Depuis son arrivée sur le marché, Vampire Survivors a donné naissance à une foule d’imitateurs cherchant à reproduire sa formule aussi simple qu’addictive. Je ne suis clairement pas le seul a avoir passé des centaines d’heures sur le jeu. Cependant, peu auraient parié sur le fait que ses propres créateurs réussiraient eux-mêmes à transformer cette recette en quelque chose de différent sans la dénaturer. Avec Vampire Crawlers, le studio propose un véritable spin-off qui transpose l’univers, les personnages et les pouvoirs emblématiques de la franchise dans une structure complètement différente. Est-il aussi addictif que son prédécesseur ? La réponse dans ce test complet !
Fiche Technique
Date de sortie : 21 avril 2026
Style : Action et Stratégie
Classement ESRB/PEGI : T / PEGI 7
Développeur : poncle, Nosebleed Interactive
Éditeur : poncle
Langue d’exploitation : Textes en français
Test effectué sur PC et SteamDeck
Disponible sur PC, PS5, Xbox Series X/S et Nintendo Switch
Prix lors du test : 12,99$ CAN / 9,99 €
Site officiel
Version numérique envoyée par l’éditeur
Une adaptation intelligente pour Vampire Crawlers
La première grande force de Vampire Crawlers, c’est à quel point le jeu comprend ce qui rendait Vampire Survivors si satisfaisant. Plutôt que de simplement copier sa structure en y appliquant une nouvelle couche de peinture, les développeurs ont choisi de réinterpréter complètement la formule. On retrouve ici un dungeon crawler roguelite où chaque progression dans les donjons s’effectue de manière plus contrôlée, plus stratégique et plus posée, sans jamais perdre ce plaisir immédiat de devenir ridiculement puissant au fil d’une partie. Très rapidement, on reconnaît les fondations de la franchise. Les armes, les pouvoirs passifs, les personnages et même plusieurs mécaniques emblématiques du jeu original sont de retour, mais entièrement retravaillés pour convenir à cette nouvelle structure. Ayant complété Vampire Survivors à 100 %, voir autant de contenu réinterprété de façon aussi cohérente m’a procuré un réel plaisir.

Dans Campire Crawlers, le joueur choisit d’abord son personnage, chacun disposant de ses propres statistiques et affinités, avant de se lancer dans une série de donjons où il devra progresser salle après salle en éliminant des vagues d’ennemis. Au fil de la partie, on accumule de l’expérience permettant de débloquer de nouvelles armes, compétences passives et améliorations qui viendront graduellement transformer nos cartes en véritable machine de destruction. Tout le plaisir repose dans cette montée en puissance constante, alors que des synergies toujours plus absurdes commencent à se former entre nos différentes capacités.

Un rythme différent
Même si Vampire Crawlers adopte une approche différente de son prédécesseur, il réussit tout de même à capturer cette fameuse sensation de progression exponentielle qui rendait chaque partie de Vampire Survivors aussi difficile à quitter. La jouabilité est particulièrement efficace grâce à une structure claire, accessible et très bien rythmée. Les parties s’enchaînent naturellement, les décisions de progression sont fréquentes et le jeu sait constamment récompenser le joueur avec de nouveaux outils ou de nouvelles améliorations. C’est le genre d’expérience où l’on se dit constamment « juste une dernière partie » avant de réaliser deux heures plus tard qu’on est encore devant l’écran.

Les combats sont également très réussis. L’action demeure lisible malgré le chaos visuel qui s’installe progressivement, et les affrontements deviennent rapidement spectaculaires lorsque nos cartes commencent à atteindre leur plein potentiel. Là où Vampire Crawlers perd quelques points face à son illustre prédécesseur, c’est dans sa capacité à maintenir l’addiction sur le très long terme. Aussi solide soit-il, le jeu devient répétitif plus rapidement que Vampire Survivors, et ce, même si sa formule demeure extrêmement plaisante. Le rythme plus posé du dungeon crawler réduit légèrement cette sensation de chaos constant. Là où le précédent titre nous bombardait sans arrêt de stimuli, d’ennemis et de gratification immédiate, cette nouvelle aventure adopte une structure plus méthodique.

La direction artistique de Vampire Crawlers qui colle parfaitement au concept
Visuellement, Vampire Crawlers frappe dans le mille. Les développeurs ont réussi à conserver l’identité visuelle gothique et volontairement rétro de la franchise tout en la réinterprétant dans un format plus adapté à cette nouvelle perspective. Le résultat est franchement superbe, avec une direction artistique qui déborde de personnalité et qui permet au jeu de se démarquer immédiatement. Les environnements, les effets visuels et les animations contribuent tous à renforcer l’ambiance générale, mais c’est surtout la cohérence de l’ensemble qui impressionne. Les musiques accompagnent parfaitement l’action et contribuent fortement à maintenir cette ambiance unique. Sans nécessairement réinventer la roue, la trame sonore joue exactement le rôle qu’on attend d’elle et rehausse efficacement l’ensemble de l’expérience.

Une expérience plus compacte
L’un des aspects les plus appréciables de Vampire Crawlers est que les développeurs semblent parfaitement conscients de la nature plus modeste de leur projet. Contrairement à plusieurs jeux du genre qui tentent d’étirer artificiellement leur durée de vie, Vampire Crawlers propose une expérience plus condensée qui tourne autour d’une trentaine d’heures pour en voir l’essentiel. Selon moi, c’est la meilleure décision qu’aurait pu prendre le studio pour cette aventure. Le jeu ne cherche pas à devenir une expérience interminable conçue pour monopoliser des centaines d’heures. Il offre plutôt un contenu généreux, bien calibré et suffisamment riche pour justifier amplement son prix d’entrée particulièrement accessible. Cette approche plus concise permet au jeu de conserver un excellent rythme global, même si ses limites deviennent naturellement plus apparentes sur la durée.

Verdict de Vampire Crawlers: The Turbo Wildcard
Vampire Crawlers aurait facilement pu n’être qu’un spin-off opportuniste reposant sur la popularité de Vampire Survivors. Au lieu de cela, les développeurs livrent une relecture étonnamment intelligente de leur propre formule, capable de conserver l’essence de l’original tout en proposant une expérience distincte et pertinente. Le concept fonctionne admirablement bien, la direction artistique est superbe, la jouabilité est extrêmement satisfaisante et la richesse du contenu ravira instantanément les amateurs de longue date. Néanmoins, il est vrai que le jeu devient un peu plus répétitif et n’atteint pas tout à fait ce même niveau de dépendance presque maladif qui a transformé son prédécesseur en phénomène.
Je conseille particulièrement le titre aux amateurs de la franchise, mais Vampire Crawlers constitue également une porte d’entrée étonnamment solide vers cette franchise désormais incontournable.

