Je fais la critique de Cyberpunk 2077 quelque temps après sa sortie. Cela peut paraître tard, mais après la folie du lancement à peu près tout le monde avait le même discours : « le jeu est bogué ». Tout ce que j’entendais à gauche et à droite c’était des critiques sur l’injouabilité, ou des fanboys qui disent que tout est impeccable. J’ai donc décidé de prendre mon temps et de faire le vide sur le buzz médiatique afin de me faire ma propre idée.

Fiche Technique

  • Date de sortie: 10 décembre 2020
  • Style : Action, Jeu de Rôle
  • Classement ESRB M / PEGI 18
  • Développeur : CD Projekt Red
  • Éditeur : CD Projekt Red
  • Langue d’exploitation : Français, Anglais
  • Disponible sur Stadia, PC, PlayStation 5, Xbox Series et Xbox One
  • Prix lors du test : 79,99 $ / 59,99 €
  • Site officiel
  • Testé sur Stadia
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Cyberpunk 2077; meilleur sur Stadia.

Je sais, vous vous dites « lui et sa Stadia ». Mais si vous n’avez pas un PC de gamer bien à jour, le meilleur endroit où jouer Cyberpunk 2077 est bel et bien sur Stadia. Nous avons deux options de qualité. Performance ou Visuel. Performance nous donnera un 60 images secondes avec un petit flou. Le mode visuel nous donnera la netteté supérieure, mais au coût d’un 30 images secondes. C’est à vous de voir ce que vous préférez, mais j’ai rapidement découvert que la fluidité du mode performance me convenait mieux. Surtout lors de combat corps à corps!

Les ports de consoles PS4 et Xbox One étaient tellement désastreux qu’ils ont forcé la direction à s’excuser lors d’un vidéo publié récemment, expliquant leur désir de corriger le tir.

Il est important de noter que les versions PS5 et Xbox Series ne sont pas encore disponibles. Les joueurs de consoles « next-gen » jouent en fait sur les versions de l’ancienne génération sur des machines plus puissantes. Nous aurons droit à une mise à jour dans les prochains mois.

Le scénario

Nous incarnons « V », un(e) jeune mercenaire qui désire faire sa place dans la ville de Night City. Selon votre choix d’historique, vous apprendrez à faire connaissance avec Jackie d’une façon ou d’une autre. Il vous servira de guide dans votre aventure et découverte du métier.

L’histoire débute réellement lorsque vous complétez votre première mission pour le « fixer » Dex De Shawn. Sans en dire plus, quoique vous savez tous maintenant que Keanu Reeves est impliqué, c’est à ce moment que Cyberpunk 2077 prend son envolée selon moi.

Le scénario est selon moi un des points les plus forts du jeu. Les personnages sont extrêmement bien rendus, autant d’un niveau visuel que dans le choix des acteurs. Les voix en anglais et en français s’équivalent très bien. J’ai interchangé à plusieurs reprises entre les deux langues et la qualité des dialogues ne laisse pas sa place dans l’une ou l’autre des langues.

Le jeu

En tant que jeu « Action RPG », vous aurez deviné qu’il y aura un système de progression afin d’améliorer votre V. À chaque niveau, vous pourrez investir un point dans l’un des cinq attributs de base: Constitution, Reflexe, Capacité Technique, Intelligence et Sang-Froid. Chacun de ces attributs comporte de deux à trois sous-familles de compétences afin de diriger votre style de jeu.

Si vous désirez courir dans les rues de Night City en brandissant un Katana, vous pourrez augmenter vos réflexes et la catégorie « lame ». Peut-être êtes-vous du style « ninja »? Pourquoi ne pas investir aussi dans le sang-froid et augmenter vos capacités de discrétion! Et qui dit Cyberpunk, dit piratage. Un peu d’intelligence vous permettra de vous assurer de mettre hors services les implants de vos adversaires, vous permettant de vous rendre en mêlée sans danger.

Votre réputation est aussi une caractéristique qui s’améliorera avec le temps. Certains commerçants ne vous permettront d’acheter que de la camelote si vous ne prouvez pas votre nom. Faire les missions, principales ou secondaires, augmentera votre réputation. Ne les négligez pas!

La musique et ambiance visuelle

Je crois que peut-importe votre avis sur l’état du jeu, que ce soit dans le contenu ou les bogues, la grande majorité d’entre-nous sont d’accord sur la bande sonore impeccable et prenante. La musique lors de certains combats, scènes de roleplay ou simplement lors de déplacement à la radio de votre voiture nous donne une ambiance incroyable.

Night City est un environnement incroyable. De base, dès qu’on me donne une ambiance cyberpunk j’ai tendance à être vendu. J’ai adoré jouer aux jeux « Shadowrun », j’ai adoré la série « Ghost in the shell » et « Altered Carbon », qui nous font vivre plusieurs aspects du genre cyberpunk. Les néons tout partout, les implants cybernétiques, la « danse sensorielle » qui nous permet d’analyser certains enregistrements… tout me donne une bonne impression.

Lorsque nous interagissons avec les personnages de la ville, l’animation des visages est souvent si bien développée que je n’ai pas envie de sauter les dialogues. Je suis la personne qui lit très vite les sous-titres et qui passe à autre chose. Mais là, je n’avais pas envie de manquer le jeu d’acteur. C’est rare qu’un jeu me fasse cet effet.

Les bugs

Ouais. Y’en a des bogues. Plus que d’autres jeux? Non. Est-ce que c’est une raison de ne pas le mentionner? Non plus. Pour Cyberpunk 2077, c’est passé croche dans la gorge de plusieurs personnes. Ce jeu attendu depuis si longtemps, avec autant de promesses, en a déçu plus d’un. Sans aller en long et en large sur les problèmes des ports ou des cartes graphiques en besoin de mises à jour, j’ai vécu quelques bogues lors de mon aventure.

La version Stadia semble être la plus stable des versions, car je n’ai pas eu de problèmes de crash ou de ralentissement. Mais à certains moments lors d’appels avec des personnages, certaines de mes commandes se sont vues désactivées. Rien de bien grave, mais cela m’a forcé à faire une sauvegarde et un chargement. Parfois des NPCs font des « T-Pose », et des personnages conduisent leurs voitures dans les murs. À répétition.

Honnêtement, quelques moments cocasses. Rien qui a frustré mon expérience globale cependant. Je ne réduis pas la présence de ceux-ci, car certains joueurs en ont bel et bien vécu des pires. Je crois simplement qu’il est faux de prétendre que le jeu n’est qu’un carnaval du bogue.

Beaucoup de choix

Cyberpunk 2077 offre de nombreuse façons de compléter les missions. L’une des premières missions secondaire que V recevra consiste à trouver une policière et la convaincre d’abandonner sa mission. Sans en divulgâcher trop, il est possible de trouver sa cachette en interrogeant les bonnes personnes, en soudoyant d’autres ou en piratant les bons ordinateurs. Une fois la cachette trouvée, il y a ensuite possibilité de déverrouiller l’entrée si vous avez amélioré votre compétence technique, mais vous pouvez aussi analyser où elle se trouve dans un bâtiment et infiltrer via l’extérieur.

Cette première mission nous met bien dans l’ambiance de ce que Cyberpunk 2077 va être, ou du moins pourrait être. À de nombreuses reprises, il est possible de forcer une porte avec votre force brute et frapper tout le monde, ou s’infiltrer par une fenêtre et subtilement se rendre à l’objectif. Si vous arrivez à vous infiltrer sur le réseau des caméras, il est même possible de réussir certaines missions sans même y mettre les pieds physiquement.

De nombreuses quêtes secondaires sont éparpillées partout sur Night City, et la grande majorité d’elles sont intéressantes et bien réfléchies. Nous faisant vivre un ou plusieurs aspect de ce que c’est d’exister dans une ville aussi… cyberpunk.

Beaucoup de « mauvais » choix

Le problème avec le fait d’avoir beaucoup de choix, c’est qu’on peut avoir trop de choix. Et cela vient diluer l’expérience à mon avis. Si j’ai adoré la grande majorité des quêtes secondaires, les tâches de fixers sont la plupart du temps bien ennuyantes et génériques. « Pirate cet ordinateur » ou encore « Élimine ce chef de gang ». La première fois où j’ai reçu une mission de sabotage, j’étais bien excité de voir que je devais prendre possession d’une mini-fourgonnette et me sauver avec. La faire quitter le garage où elle se trouvait serait une mission ardue en soit! C’était excitant et j’ai tenté d’optimiser ma route d’entrée et de sortie afin de ne pas me faire repérer.

Malheureusement, ces tâches sont rarement aussi nuancées. J’en ai accompli la grande majorité, mais après soixante heures de jeu j’ai simplement décidé de ne faire que les missions secondaires et les missions principales.

Investir dans une compétence n’est pas si utile dans l’exploration

Un problème que j’ai rapidement rencontré, qui a nui à mon immersion, c’est que les obstacles liés à des compétences ne servent « à rien ». Mis à part pour quelques rares missions où ne pas avoir la compétence requise nous force à faire la mission de manière complètement différente. La plupart du temps si vous n’êtes pas assez fort pour défoncer une porte, vous pourrez déverrouiller une porte à côté. Vous n’avez pas la compétence pour ouvrir cette porte? Frappez dans la fenêtre et entrez. J’aurais préféré une grande gamme de missions où ne pas avoir la compétence requise nous force à interagir totalement différemment, plutôt que de chercher l’autre porte 5 mètres plus loin.

Verdict

Même au travers les bogues et les tâches connexes pas terriblement palpitantes, Cyberpunk 2077 est l’une de mes expériences de jeu préférées de 2020. Les quêtes secondaires nous font vivre des moments souvent impressionnants. Des personnages comme Judy, qu’on apprend à découvrir plus en profondeur après leur apparition dans l’histoire principale. Ou encore de totalement nouveaux personnages comme River, un des seuls bons policiers de la ville. Je n’ai pas regretté le temps passer sur le jeu, outre le fait que j’ai littéralement fait fondre ma première journée de jeu en réalisant que j’avais sauté deux repas et avait passé plus d’une douzaine d’heures en ligne pour compléter le premier acte du jeu.

Les combats sont souvent dynamiques, et pour avoir joué à la difficulté la plus élevée, parfois ils demandent une planification ou une réaction impeccable.

Cyberpunk 2077 n’est pas un jeu parfait, même s’il n’avait eu aucun bogue. Mais j’ai eu un plaisir fou à y jouer et il a ravivé ma flamme du genre « cyberpunk ». Le joueur de Donjons et Dragons en moi se dirige maintenant vers le jeu de rôle sur table Cyberpunk Red, qui est en quelque sorte l’inspiration de Cyberpunk 2077.

NOTES
Note de l'enthousiaste
8.5
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Un streameur de jeux de variété, des indies au AAA. Adeptes de jeux de rôles comme D&D, je roule la campagne Donjons et Larrons sur Twitch. Passionné des nouvelles technologies, je suis impressionné et investi dans la nouvelle plateforme de Google Stadia