Il fut un temps ou j’étais un énorme fan de la série Gears of War. Et, pour être honnête, j’ai totalement décroché. Pourquoi? À l’instar de certaines séries (pour ne pas dire comme exemple Assassin’s Creed), je trouvais que le tout avançait trop rapidement pour le nombre de nouveautés intéressantes qui émanaient d’un titre à l’autre. J’ai bien aimé les trois premiers opus avec Marcus Fénix comme personnage principal mais après cela, l’intérêt, où était-il? Jugement et Gears of War 4 ont tout simplement passé sous ma barbe et c’était très bien comme cela. Mais pour une raison que j’ignore, Gears 5 m’apparaît comme plus propice à susciter mon intérêt jusque là éteint. Est-ce que ça sera jusqu’au bout? Ou bien il aurait dû rester loin de ma personne et j’aurais dû occuper mon temps autrement? C’est ce que nous allons savoir dans cette critique!

Puisque Gears 5 contient du jeu en ligne très important pour certains joueurs et qu’il peut faire la différence entre un achat ou non, cette critique sera divisée en deux partie. La première contiendra uniquement le point de vue sur la campagne et la deuxième aura comme ajout le jeu en ligne une fois que les serveurs seront accessibles. Vous pourrez lire cette portion dans une semaine.

Fiche Technique

  • Date de sortie : 10 septembre 2019
  • Style : Jeu de tir à la troisième personne
  • Classement ESRB/PEGI : M / 18
  • Développeur : The Coalition
  • Éditeur : Xbox Game Studios
  • Langue d’exploitation : Disponible en anglais, sous-titre anglais
  • Disponible sur Xbox One et PC
  • Prix lors du test : 79,99 $ / 49,00 € (gratuit avec Game Pass)
  • Site officiel
  • Version numérique envoyée par l’éditeur

Avant de dire quoi que ce soit, sachez que Gears 5 est gratuit pour les abonnées de Game Pass sur Xbox ou PC. Cela peut sembler drôle à dire mais en ce qui me concerne, avoir un titre de cette qualité (ou du moins avec un si gros historique) est très agréable. Bref, vous saurez suite à cette lecture si le téléchargement du jeu en vaut la peine.

Nouveau groupe, ancien groupe

Comme je l’ai mentionné plus tôt, je n’ai pas joué à Gears : Jugement et à Gears of War 4. Est-ce que cela me désavantage? Légèrement, mais pas tant. Premièrement, vous avez un bon récapitulatif lorsque le jeu commence et bien qu’il n’explique pas tout en profondeur, c’est suffisant pour bien comprendre et y plonger immédiatement.

Mais avant cela, le jeu offre un aspect bien intéressant : le mode Bootcamp. Celui-ci permet au nouveaux joueurs d’explorer les différentes facettes du jeu et comprendre comment il fonctionne. Une fois que le tout est terminé, on y va! Et ce qui est bien, comme dans tout bon Gears, c’est que vous pouvez y aller avec vos amis. Autant en local qu’en ligne, vous pouvez faire la campagne intégrale avec deux de vos amis pour ce Gears. On aime beaucoup!

Après une autre guerre interminable dans laquelle nous avons eu plus de questions que de réponses dans Gears of War 4, on retrouve nos amis JD, Kait, Del ainsi que tous les bons vieux copains comme Marcus, Baird, Cole et j’en passe. Rapidement, pour ceux qui les aiment, nous sommes heureux de les retrouver et on s’attache à ces petites bêtes. Bien que je crois que la nouvelle vague n’ait pas le même intérêt que la première (Marcus était tellement classe! Et qui ne se souvient pas de Dom?), on les apprécient. Cette fois-ci, Kait est la protagoniste principale et on embarque dans son histoire. Quel lien a-t-elle avec l’ennemi si elle en a un? Pourquoi les tensions sont-elles si palpables avec le CGU? Peut-elle faire confiance à JD? On est dans quelque chose de beaucoup plus personnel pour ce cinquième opus. Bien que l’histoire n’est pas des plus grandioses, on s’y prend rapidement et on veut réellement découvrir ce qui se passe dans la tête de Kait Diaz.

Passez le flambeau

La qualité avant tout!

La série Gears a toujours été reconnue pour être des jeux qui nous en mettent plein la vue. Et c’est encore le cas, croyez-moi! Les différentes textures nous étant présentées sont toujours aussi polies, aussi travaillées. Les couleurs sont beaucoup plus variées dans cet opus alors que bien que nous sommes encore une fois dans le noir plus souvent qu’à notre tour, on a également droit a de superbes paysages de couleur. De la verdure, de la neige, du sable, beaucoup de variété qui donne au moins l’impression qu’on ne fait pas du surplace ou que les développeurs ont manqué d’inspiration. Et chaque paysage a vraiment sa personnalité, son développement qui a été fait pour lui seul qui fait en sorte qu’on est en extase à chaque fois. De plus, la carte est gigantesque dans Gears 5. Et quand je dis gigantesque, c’est vraiment très grand. Vous verrez par vous-même.

Pourquoi ne pas parler également des doublures? Les voix sont encore une fois justes à point et nous donnent l’occasion de rire plus d’une fois, ce qui est fortement agréable dans un jeu aussi riche en violence. En fait, tout ce qui est sonore est vraiment bien réalisé, que ce soit les sons fait par nos armes, les ennemis ou les sons d’ambiance, c’est un excellent travail fait par The Coalition.

Kait cherche des réponses

Un arsenal énorme!

Qui dit Gears, dit gros arsenal évidemment! Encore une fois, la panoplie d’armes disponible dans Gears 5 est tout simplement ridicule. Et ce n’est pas la variété qui manque! Le Boomshot, qui envoie des grenades dans les airs et que l’on fait exploser lorsque désiré. L’Overkill, un shotgun qui tire d’énorme coup de feu. Un autre dont j’oublie le nom lance des scies sur les ennemis. Bref, il y a du choix et bien que l’on finisse par aimer certaines armes plus que d’autres, on les essaie toutes afin d’avoir de la variété dans notre stratégie.

Et afin de ne pas perdre votre arsenal, vous pouvez laisser le tout sur votre skiff. Mais qu’est-ce que c’est que cela? C’est une combinaison d’une planche à neige, d’un voilier et d’une voiture qui vous permet de vous déplacez d’un endroit à l’autre sur l’énorme carte du jeu. Il est fort plaisant de se promener avec ce véhicule, que ce soit seul ou à deux joueurs.

Des gros bourrins!

Jouer prudemment

Ce n’est pas à vous de jouer prudemment. C’est plutôt les développeurs qui l’ont fait. Bien qu’il n’y ait pas grand mal à dire sur la campagne de Gears 5, on a l’impression qu’il manque quelque chose. Comme j’ai déjà mentionné, je n’avais pas joué au deux jeux précédents et pourtant, je savais déjà absolument tout du contrôle et des possibilités. Pas que cela soit négatif, mais le risque que l’équipe aurait pu prendre est tout simplement absent. On fait comme on a toujours fait parce qu’on sait que cela fonctionne. On aurait aimé qu’il y ait quelque chose de plus, de complètement nouveau qui nous aurait fait dire que les développeurs ont osé. Ce n’est pas le cas et c’est bien dommage puisque la franchise, bien qu’elle soit toujours bonne, pourrait perdre de son lustre avec tout ce que le marché offre de nos jours.

Alors Marcus, t’en pense quoi de Gears 5?

Verdict temporaire

La campagne de Gears 5 est intéressante. Que ce soit par sa qualité visuelle ou globale, on ne peut pas dire que The Coalition ait fait du mauvais travail de ce côté. Il sera intéressant de voir comment les modes en ligne afin de nous donner une idée complète sur le jeu. Aujourd’hui, si une note devait être attribuée, je lui donnerais un…

NOTES
Note temporaire
8
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Planificateur numérique de jour, amateurs de jeux vidéo le soir, j'aime pas mal tous les genres et je peux en parler durant des heures, tant que cela se fait dans le respect. Ce n'est pas parce qu'un jeu est mauvais qu'il l'est pour tous. Sauf E.T. sur Atari. Ça, c'est mauvais.