Hozy

Test de Hozy : une bulle de douceur éphémère

Dès la publication de sa démo, plusieurs amateurs espéraient qu’Hozy devienne une des références du genre cozy (où l’on privilégie le ressenti à la performance). La promesse du jeune studio Come On Studio était plutôt simple. Proposer une parenthèse, une respiration, un moment suspendu où l’on prend le temps de transformer des espaces, de les embellir et de s’y attarder. Cependant, est-ce que la proposition est suffisamment forte pour combler les attentes ? La réponse dans ce test complet !

Fiche Technique

Date de sortie : 30 mars 2026
Style : Simulation
Classement ESRB/PEGI : TBA
Développeur : Come On Studio
Éditeur : tinyBuild
Langue d’exploitation : Textes en français
Test effectué sur PCDisponible sur PCPrix lors du test : 17,99 $ CAN / 13,49 €
Site officiel
Version numérique envoyée par l’éditeur

Une narration en arrière-plan

Hozy propose une dimension narrative à son expérience, même si ce n’est pas l’intérêt principal de ce genre d’expérience. L’histoire se dévoile progressivement au fil des rénovations et si l’idée, sur le papier, est intéressante, le résultat n’est pas nécessairement réussi. Elle est discrète, parfois même trop, et ne parvient jamais à réellement capter l’attention. On la suit sans véritable implication, comme un élément secondaire qui n’apporte pas grand-chose à l’expérience globale. Pourtant, certaines expériences sur le marché réussissent de leur côté à proposer une narration qui s’attache à la jouabilité. Cependant, même si c’est possible, cela ne veut pas dire que c’est facile pour autant et nous en avons la preuve avec le titre de Come On Studio.

Une direction artistique qui porte toute l’expérience

Le véritable point fort de Hozy réside dans sa direction artistique. Le jeu mise sur une esthétique douce, chaleureuse et cohérente, où chaque élément visuel semble pensé pour renforcer cette sensation de confort. Les environnements sont détaillés sans être surchargés, les textures sont propres et l’éclairage vient sublimer l’ensemble avec une justesse impressionnante. Ce travail sur la lumière n’est pas anodin alors qu’il transforme complètement la perception du jeu. J’ai pris plaisir à observer les résultats de mes actions, à voir une pièce évoluer, à contempler les petits détails qui donnent vie à l’ensemble. C’est typiquement le genre de jeu qui invite à ralentir et à se laisser porter par l’ambiance.

La jouabilité d’Hozy

Derrière cette enveloppe visuelle réussie, Hozy propose une boucle de jouabilité simple basée sur la rénovation et l’aménagement d’espaces. En tant que joueur, on doit nettoyer, repeindre, placer des objets et redonner vie à des pièces laissées à l’abandon. L’approche est volontairement accessible et c’est en partie ce qui rend l’expérience agréable au départ. Néanmoins, les actions proposées évoluent très peu au fil de l’aventure et le jeu peine à renouveler son intérêt sur la durée. On enchaîne des tâches similaires sans véritable montée en complexité ni ajout de nouvelles possibilités. Là où certains jeux du genre introduisent progressivement de nouveaux outils ou systèmes pour enrichir l’expérience, le titre reste dans une zone de confort qui finit par devenir répétitive.

De mon côté, les contrôles de Hozy m’ont également déçu à plusieurs moments. Certaines interactions, notamment la peinture, manquent de précision et deviennent rapidement frustrantes. Il arrive que certaines zones soient difficiles à atteindre ou que les mouvements ne répondent pas exactement comme on le souhaiterait. Ce genre de détail peut sembler mineur, mais dans un jeu qui repose presque entièrement sur le plaisir de manipuler et de transformer, cela vient briser l’immersion. Sans oublier que l’effet de flou de mouvement sur les outils n’est pas désactivable.

Une durée de vie qui pose problème

L’un des autres défauts de Hozy concerne sa durée de vie. Le jeu se termine en environ 2h30, sans que l’on ait particulièrement l’impression de se presser. On avance à son rythme, on prend le temps d’apprécier les environnements, et pourtant, l’aventure se conclut très rapidement, laissant une sensation d’inachevé. Les développeurs ont déjà indiqué que du contenu supplémentaire sera ajouté dans le titre, mais nous n’avons aucune précision s’il s’agit d’une mise à jour gratuite ou payante. J’aurai eu beaucoup plus de facilité à accepter cette faible durée de vie si j’avais eu la possibilité de jouer dans un mode bac à sable ou s’il y avait des défis supplémentaires. Une fois le jeu terminé, il n’y a aucune raison d’y revenir, si ce n’est pour refaire exactement les mêmes niveaux, de la même manière.

Hozy possède, cependant, la base pour accueillir un mode bac à sable ou proposer encore plus de liberté. Sans oublier que, même au niveau des meubles disponibles pour décorer, la quantité n’est pas très nombreuses et souvent similaire. Dans un jeu centré sur la créativité et l’aménagement, ne pas offrir la possibilité de décorer librement sans contraintes semble être une occasion manquée évidente.

Verdict de Hozy

Ce qui ressort finalement de Hozy, c’est un sentiment de potentiel à peine exploité. Le jeu possède des bases solides, une identité visuelle forte et une ambiance réussie, mais il s’arrête trop tôt. On a l’impression de vivre une démo étendue plutôt qu’une expérience complète, ce qu’il est d’autant plus frustrant que l’on sente qu’il y avait matière à faire beaucoup plus. Avec davantage de contenu, une meilleure précision dans les contrôles, et surtout l’ajout d’un mode bac à sable, le titre aurait pu s’imposer comme une référence du genre.

Cela ne l’empêche pas d’être agréable à parcourir, surtout pour ceux qui recherchent une expérience relaxante sans prise de tête, mais il lui manque clairement de la profondeur et du contenu pour vraiment s’imposer.

Hozy
Test de Hozy : une bulle de douceur éphémère
Direction artistique magnifique
Ambiance relaxante et immersive
Concept accessible
Durée de vie très courte
Absence de mode bac à sable
Jouabilité qui manque de profondeur
Contrôles parfois imprécis
Narration inutile
6.5