Après le succès de Splatoon, il n’est pas surprenant de voir Nintendo se lancer encore une fois dans la création d’une nouvelle franchise. Annoncé en même temps que le dévoilement de la Nintendo Switch, Arms a rapidement piqué la curiosité des gamers par son style très particulier qui ne ressemblait à rien de ce qu’on retrouve sur le marché. Évidemment, une grande partie de son originalité provient de l’utilisation que le jeu fait des particularités de la console, mais est-ce que Arms est un nouvel argument de taille en faveur d’un achat de la Switch ?

Fiche technique

  • Date de sortie : 16 juin 2017 
  • Style : Jeu de combat
  • Classement ESRB / PEGI : ESRB E10+ / PEGI 7
  • Développeur : Nintendo EPD
  • Éditeur : Nintendo
  • Langue d’exploitation : Offert en français
  • Exclusivité Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 79,99 $ CA / 49,90 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Un jeu original

Bien qu’il soit bien différent des nombreux jeux du genre qui sortent de nos jours (surtout ces temps-ci), il faut absolument qualifier Arms de jeu de combat. En effet, celui-ci se joue à la troisième personne et il faut littéralement lancer ses poings en direction de l’adversaire afin d’espérer de l’atteindre. Les bras de nos personnages sont en forme de spirales comparables à des slinky et sont donc propulsés par le joueur pour ensuite revenir à notre corps.

Alors, on nous place dans une petite arène et le but principal est de baisser la jauge de vie de notre (nos) opposant à zéro. Il est primordial d’être stratégique lorsqu’on lance nos coups surtout si on est relativement loin, parce que notre personnage devient vulnérable. Il est facile de rater la cible et d’exposer notre visage ou notre corps à une contre-attaque de l’ennemi. Ainsi, il devient parfois plus sage de simplement envoyer un de nos deux poings à la fois pour tenter de piéger l’ennemi. Et on peut même envoyer des crochets qui courbent dans la direction voulue ou envoyer nos deux poings pour projeter l’ennemi.

Or, comme moyen de défense, le joueur peut soit tenté le bloquer ou carrément esquiver les coups qui sont projetés vers nous. Les personnages sont d’ailleurs assez mobiles puisqu’ils peuvent sauter ou faire des esquives rapides vers la gauche ou la droite rendant la dynamique des combats assez intenses. Je trouve que, comme Splatoon, Arms vient bien exploiter le temps de réaction et le talent pur des joueurs.

Une expérience intuitive

Lorsqu’on lance une nouvelle franchise, il est toujours important que la jouabilité soit rapide à maîtriser et c’est bien le cas de Arms. Dès le premier Global Testpunch, j’ai trouvé la prise en main assez facile et très intuitive même lorsqu’on utilise les Joy-Cons. C’est d’ailleurs un bon exercice de bras si vous vous y mettez à fond. Parce que oui, l’utilisation des Joy-Con pour faire les mouvements des coups est une possibilité qui se gère assez bien, mais elle n’est pas non plus obligatoire.

Les contrôles répondent bien et j’ai principalement joué de cette façon dans le mode championnat principal alors qu’on s’en tient à affronter l’intelligence artificielle. Par contre, lorsqu’il était temps d’affronter un autre humain en ligne et que venait le moment de mettre à l’épreuve mon côté compétitif, j’ai préféré utiliser mon Controller Pro parce que les esquives se font plus rapidement ainsi. En effet, c’est plus évident de se déplacer avec les joysticks qu’avec les senseurs de mouvements des Joy-Con et notre personnage répond aussi beaucoup plus vite avec ces contrôles. Mais l’important, c’est d’avoir cette flexibilité.

Peu de diversité…

Les combats sont les modes principaux de Arms, mais il y a aussi un mode volleyball où les joueurs sont séparés par un filet qui tient dans les airs et doivent tenter de faire tomber un ballon au sol dans la zone adverse. S’il reste une fraction trop longtemps au sol, il explose ce qui vous permet de gagner un point. Dès la mise en jeu initiale, ce mode mène à des petites parties vraiment amusantes et intenses avec une physique difficile à contrôler qui se compare un peu à celle de Rocket League. J’avais bien du plaisir avec celui-ci et c’est une des manières de rendre le jeu un peu moins redondant.

Outre le mode volleyball, on retrouve aussi le mode basket qui m’a fait énormément rigoler puisqu’il faut attraper l’adversaire à deux mains pour le projeter dans le panier. C’est très original comme idée. Sinon, il y a un mode où on doit atteindre des cibles tout en projetant nos coups sur l’adversaire. Malheureusement, ceux-ci sont un peu moins récurrents et j’aurais voulu qu’ils soient plus présents.

L’autre manière que les développeurs de Arms ont utilisée pour varier le jeu, c’est que chaque arène est différente. Dans mon arène préférée, il y a des disques sur lesquels les personnages peuvent monter afin de planer et de se déplacer plus vite. Ainsi, il faut être encore plus précis avec nos coups et les parties sur ce tableau testent notre habileté à esquiver l’adversaire rapidement. Pour moi, c’est sur ce niveau que j’ai connu les batailles les plus intenses. Outre celui-ci, on a aussi droit à un tableau qui est en pente avec quelques escaliers ainsi qu’un qui est muni de multiples piliers pour nommer que ceux-là. La stratégie à employer sera donc très différente d’un à l’autre.

… mais beaucoup de personnalisation

Comme Splatoon, Arms propose aux joueurs énormément de personnalisation. Non seulement on peut choisir parmi une grande sélection de champions tous très uniques, mais on a aussi le choix de l’arme qu’on tient dans chaque poing. Outre de simples gants de boxe ordinaires, vous pouvez aussi y retrouver des gants qui projettent des lasers ou des gants électriques qui vont venir paralyser l’ennemi une fois bien chargé. Ce ne sont que quelques exemples des différentes armes qu’on peut utiliser et débloquer dans Arms.

Une courbe d’apprentissage bien adaptée

Arms n’a pas énormément de contenu à offrir pour ceux qui préfèrent jouer seul. La jouabilité en solo s’arrête au mode championnat dont je mentionnais d’entrée de jeu. Celui-ci fait figure de très bonne pratique avant de se lancer dans le multijoueur ou simplement pour parfaire son jeu surtout qu’il nous place devant un bon éventail de niveau de difficulté ce qui facilite la courbe d’apprentissage. On peut dire que le jeu en offre pour notre argent du point de vue de la difficulté, car même le niveau 3 sur 9 était difficile au départ.

Pour ma part, c’est plus en mode multijoueur que j’ai tiré la majorité de mon plaisir et ce que j’ai trouvé satisfaisant, c’est que je n’ai jamais eu de problèmes de serveur. Même durant le Global Testpunch, ils étaient très stables et je n’ai pas décelé de ralentissement de fréquence d’image. Chacune de mes parties s’est déroulée comme si mon adversaire était directement dans mon salon à mes côtés ce qui est primordial avec un jeu multijoueur.

Enfin, un jeu de Nintendo ne serait pas complet sans une palette de couleurs brillantes et vives. C’est le cas de Arms qui, en plus d’offrir des designs de personnages très amusants, nous propose des décors variés superbes.

Conclusion

En conclusion, Arms propose un bon départ pour une nouvelle franchise grâce à sa jouabilité très originale et sa prise en main très facile. Cependant, le manque de contenu solo ainsi que la trop petite diversité de mode en multijoueur en ligne me porte à croire que Arms n’aura pas une très longue durée de vie chez le joueur moyen. J’aurais aussi bien aimé qu’on développe davantage chaque personnage puisque chacun semble avoir un grand potentiel. Bref, pour moi, Arms sera un excellent jeu à sortir en présence de quelques amis afin de démontrer le potentiel de la console, mais sans plus.

NOTES
Note d'enthousiasme
7.5
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Anthony est comme Batman puisqu'il mène une double vie. De jour, c'est un simple banquier, mais le soir et les fins de semaine il se transforme en rédacteur de la section jeux vidéo sur Geeks & Com' où il partage sa passion. On peut dire qu'il aime presque tous les styles, mais il a quand même un petit faible supplémentaire pour les jeux narratifs et les JRPG !