Test de Planet of Lana II – Children of the Leaf : travaillons en équipe 

Avec l’arrivée de titres comme Gris, Neva et même Dispatch, l’offre de jeux cinématiques et interactifs continue de s’élargir, et Planet of Lana II s’inscrit parfaitement dans cette tendance. J’ai donc accueilli avec enthousiasme l’occasion de tester le tout dernier opus de Wishfully. Des décors somptueux, une trame sonore soignée et une jouabilité qui rappelle les expériences que j’apprécie… difficile de résister. Je n’avais pas joué au premier volet, qui n’avait tout simplement jamais atterri sur mon radar. 

Même si les puzzles ne sont pas toujours ma tasse de thé, j’étais prêt à laisser la chance au coureur et à me plonger dans cette nouvelle aventure. Planet of Lana II avait suffisamment d’atouts pour piquer ma curiosité, et je voulais voir jusqu’où il pouvait aller. Entre ses promesses visuelles, son ambiance soignée et son héritage déjà apprécié par plusieurs joueurs, tout indiquait qu’il méritait qu’on s’y attarde sérieusement.

Je vous invite donc à découvrir mon avis complet dans ce test de Planet of Lana II, où je décortique ses forces, ses faiblesses et ce qu’il apporte réellement au genre.

Fiche technique de Planet of Lana II – Children of the Leaf

  • Date de sortie : 5 mars 2026
  • Style : Aventure, casse-tête
  • Classement ESRB / PEGI : E10+/ 18
  • Développeur : Wishfully
  • Éditeur : Thunderful
  • Langue d’exploitation : Offert en français
  • Disponible sur Xbox Series X|S, PS5 et PC 
  • Testé sur PC
  • Prix lors du test: 24,99$ / 19,99€
  • Disponible sur Xbox Game Pass
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

L’histoire

Planet of Lana II se déroule une fois de plus sur la planète Novo, un monde à la fois mystérieux et fragile, encore marqué par les événements du premier opus. Cette suite adopte une approche narrative plus ambitieuse, un peu à la manière de ce que propose la série Horizon. On approfondit l’univers, on élargit les enjeux et on donne davantage de poids à l’histoire.

Pour situer rapidement, le premier jeu nous plongeait au cœur d’une tragédie où des machines hostiles envahissaient les terres paisibles de Novo, bouleversant l’équilibre de ce monde jusque-là harmonieux. Dans ce second chapitre, Lana reprend la route accompagnée de son fidèle compagnon Mui, dont les pouvoirs de transformation jouent un rôle encore plus central dans l’aventure. 

Ensemble, ils doivent s’enfoncer dans les profondeurs de la planète, explorer des zones jusqu’ici inconnues et affronter des dangers qui dépassent largement ce qu’ils avaient déjà vécu. Le duo forme le cœur émotionnel du récit, et leur relation, déjà touchante dans le premier jeu, gagne ici en maturité et en nuances.

La ville - Planet of Lana II

L’utilisation d’une langue fictive

Un choix artistique marquant revient également soit celle de l’utilisation d’une langue fictive pour tous les dialogues. Ce parti pris, loin d’être un simple choix anecdotique, renforce l’immersion et encourage le joueur à interpréter les émotions et les intentions à travers l’animation, la mise en scène et la musique. Les développeurs souhaitent que chacun se construise sa propre lecture de l’histoire, et cette liberté d’interprétation fonctionne étonnamment bien. On se surprend à comprendre parfaitement ce qui se joue, sans jamais saisir un mot.

Cette approche m’a d’ailleurs rappelé l’époque où, enfant, on regardait des dessins animés dans une langue qu’on ne comprenait pas encore, l’anglais, par exemple, mais où l’on parvenait tout de même à suivre l’histoire grâce aux expressions, aux gestes et aux émotions. Planet of Lana II recrée exactement cette sensation, mais avec une dimension interactive qui renforce encore plus l’attachement au récit. On ne se contente pas de regarder : on participe, on avance, on interprète. Et le résultat est franchement réussi.

La jouabilité

Planet of Lana II donne vraiment l’impression de réunir deux expériences en une seule. D’un côté, on suit un jeu narratif qui mise sur l’émotion, la mise en scène et la sensibilité de son univers. De l’autre, on retrouve un mélange de plateformes et de puzzles qui structure la progression et rythme l’aventure. Cette dualité est au cœur du jeu, et c’est ce qui lui donne son identité.

La question est donc de savoir si cette recette fonctionne. La réponse est à la fois oui… et non. Oui, parce que l’aspect narratif est maîtrisé, touchant, et porté par une direction artistique qui donne envie d’avancer juste pour découvrir la prochaine scène. Oui aussi parce que les mécaniques de plateformes et les puzzles sont bien intégrés, cohérents et rarement frustrants. 

Puzzle et platforming - Planet of Lana II

Mais non, parce que l’équilibre entre ces deux facettes n’est pas toujours parfait. Certains joueurs, comme moi d’ailleurs, pourraient trouver que les énigmes prennent trop de place, tandis que d’autres auraient préféré encore plus de moments narratifs pour renforcer l’attachement aux personnages. 

Le style visuel

Planet of Lana II est tout simplement magnifique. Chaque tableau, chaque panorama, chaque transition visuelle rappelle qu’on n’a pas besoin d’un monde ouvert gigantesque pour créer de l’émerveillement. Les développeurs ont misé sur la créativité, la direction artistique et la finesse des détails, et cette approche porte réellement ses fruits. 

On sent une intention derrière chaque décor, une volonté de raconter quelque chose sans jamais surcharger. Tout au long de l’aventure, on se surprend à ralentir le pas juste pour admirer ce qui nous entoure. Même si l’on venait uniquement pour vivre l’ambiance et se laisser porter par l’histoire, le titre mériterait déjà une recommandation tant son univers est maîtrisé et cohérent.

Style graphique - Planet of Lana II

Les puzzles, quant à eux, s’intègrent naturellement au rythme du jeu. Ils deviennent un passage obligé pour progresser, mais sans toujours marquer la mémoire. Planet of Lana II brille donc avant tout par sa beauté et son ambiance, et les puzzles viennent compléter l’expérience sans jamais l’alourdir.

Enfin, l’un des points forts du jeu réside dans la complicité que l’on développe avec notre compagnon. Mui possède des pouvoirs uniques, et chaque puzzle demande de réfléchir à la manière de combiner ses capacités avec celles de Lana. Cette coopération constante crée un vrai lien et donne une identité forte à l’aventure.

Verdict de Planet of Lana II – Children of the Leaf

Planet of Lana II s’impose comme une aventure touchante et visuellement splendide, portée par une direction artistique remarquable et une ambiance sonore qui enveloppe chaque moment. L’univers de Novo gagne en profondeur, la relation entre Lana et Mui est plus forte que jamais, et l’approche narrative sans dialogues compréhensibles fonctionne avec une justesse étonnante. 

Malgré ses nombreuses qualités, le jeu n’est pas exempt de limites. L’équilibre entre narration et puzzles manque parfois de finesse, ce qui peut briser le rythme pour certains joueurs, et la durée de vie relativement courte laisse un léger goût de trop peu. Quelques soucis de caméra viennent aussi perturber l’expérience à l’occasion. Mais l’ensemble demeure solide, cohérent et mémorable, offrant un voyage sincère et créatif qui mérite qu’on s’y attarde.

Test de Planet of Lana II – Children of the Leaf : travaillons en équipe 
Une trame sonore sublime, qui renforce parfaitement l’ambiance
Une mécanique de jeu solide et bien maîtrisée
Un style graphique réussi, cohérent et visuellement marquant
Des puzzles intéressants, variés et bien intégrés à la progression
Un déséquilibre entre la quantité de puzzles et les scènes narratives
Une durée de vie relativement courte pour ce type d’expérience
Quelques problèmes de caméra, surtout lors des interactions avec le compagnon
8.5