En 2017, difficile de trouver quelqu’un qui n’a pas joué à The Elder Scrolls V : Skyrim. Ceux qui n’y avaient pas joué sur PC, Xbox 360 ou PlayStation 3 au lancement ont probablement fait le saut l’an dernier. Avec une version Enhanced sur PlayStation 4 et Xbox One, Bethesda a continué à faire de belles ventes durant la dernière période des fêtes. Les seuls qui n’ont pas eu la chance de s’y lancer étaient ceux qui s’en tenaient aux consoles de Nintendo. Arrive donc aujourd’hui une version très attendue, celle de la Nintendo Switch. Eh oui, vous pouvez désormais traîner Skyrim avec vous partout.

Fiche technique

  • Date de sortie : 17 novembre 2017 
  • Style : RPG
  • Classement ESRB / PEGI ESRB M / PEGI 18
  • Développeur : Bethesda Game Studios
  • Éditeur : Bethesda Softworks
  • Langue d’exploitation : Disponible en français
  • Disponible sur Xbox One, PlayStation 4, PC, PlayStation 3, Xbox 360 et Switch
  • Testé sur Nintendo Switch
  • Prix lors du test : 79,99 $ CA / 49,99 €
  • Site officiel
  • Version envoyée par l’éditeur

Skyrim 5 ans plus tard

À sa sortie, la quantité de titres parus la même année que Skyrim était immense. Si bien que je n’ai pas l’impression d’avoir mis le temps que j’aurais voulu dans celui-ci. Je me suis limité à une quarantaine d’heures sur PC. Pourtant, j’ai dû jouer des centaines d’heures à Morrowind. Je me souviens qu’à l’époque j’avais dû amener ma Xbox au Compucenter pour y installer les expansions. Quelques années plus tard, j’ai mis encore plus d’heures dans l’excellent Oblivion. Cette version Switch était donc l’occasion pour moi de me rattraper avec cette franchise que j’adore depuis toujours.

Pour ce test, je ne m’attarderai pas en long et en large sur ce qu’est Skyrim. La plupart des gens sont familiers avec son histoire grandiose et ses possibilités quasi infinies. Non, ce qui est important ici c’est de savoir ce que la version Switch a dans le ventre. Est-ce qu’il s’agit d’un jeu trop imposant pour y jouer en mode portable ? Est-ce que la console tient le coup ? Et que peut bien nous apporter de plus ce Skyrim sur Switch ?

Que vaut cette version Switch ?

D’abord, précisons que cette nouvelle version tient la route à 100 %. Durant mes heures dans l’aventure que ce soit un mode portable ou sur ma télévision, je n’ai jamais eu de ralentissement. Juste ça est un miracle en soit considérant la quantité de contenu et le vaste monde qui nous attend. C’est très satisfaisant de voir cette stabilité de l’image fixe à 30 FPS, même lorsqu’on saute dans le monde ouvert.

Puis, cette stabilité supplémentaire n’est pas venue à un coup ridicule au niveau de l’image. Certes, ce n’est peut-être pas l’équivalent de la version rehaussée de l’an dernier, mais c’est plus qu’acceptable. Il suffit de regarder quelques vidéos comparatifs pour constater que les différences sont mineures. Un peu comme DOOM, le jeu de lumière n’est pas aussi précis sur la version Switch. Tout comme la profondeur de champ qui n’est pas aussi poussée que sur Xbox One ou PS4. Comme j’y jouais surtout en mode portable, ces différences m’ont paru extrêmement mineures. Qui plus est, à 1080 p sur la TV et à 720 p sur portable, la qualité de l’image n’a pas souffert.

Des fonctionnalités uniques

Mais pour moi, ce qui rend l’expérience sur Switch vraiment unique des autres, c’est l’utilisation des Joy-Cons. En effet, les développeurs ne s’en sont pas tenus à simplement répliquer bêtement les contrôles sur une manette classique. Non, avec Skyrim sur Switch on a droit à un jeu qui exploite bien la console. Je dois dire que je m’en suis surtout aperçu la première fois que j’ai essayé de crocheter une porte. Avec les vibrations de la manette pour me guider dans les mouvements, j’ai eu l’impression d’être vraiment dans le jeu.

De plus, les joueurs Switch ont aussi droit à une précision rehaussée en utilisant un arc ou en envoyant un sort. Or, l’équipe de développement a imité ce qui a été fait avec The Legend of Zelda : Breath of the Wild plus tôt cette année. Il suffit donc de viser avec le Joy-Con et répliquer l’effet de tendre son arc avant de tirer. C’est super satisfaisant comme méthode et j’ai trouvé cela beaucoup plus précis que la manière classique. Je m’en servais constamment même lorsque venait le temps de frapper avec mon arme même si la précision n’est pas aussi à point. Franchement, je ne m’étais pas senti aussi immergé dans l’univers avant de jouer à cette version.

Pas de nouveau contenu

Le seul aspect qui m’a un peu dérangé c’est que le jeu n’offre rien de plus à ceux qui y ont mis déjà des centaines d’heures. Skyrim sur Nintendo Switch a droit à toutes les expansions parues jusqu’ici que ce soit Dragonborn, Dawnguard ou Hearthfire, mais rien de plus au niveau du contenu. Certes, la compatibilité avec les amiibo est intéressante. Cependant, elle est aussi plutôt limitée. Il suffit d’utiliser un des amiibo à l’effigie de la série The Legend of Zelda et espérer obtenir un des items uniques. Comme c’est aléatoire, il y a un risque que vous deviez vous armer de patience.

Les trois items sont la Champion’s Tunic, le Hylian Shield et, bien sûr, la légendaire Master Sword. Dans leur cas, ce qui est intéressant c’est qu’on peut les rehausser à quelques reprises de sortes. Ils restent viables plus longtemps que la plupart des pièces d’équipement que vous pouvez obtenir. Malheureusement, vous allez éventuellement trouver des pièces meilleures. Enfin, je dois dire que j’ai trouvé que c’était quand même un superbe clin d’œil. Cela m’a même donné envie de retourner faire un tour dans Breath of the Wild.

Verdict

Pour conclure, mon expérience avec la version Switch de Skyrim s’est avérée très positive. J’avais peur que l’univers soit trop imposant pour le petit écran de la console, mais ce ne fut pas le cas. De plus, grâce à l’utilisation unique des Joy-Con, il y a une certaine plus-value à jouer cette version. Bref, vous n’avez pas à vous inquiéter, la Switch tient bien le coup et vous aurez droit à une version aussi viable que les autres. Par contre, si vous avez déjà mis plusieurs centaines d’heures dans Skyrim, cette nouvelle version ne vous apportera rien qui en vaille le plein prix.

NOTES
Note d'enthousiasme
8.5
PARTAGER
Passionné de techno et surtout de jeux vidéo, j’ai un Baccalauréat en Administration des Affaires et j’adore mélanger les jeux vidéo à la finance. Curieux, je joue à presque tous les genres et je suis toujours prêt à essayer de nouvelles expériences vidéoludiques. Il y a toujours quelques nouveautés dans ma ludothèque prêtes à être jouées. Je suis le rédacteur en chef de Geeks & Com' et le responsable de la section Jeux vidéo.