordic, ayant acquis la plupart des licences de THQ, a pris la décision de développer un remake du tout premier jeu commercialisé à l’époque en 2005. Est-ce que ce genre d’aventure reste encore pertinente en 2020 ? La réponse dans ce test complet !

  • Date de sortie : 28 juillet 2020
  • Style : Action
  • Classement ESRB / PEGI : T / PEGI 16
  • Développeur : Black Forest Games, Pandemic Studios
  • Éditeur : THQ Nordic
  • Langue d’exploitation : sous-titre en français
  • Disponible sur PC, PS4, Xbox One et Stadia
  • Testé sur Xbox One X
  • Prix lors du test : 39,99 $ /39,99  €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur
  • À noter que l’éditeur n’influence aucunement notre processus d’évaluation

Le retour de Crypto-137

Personnage emblématique de la série Destroy All Humans, Crypto-137 fait bel et bien son retour dans ce remake. Au niveau du scénario en lui-même, l’expérience est identique à ce que les joueurs ont eu l’occasion d’avoir en 2005. Les développeurs n’ont pas effectué de changements de ce côté alors que l’humour un peu vulgaire à toujours une très grande place dans le jeu. Les doublages de grande qualité sont disponibles uniquement en anglais, mais il faut saluer le travail des comédiens qui ont réussi à donnée vie aux différents personnages que l’on rencontre. Un peu à la manière d’une sitcom, les aventures s’enchaînent pour notre personnage dans cet Amérique qui ne semble pas toujours remarquer la présence d’extra-terrestre. Comme à l’époque, le gouvernement est cependant bien au courant que nous sommes là et ce sont nos principaux ennemis. Si certaines portions du scénario m’ont fait esquisser un petit sourire, il est vrai que le tout deviens un peu lourd au fur et à mesure que l’on enchaîne les missions de l’histoire.

Comment faire pour anéantir l’humanité ?

Tel qu’indiqué un peu plus haut, le principal objectif que nous avons en tant que joueur qui incarne Crypto-137, c’est d’anéantir les humains et de prendre le contrôle sur des ressources extra-terrestres enfoui au plus profond de la Terre. Pour ce faire, les développeurs ont intégré de nombreuses armes et habiletés dans Destroy All Humans afin de réussir notre mission principale. Tout comme l’opus original, ce remake propose des armes permettant de désintégrer des humains, d’utiliser nos pouvoirs psychiques tels que la télékinésie ou encore de survoler la ville avec notre soucoupe volante munie d’armes meurtrières. Cependant, il faut faire attention, car même si nos armes sont redoutables, nous ne sommes pas invincibles. On doit constamment garder un œil sur nos boucliers et notre vitalité afin de ne pas se faire capturer par le gouvernement. Il est certes toujours possible d’améliorer nos compétences, mais je n’ai pas ressenti un réel changement sur la jouabilité en elle-même. Je n’ai pas ressenti plus de puissance manette en main. J’ai eu l’impression que dès le départ nous sommes bien supérieurs même si on augmente la difficulté du jeu. Néanmoins, les développeurs ont permis de pouvoir effectuer l’ensemble de nos actions en même temps, ce qui n’était pas possible sur l’opus original.

Toujours faire la même chose

Les phases de jeu de Destroy All Humans se résument souvent à éviter les attaques des ennemis et d’éliminer l’ensemble de la menace autour de vous. En plus des missions principales qui amènent le joueur dans plusieurs villes des États-Unis, il est aussi possible de visiter à nouveau une ville pour effectuer des missions secondaires ou simplement s’amuser à détruire tout autour de nous. Si à l’époque ce genre de jeu était tout à fait à l’ordre du jour, je trouve qu’en 2020 le tout s’adapte un peu moins bien. Au fur et à mesure des missions, je n’ai pas l’impression que l’expérience globale est renouvelée. Même avec les différents objectifs secondaires, on fait pratiquement toujours la même chose, et ce, pour de nombreuses heures de jeu. Le remake comprend l’extension de l’époque, mais il aurait peut-être été intéressant d’ajouter un peu plus de contenu ou simplement de faire un maximum d’effort pour réduire le temps des nombreux temps de chargements.

Un travail avant tout artistique

L’un des plus gros points forts de ce remake du jeu Destroy All Humans est le travail effectué par les développeurs concernant l’aspect visuel du titre. Si vous avez déjà joué à l’opus original, on remarque rapidement les différences. Les textures, les lumières, les effets visuels, tout a été retravaillé afin de proposer un rendu beaucoup plus agréable pour les joueurs. Je dois admettre que le tout fonctionne parfaitement. J’ai été grandement surpris à ce niveau et il s’agit bel et bien d’un remake d’un point de vue visuel. Les nombreuses cinématiques ont aussi été retravaillées et c’est un énorme point positif, car elles sont essentielles dans la manière dont l’histoire nous ais racontés. La modélisation des personnages principaux est aussi bien réalisée et permet aux joueurs de s’attacher d’une manière ou l’autre aux intervenants.

Conclusion

Ce retour de Destroy All Humans originalement commercialisé en 2005 est plus ou moins réussi. D’un point de vue visuel, les développeurs ont offert un vrai vent de fraîcheur de la série et l’ambiance visuelle s’adapte parfaitement à la jouabilité. À ce niveau, le tout est toujours aussi amusant alors qu’il est rare que nous ayons l’occasion d’anéantir notre propre civilisation avec des pouvoirs de télékinésie. L’humour parfois vulgaire permet de coller quelques sourires à notre visage. Néanmoins, un peu comme à l’époque, on se retrouve à toujours faire la même chose autant au niveau des missions principales que des objectifs secondaires. Si souvent l’objectif de ce genre de projet est de proposer une expérience similaire que sur l’opus original, j’aurais apprécié que les développeurs adaptent peut-être le contenu pour diversifier l’expérience globale.

NOTES
Note
7
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Passionné de technologie, de musique, de jeux vidéo, de cinéma et de sports, je suis diplômé en communication. Depuis 2014, j'ai eu l'occasion d'écrire pour de nombreux sites tels que Game-Focus, l'Épée Légendaire et bien évidemment Geeks and Com'. J'ai également animé plusieurs émissions sur le web que ce soit des podcasts et des diffusions en direct notamment sur Gaming Live, l'ancienne Web-Tv de jeuxvideo.com. Je continue d'explorer ma passion pour la vidéo en ayant une chaîne YouTube connue sous le nom d'HypnoticMarc.