Le fils prodigue de Blizzard est de retour sur consoles en cette année 2014, je veux bien sûr parler de Diablo 3! Après une sortie PC qui n’aura laissé personne indifférent, le jeu était sorti sur PlayStation 3 et Xbox 360 en 2013. La sortie du premier add-on, Reaper of Souls, ainsi que la sortie des consoles nouvelles générations, était l’occasion parfaite pour Blizzard de sortir une nouvelle version de son jeu sur PlayStation 4 et Xbox One (ainsi que sur PlayStation 3 et Xbox 360). Cette édition, nommée Ultimate Evil Edition, se veut être la plus complète et maitrisée sur consoles. On peut dire sans hésitation que c’est bel et bien le cas. Je vous préviens, cette critique risque d’être assez longue car il y a beaucoup à dire!

Fiche technique

  • Date de parution : 19 août 2014 sur PlayStation 4, PlayStation 3, Xbox One et Xbox 360
  • Style : Hack’N’Slash
  • Classement ESRB / PEGI : M / PEGI 16+
  • Développeur : Blizzard Entertainment
  • Éditeur : Activision Blizzard
  • Langue d’exploitation : anglais ou français
  • Évalué sur PlayStation 4
  • Prix : 70 € / 65 $

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Diablo, il s’agit d’une série de Hack’N’Slash développée par Blizzard (World of Warcraft, Starcraft, Warcraft). Le Hack’N’Slash peut se traduire par : Porte-monstre-trésor. Le principe est d’explorer différents lieux, comme des donjons, et d’y vaincre tous les ennemis, ils peuvent alors laisser tomber de l’équipement en mourant. Le personnage gagne ainsi en expérience, puis en niveaux, et acquiert de nouvelles compétences de plus en plus puissantes.

La série Diablo se déroule dans un univers médiéval fantastique sujet à un conflit éternel entre anges et démons, avec au milieu le royaume de Sanctuaire, la terre des humains. Comme souvent avec les démons, ces derniers veulent prendre le contrôle de Sanctuaire, car ce royaume pourrait faire pencher la balancer en leur faveur. Diablo est quant à lui l’un des trois principaux seigneurs démoniaques régnant sur les enfers du monde de Sanctuaire.

Le meilleur du Hack’n’Slash par Blizzard

Diablo 3 Ultimate Evil Edition est certainement la version la plus aboutie sur consoles, le jeu profite de tous les ajustements, et de toutes les améliorations qui ont été apportées à la version PC depuis la sortie du jeu en 2012. Les mécaniques de jeu sont peaufinées à l’extrême. Le jeu dispose désormais de 6 classes de personnages : Le Barbare, le Moine, le Chasseur de Démon, le Sorcier, le Féticheur et désormais le Croisé qui a fait son apparition avec l’extension Reaper of Souls.

Pour résumer, nous avons trois classes de personnages se jouant aux corps à corps : Barbare, Moine et Croisé, ainsi que trois classes à distances : Chasseur de Démon, Sorcier et Féticheur. Néanmoins, chaque classe est différente et dispose de son propre style de jeu, c’est d’ailleurs l’une des principales forces de Diablo 3. Personnellement, au cours de mes différentes parties (sur PC, PS3 et PS4) j’ai pu jouer avec le Chasseur de Démon, le Sorcier, le Barbare et le Croisé. Je n’ai pas joué de la même façon, et chaque personnage demande un certain temps d’apprentissage afin de se laisser pleinement maîtriser. Chaque classe dispose d’un grand nombre de compétences qui s’améliorent, à l’aide de runes, au fur et à mesure de notre progression en niveaux, dont le palier final est fixé à 70. Une fois que vous aurez débloqué tous les types de compétences pour votre personnage, il faudra réfléchir à la manière de les combiner, et d’optimiser leurs effets. Il n’y a pas une seule combinaison possible, mais des dizaines.

Diablo III UEE gameplay (17)

Toutes ces compétences seront au service d’un seul but : vaincre vos ennemis. Ces derniers sont nombreux, très nombreux! Dans tous les sens du terme. Vous serez amené à croiser le chemin de zombis, de squelettes, démons, bandits, fantômes, et j’en passe. Vous serez systématiquement en infériorité numérique, puisque les ennemis attaquent toujours en groupes. Il y a également les ennemis plus puissants, voire légendaires. Ils sont faciles à identifier puisqu’entourés d’un halo bleu ou or. Ils disposent de compétences spécifiques, au départ une seule, puis de plus en plus à mesure que vous gagnerez en puissance. Attention, certains peuvent être très, très puissants et pourront vous écraser en quelques secondes. Le jeu profite d’ailleurs de nombreux modes de difficultés, se débloquant au fur et à mesure de votre progression.

Vous ne serez pas seuls pour combattre vos ennemis. En effet, vous pourrez recruter un compagnon d’armes, ils sont au nombre de trois : le Templier, l’Enchanteresse et le Brigand. Ces personnages montent également en niveaux, et peuvent être équipés par vos soins, exception faite de l’armure qui évolue automatiquement par palier de niveaux franchis.

Ce qui rend également le gameplay de Diablo 3 si « addictif » c’est la présence du loot. Il s’agit d’une mécanique du jeu qui repose sur le fait qu’un ennemi tué peut laisser tomber un objet aléatoire (une pièce d’armure, un anneau, une arme), d’une puissance également aléatoire. Les joueurs espèrent donc qu’un ennemi laissera échapper un puissant objet afin de gagner d’autant plus en puissance. Ce loot s’applique également aux coffres disposés un peu partout dans le jeu et renfermant des objets aléatoires.

Vous pouvez également acheter votre équipement auprès de marchands, ou encore les faire forger auprès de votre forgeron. Parlons un peu des artisans, ils sont au nombre de trois : le forgeron, l’enchanteur et la mystique. Le premier pourra forger de nouvelles pièces d’équipements puissantes, le second enchantera ses équipements à l’aide de gemmes, et la troisième pourra modifier un enchantement de ces objets, mais pourra également modifier leurs apparences. Chacun des artisans pourra être amélioré jusqu’au niveau 12.

La progression dans l’histoire se fait de manière classique. Le jeu est divisé en cinq actes. Chaque acte se déroulant dans une zone différente du monde de Sanctuaire. Ces zones sont composées de différents donjons obligatoires, ou facultatifs. Cette Ultimate Evil Edition contient le cinquième acte du jeu, sûrement l’un des meilleurs, même si on pourra peut-être regretter une transition perfectible entre l’acte IV et V.

Pour terminer sur les éléments fondamentaux de ce gameplay, il me faut parler des donjons. Les donjons sont en général divisés en plusieurs niveaux. Plus il y a de niveaux, plus le donjon est important et difficile. Vous entrez dans un donjon par une porte, et il faudra trouver la prochaine porte qui amènera soit à la sortie, soit au niveau suivant du donjon. À l’intérieur vous trouverez quantité de monstres, trésors et ennemis spéciaux. Le level design des donjons est assez simple, ils sont composés de plusieurs couloirs qui amènent à des salles plus ou moins grandes. Néanmoins, il vous faudra veuillez à explorer chaque recoin des donjons si vous ne voulez pas tomber à côté de précieux trésors.

Le jeu dispose également d’une composante multijoueur. Vous pourrez jouer jusqu’à quatre joueurs, que ce soit en ligne, ou sur le même écran. Attention, pour cette dernière option les joueurs ne pourront pas trop s’éloigner les uns des autres. En mode coopératif, chaque joueur pourra récupérer de l’or et des pièces d’équipements qui leur seront réservés, ainsi on évite les jaloux. La difficulté s’ajuste également en fonction des joueurs présents. Vous pourrez également combattre d’autres joueurs dans un mode spécifique qui est accessible au campement principal de chaque acte.

Une fois le cinquième acte terminé, vous débloquerez le mode aventure. Ce mode vous permet de revenir dans chaque zone du jeu afin d’obtenir des primes en réalisant divers objectifs : tuer tous les ennemis d’un donjon ou bien vaincre un ennemi spécifique. Ce mode de jeu est parfait pour les joueurs de haut niveau voulant continuer d’amasser de l’équipement de plus en plus puissants.

Pour terminer sur cette longue partie consacrée au gameplay, j’aimerai revenir sur la jouabilité de cette version console. Blizzard a parfaitement maîtrisé le passage du PC à la console. Les contrôles sont parfaitement adaptés au maniement à la manette, l’interface a été pensée pour offrir le maximum de confort au joueur. Blizzard ne fait jamais les choses à moitié, et c’est à se demander s’il ne serait même pas capable de faire ceci pour Starcraft. Imaginez un peu, jouez à Starcraft à l’aide d’une manette, impensable. Pourtant, je suis prêt à parier que Blizzard serait capable de réaliser une maniabilité adaptée (sûrement pas à l’e-sport mais au moins pour le solo).

Univers et direction artistique

L’univers de Diablo est très sombre. Sanctuaire n’est pas à proprement parler un monde joyeux puisqu’ils se fait régulièrement envahir par les hordes d’armées démoniaques. L’histoire avançant, la situation semblera de plus en plus critique, et vous serez le seul rempart pour empêcher les démons de massacrer l’humanité. Jusqu’à présent, les épisodes de Diablo disposaient de graphismes qui reflétaient cet univers. Quand Diablo 3 fut dévoilé, une polémique est née concernant ces graphismes, jugés trop colorés par les puristes, et se rapprochant trop du style de World of Warcraft. Pour ma part, je pense qu’un peu plus de couleurs ne fait pas de mal, et ça ne veut pas dire que l’univers n’en est pas moins sombre.

J’ai personnellement beaucoup apprécié la direction artistique de Diablo 3 qui dispose de cette patte Blizzard, reconnaissable entre mille. Les personnages profitent d’un design aux petits oignons, tous comme les ennemis, du jeu, des plus basiques jusqu’aux boss imposants et charismatiques. Blizzard dispose de l’une des meilleures équipes artistiques du Jeu Vidéo, et le studio le prouve une nouvelle fois avec ce cinquième acte qui renoue avec les fondamentaux artistiques de la série pour un résultat différent, mais cohérent avec le reste du jeu.

Lorsqu’on lance un jeu Blizzard, on s’attend à trouver un gameplay extrêmement bien calibré, une superbe direction artistique, mais également de somptueuses scènes cinématiques. La qualité de ces dernières est digne des grands films d’animation du septième art, et vous n’attendrez qu’une chose à la fin de chaque acte du jeu : voir la cinématique. Pour être honnête, selon moi, en matière d’images de synthèse, Blizzard est le meilleur studio de toute l’industrie.

Diablo III UEE gameplay (26)

Un peu de technique

Avant de conclure ma critique, je vais vous parler rapidement de l’aspect technique de Diablo 3. Le jeu est en 1080p et 60 images par secondes. Cette qualité et cette fluidité d’images apportent un avantage indéniable à cette version, comparée à la version PlayStation 3. Je n’ai eu à déplorer qu’un seul léger ralentissement durant tout le jeu, dans des conditions de combats assez particulières. La fluidité est un élément très important dans un jeu comme Diablo 3, et je suis satisfait de voir que Blizzard a su tirer profit de la puissance offerte par la PlayStation 4. Graphiquement le titre n’est pas à proprement parlé nouvelle-génération, mais l’on ne peut pas lui reprocher. En effet, lorsque Blizzard réalise un jeu, le studio s’assure qu’il soit compatible sur le plus grand nombre de configurations d’ordinateur possible. Il s’agit à la fois d’un choix commercial logique, mais également une volonté que les joueurs puissent jouer sur des ordinateurs plus modestes. Blizzard n’allait pas entièrement reconstruire son moteur graphique pour les versions consoles.

Diablo III UEE gameplay (3)

Quand on achète un jeu Blizzard, on achète avant tout une promesse de qualité de gameplay, une direction artistique maîtrisée et un univers complet. Comme toutes les productions Blizzard, ces trois éléments sont présents dans cette Ultimate Evil Edition. Les puristes du genre trouveront certainement quelques petits (pour ne pas dire minuscules) défauts, mais les puristes du genre jouent avant tout sur PC. Cette édition PlayStation 4 profite d’une qualité de production quasiment parfaite. Les contrôles et l’interface ont été optimisés pour une utilisation consoles, le jeu est beau et fluide. Cette édition profite d’un contenu gargantuesque qui vous promet des heures de jeu si vous voulez mener toutes les classes de personnages jusqu’au niveau 70. Diabo 3 Ultimate Evil Edition est une petite pépite de gameplay sur consoles nouvelle génération qui ravira tous les amateurs de Hack’N’Slash, ainsi que tous les amateurs d’action-RPG.

NOTES
Note
9
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De nature passionné et rêveur, je suis avant tout un fervent joueur, amateur des cultures de l'imaginaire, et fan de Metal Gear Solid, Kojima-San, Mass Effect et Deus Ex. Le Jeu Vidéo me passionne aussi bien en tant qu'art, qu'en tant qu'industrie. J'aime également la science-fiction, la fantasy, le cinéma, les séries TV, la culture japonaise et bien d'autres choses.